Chronique d’album : DAhLIA - Une lumière dans les ombres

2009 November 20

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La première rencontre – scénique – avec DAhLIA, en 2005, fut un coup de foudre. Le groupe multipliait les concerts et les radios, fort du succès du single A Contre Courant qui leur valut un passage « à la télé » (Taratata). Et puis. Le temps qui passe, l’explosion de la sphère Internet, les doutes, l’industrie du disque qui s’écroule, la “vraie vie” qui rattrape, les labels qui font le ménage. Les petites histoires, et la grande, en somme.

Mais on y est enfin, à ce deuxième album - le troisième, en vérité - : Une lumière dans les ombres, le bien nommé. Qu’il était long d’attendre le retour des DAhLIA et de ce qui les avaient distingués. La voix de Guillaume Fresneau pour commencer. Reconnaissable entre toutes. Nasale, à la fois chaude et un peu rauque, grave et pleine, marquant d’un timbre unique un chant singulier et pour tout dire, unique. Le violoncelle d’Armel Talarmain ensuite, autre originalité marquante du groupe, qui donne à la musique de DAhLIA son identité forte. Et les textes enfin, travaillés, subtils, d’autres diront “ torturés ” mais tant pis. D’une grande sensibilité. Intelligents. A l’instar de ceux de sa famille musicale, les Dominique A, les Polar, les Miossec (dont le batteur, Yves-André Lefeuvre a rejoint le groupe) les mots témoignent chez DAhLIA d’une profondeur, d’une épaisseur. Pour mieux dessiner de multiples aspérités qui sont comme autant de prises pour s’accrocher, s’attacher plutôt.

La musique des DAhLIA a pris un infime virage, désormais plus rock que folk-blues, que l’on entend encore un peu bien que Guillaume Fresneau en ait largement habillé son projet solo ReDeYe, sorti dans l’intervalle. Si on n’y prenait pas garde, on pourrait s’arrêter à ces airs qui restent en tête (Une nuit surtout), presque légers, toujours rythmés, et passer à côté du reste. Il suffit pourtant de se pencher un peu pour tomber encore et encore dans les nuits solitaires, la lassitude, les questionnements existentiels, les abandons et l’envie de tout arrêter qui ont manifestement ponctués la réalisation de ce disque. Décidément, ce nouvel album est lourd à crever des fameuses « ombres » qui le hantent et surtout, des « absences » après lesquelles on se demande ce qu’il y aura ou même, s’il y aura quoi que ce soit.

Soudain, on se dit qu’on pourrait bien les perdre, les DAhLIA.

Sauf que. En high ou en lo-fi, euphoriques ou en perdition, seuls ou soutenus, DAhLIA prouve album après album – et avec entêtement qu’il continue d’avancer. Car la musique n’est pas un accessoire chez ces gens là; une “industrie” encore moins. C’est une vie, Une lumière dans les ombres qu’aucun naufrage, qu’il soit conjoncturel ou personnel, ne saura éteindre.

Certainement l’un des tous meilleurs espoirs pour l’avenir du rock français.

 

http://www.dahlia-music.com/

En concert le 15 décembre au Nouveau Casino

Album Une lumière dans les ombres (Yapucca / Anticraft) disponible le 9 novembre 2009.

 

 

 

Rufus Wainwright : nouvel album

2009 November 20

 

Le nouvel album de Rufus Wainwright s’intitulera “All nights are days : Songs for Lulu”.

Il explique ICI qui est Lulu, une sorte de “dark side” que nous aurions tous : “My LuLu is Louis Brooks in that move Pandora’s Box…I would say that everybody has a LuLu and it can be many visions…almost like Shakespere’s dark lady…”

En attendant la sortie de l’album, quelques titres qui y figureront très probablement :

* Sad with what I have

* Who Are You New York?

* Zebulon

* The Aria

* Sonnet 20

* I Know What I Want and I Want It Now 

* (roses) 

 

Pour les accros et les anglophiles, tout ce qui est disponible à ce sujet est posté sur le forum.

Specials thanks to Eline pour l’alerte, comme d’hab :-)

Nouvel album de DAhLIA : Teaser

2009 November 16

Histoire de vous faire patienter jusqu’à la petite chronique que je ne manquerai pas de vous écrire bientôt, voici un petit teaser pour le nouvel album de DAhLIA, “Une Lumière Dans Les Ombres”.

En concert au Nouveau Casino le 15 décembre prochain.

http://groupedahlia.over-blog.com/

Them Crooked Vulture : 1er album en écoute

2009 November 15

Grosse sensation du Festival Rock en Seine 2009 sous le nom des “Petits Pois”,  le super groupe Them Crooked Vulture (Dave Grohl / Nirvana, Josh Homme / Queens of the Stone Age et John Paul Jones /Led Zeppelin) sort demain lundi 16 novembre son premier album éponyme. Ecoutez le sur  http://bit.ly/stream_tcv

Ne cherchez pas dans cet album un produit marketé : ces trois là n’ont plus grand chose à prouver ni à obéir à aucune loi du Dieu marketing pour se vendre.

On est plutôt dans une veine “classic rock” catégorie “gros son” avec des musiciens qui ont eu envie de se faire plaisir. Les morceaux n’ont pas de structure préétablie, on aurait du mal à trouver un tube immédiat, et plutôt que des titres courts et “efficaces”, on retrouve la puissance épique déjà éprouvée en Août dernier. Them Crooked Vulture pose là un album à écouter et réécouter, avec des crescendos joussifs et de longs passages instrumentaux comme on n’en fait plus (Warsaw Or The First Breath You Take After You Give Up, par exemple, fait presque 8 minutes). Tout ça en marquant le rythme de la tête, bien sûr.

 

Rock is not dead ! C’est tonton qui doit être content !

Tout de même, le truc qui me fait marrer, en grande fan d’UNKLE que je suis, ce sont les petites touches qui par moment, rappellent la collaboration du groupe avec  Josh Homme.

Et si vous avez envie de vous replonger dans l’ambiance Rock en Seine, allez lire ou relire ma chronique de la journée sur http://isatagada.blog.com/2009/09/10/rock-en-seine-2009-jour-3/

Them Crooked Vulture @ Rock en Seine par vous

Photo Isatagada

 

http://www.themcrookedvultures.com/

http://www.myspace.com/crookedvultures

Mansfield.tya en concert à l’Européen ce vendredi 13 novembre

2009 November 12
by isatagada

Vu que je n’arrête pas de vous en parler, vous ne serez pas étonnés je vous conseille une fois de plus ces filles là sur scène.

 

Mansfield.tya sera aussi à Brest le 17 novembre, à Rennes le 18, à Orléans le 27, et à Chateauneuf de Gadagne le 28.

Si vous ne l’avez pas, foncez sur leur 2ème album “Seules au bout de 23 secondes” et CLIQUEZ SUR LA POCHETTE POUR ECOUTER !  (ouais parce qu’elles ne sont pas sur Deezer alors pas de player ici; je sais, c’est chiant, mais faut comprendre aussi, Deezer ça prend beaucoup et ça ne donne pas grand chose; enfin bref …)

 

 

 

 

 

ou cliquez sur : http://bootik.abusdangereux.net/product_info.php?products_id=656

http://www.myspace.com/mansfieldtya

Yvan Attal aime Rufus Wainwright

2009 November 11
by isatagada

Yvan Attal a choisi “Leaving for Paris” de Rufus Wainwright pour illustrer son clip promotionnel sur Paris, commandé par le Comité Régional du tourisme Paris-IDF.

Pour retrouver Rufus Wainwright :

http://www.rufuswainwright.com/

http://rufuswainwright.site.voila.fr/

GOS ce dimanche au Showcase

2009 November 11

Après avoir fait un superbe Taratata et partagé à de nombreuses reprises l’affiche avec Blackpool (encore bientôt au Biplan à LILLE le 12 décembre prochain), GOS sera ce dimanche en concert au Showcase avec d’autres grosses stars de demain : Stereolive, Laviolette, Pollux from Rio et enfin Neimo !

Faut en profiter maintenant tant que tous ces gens là sont encore accessibles. Trust me. 

http://www.myspace.com/gos605

Allez, on se refait une petite vidéo pour la route !


GOS - Make It Short. Make It Dance!
par ccjfilms

SHARKO Dafit on Facebook

2009 November 10

photofbdavidbartholome08112009

Aujourd’hui, je peux me la pêter grave. Ouè les gens. Parce que David Bartholomé - oui, lui là haut sur la photo - m’a “demandé comme amie” sur Facebook. Même que.

Bon. Maintenant  tu peux rentrer ta langue. Et ouvrir tes oreilles. Parce que David, c’est le chanteur de SHARKO, et que si tu as tout bien suivi, tu sais que je kiffe ces Belges là (même si y’a plus Julien, pfff).

Et maintenant, si en plus, tu sais lire, tu peux même acheter ce qu’il pense. Et crois moi, le gars ne pense pas comme toi (ou alors pas comme tu oserais dire que tu penses). Ca fait des années que je le lis le garçon. Attends, j’ai du louper des trucs hein quand même, de temps en temps. Mais pour se rattraper, tout est là :  http://www.sharko.be/. Attention, crois pô que t’es arrivé encore. Lire du Bartholomé, ça se mérite. Faut encore aller dans le menu de gauche et cliquer tout en bas sur la section “Journal”.

Extraits : “Ensuite, bon, ai rappelé la fille de MCM pour m’escuzé pour parceque j’avais été un peu rude en interview l’autre jour. Bon, je regrette nullement, c’est juste que je veux être clair, okay? Bon, à la base je l’appelle pour présenter mes excuses si je l’ai blessée, et au final, bon, je lui dis que je regrette pas du tout ce que j’ai dit. Ha,ha. Pffff, un troisième hémisphère ne me ferait pas du mal.”

ou : “Je n’ai probablement jamais vu Teuk aussi expansif dans la joie. Il avait les yeux brillants cet homme-là. Son visage rayonnait.
Un vrai soleil, not’ Teuk, un vrai soleil… Ses créations, ses amis soulignant son travail, l’ambiance chaleureuse, le ponch ravageur et les coton-tiges exposés…
Teuk, il m’a fort pris dans ses bras, j’étais fort ému.”

ou encore, parce que c’est le concert que je raconte LA, dans sa version à lui : “Il y a des soirs où je crois aux conjonctions astrologiques ke j’dis. Ce même soir, mon micro se décâble, je marche sur mon fil de basse qui se déconnecte, je m’oublie dans “Sweet Protection” et rajoute 2 mesures, j’oublie les paroles, mon ukulélé de désaccorde complétement, la sono buzze tout le premier morceau et le limiteur général sonore de la salle écrase le volume dès qu’on grimpe dans les tours. Ce qui n’a pas eu l’air de gêner le public. Un accueil de folie.
Quel bonheur de voir qu’il y a encore des gens pour s’enthousiasmer et se déplacer pour des concerts indie sans relais hypé des médias prout-prout.” (la totale, notamment concernant les légendaires serveurs de la Flèche d’Or, à la date du 08/10/2007)

Enfin, je me rends compte : j’aime le lire pour ses conneries, alors que j’essaye de le vous vendre pour autre chose. Arf tant pis. Allez le lire tous seuls après tout.
Hey! Dafit ? Mais comment t’es venu m’ajouter sur Facebook d’abord ? 

La vache, comment j’suis trop fière moi…

YO HEARTTTTT, GIMEEEE YOOOOO HEARTTTTTTTTTTTTTT

Putain le con

2009 November 9
by isatagada

 

Il y a 6 ans, Thierry Amiel m’avait fait pleurer devant ma téloche.

 

“Avec le temps”.

Je l’ai suivi pour retrouver ça.

Ca n’a jamais marché avec ses disques.

En concert, oui.

Alors est-ce que j’en veux à la maison de disque, à lui, à moi; bien malin qui pourrait le dire.

Forcément, je ne me suis pas étendue sur le “nouveau titre”. Difficile d’aimer ça et Radiohead, dEUS, Rufus Wainwright, Benjamin Biolay, Stuck in the sound, j’en passe.

J’ai commencé par rire. Puis ça m’a mise en colère. Rendue triste. Finalement je me suis dit que je m’en foutais; et encore plus finalement j’ai très vite pensé à autre chose.

 

Mais bon. Je viens de voir ça.

Idée : ça se regarde très bien sans le son.

Voilà, je ne sais pas si je pourrais jamais dire pire.

Putain le con !

 

NB : Je sais, c’est mal. Mais au moins je suis 100% honnête. Et figurez vous que ça devient rare et difficile de dire ce qu’on pense … Si si, même sur son propre tout petit blog. Enfin …

Anthony Fletcher @ La Java

2009 November 8
by isatagada

 

Dur de partir du boulot, de rentrer dans sa banlieue, de s’occuper des kids, et de repartir à Paris. Mais le dernier concert d’Anthony Fletcher de la saison valait bien ça.

Un petit détour du côté de la belle Klo qui habite à côté, et je suis à la Java à 22h pétantes.

Plein de têtes connues. Les fidèles sont toujours au rdv. C’est sympa. Rencontrer Florent (Nesles, album out voir ICI), enfin ! Discuter de Rufus (qu’il  vu au New Morning au moment de son 1er album), d’Anticraft (Ohh, André …), de la musique qu’on a dans les tripes, de toute façon, même si on n’en vit pas, et du reste (les gens qui ont des blogs et qui croient qu’ils savent écrire; et vlan ). Point commun ? Flavie, super attachée de presse qu’Anthony et lui partagent, et que je vois “en vrai”, elle aussi pour la première fois.

L’atmosphère est déjà là avant même qu’Anthony ne commence à chanter, à vrai dire. Intime, “entre amis”. Il est fort pour ça, l’Anthony. Peut être pour ça que je me force à ressortir de mon “home sweet home”, même si je l’ai vu mille fois déjà. Et à peine arrivée, je ne regrette jamais. A chaque fois ça me fait ça.

Anthony, toujours, chante ses titres habituels. Et toujours aussi, il me surprend. Avec une nouvelle chanson (deux ce soir : Langue Etrangère et Julia), une que j’espérais et qu’il ne fait pas (plus de Jour Blanc, ni d’Atlantique, et plus de Marin non plus, déjà), une bêtise qu’il dit pour faire rire (et ça marche à chaque fois), une reprise inattendue (Waintin in Vain, incroyable quand on connait l’orignal), un regard, un sourire, une mimique et aussi, un moment où il me touche (Nous Sommes).

Alors voilà. C’est terminé pour cette année. Je n’ai pas l’impression de l’avoir beaucoup vu sur cet album, contrairement à Atlantique. Pas qu’une impression d’ailleurs : il a essentiellement joué en province, évolution somme toute normale. Tout ça me rend un peu nostalgique.

J’espère qu’il reviendra très bientôt.

Merci pour la soirée Anthony. Merci pour la musique. Et merci pour l’amitié.

A très vite !

Anthony Fletcher en concert à la JAVA

2009 November 6

Après un passage très remarqué dans l’émission LE FOU DU ROI sur FRANCE INTER, dernier concert de l’année ce soir à la JAVA pour Anthony Fletcher, avant l’aventure de l’écriture d’un troisième album (c’est dit !).

Anthony Fletcher joue à 22h. Forcément, j’y serai.

 

Et toujours ….

Le blog (avec photos) de la tournée est en ligne, suivez-le ici : LE BLOG

Retrouvez aussi Anthony Fletcher, Paris sur :  MYSPACE  & FACEBOOK

 

 

 

 

 

DAhLIA : Nouvel Album et Nouveau Casino

2009 November 5

Un petit rappel : le nouvel album de DAhLIA “Une lumiere dans les ombres” sort ce lundi 9 novembre. Vous pouvez en écouter des extraits sur le site de la FNAC .

Track List :  1 Une nuit 2 Un geste immense 3 Absence 4 Change 5 Laisse aller 6 Une lumière dans les ombres 7 Enfant 8 Le partage 9 Se perdre 10 Ma part d’ombre 11 Baiser 12 Le vrai du faux

Pour les voir en live, ce sera le mardi 15 décembre au NOUVEAU CASINO.  Concert à ne manquer sous aucun prétexte !!

Suivez l’actu du groupe sur leur blog.

Komä et The Sleepwalkers @ Le Gibus - 27 octobre 2009

2009 October 31
by isatagada

 

Première fois au Gibus pour une soirée sans artiste parisien : double première, donc.

 

Komä @ Le GibusKomä @ Le Gibus

Photos Isatagada

 KOMA (http://www.myspace.com/komaa), originaire de Nice, fait l’unanimité. Tout à fait excellente, dans un style à la dEUS, la formation peut compter sur la voix très sûre de son chanteur dont les intonations rappellent John Stargasm (Ghinzu, pour rester du côté de nos amis Belges). Mieux, le groupe sait embarquer son monde vers des atmosphères plus trip-hop qui entrainent parfois du côté de chez PinkFloyd ou de leurs descendants, Archive.  L’EP 6 titres, distribué gratuitement au public, est dans la même veine. Du très haut niveau.

 

The Sleepwalkers @ Le GibusThe Sleepwalkers @ Le Gibus

Photos Isatagada

Les Sleepwalkers (http://www.myspace.com/thesleepwalkerss), qui leur succèdent, viennent de Bastia. A leur entrée en scène, le public se rapproche pour une sortie en masse d’appareils photo et de caméras vidéo.  Il faut dire que le groupe a longtemps joué avec Thomas Marfisi (LNS 2008) et que leur page myspace flirte fièrement avec les 600 000 visites. Ce soir,  John (guitare, clavier, chant) et “Chacha” (batterie) sont accompagnés de Marin (prononcer “Marine”) à la basse et de Flo à la guitare (et aux choeurs).  Suprématie de la réalité sur la photo, on trouve en John une sorte de sosie de Steeve Estatoff, la longueur des cheveux en moins. Suprématie du live sur l’audio,  le même John se paye le luxe d’une voix qui n’a pas grand chose à envier à celle de Matthew Bellamy (on avait plutôt entendu Axl Rose sur le myspace, écouter More Sore than Sweet ou Ride on pour s’en convaincre). Suprématie du concert sur le disque (qu’on n’a  pas encore, bien que mon petit doigt me dise qu’un EP ne saurait tarder), on découvre un batteur irrésistible, dont les sourires d’être là rendent heureux à son tour un public conquis. La musique est assortie à la voix, très Muse donc (A diamond Among the Stones, notamment), avec des compos qui se veulent ambitieuses, des constructions travaillées et de vraies chansons. A revoir avec plaisir le 8 décembre au Batofar.

 

Avec le recul, on se rend compte qu’on a eu là un plateau très différent des sempitrenelles affiches parisiennes. Le son n’est décidément pas le même en région et “dans la Capitale”. Avec pour Paris une tendance massivement Brit Pop énergique, et des titres percutants et courts. Pas de temps à perdre, pas de seconde chance : il faut marquer des points tout de suite.  Possible qu’en province, la musique soit un reflet du reste : on a trouvé les titres moins stressés, prennant le temps, avec des montées progressives, pas mal de clavier et de passages instrumentaux planants. Au final, moins britishs et peut-être un peu moins “pointus”, mais un peu plus grand public.

Merci messieurs, la respiration a fait du bien. On en reprendra volontiers !

 

Toutes les photos ICI et LA. Si vous les utilisez, merci de créditer Isatagada.

Réouverture de la Flèche d’Or

2009 October 27

logo-fleche-dor

On avait cru la fermeture de la Flèche d’Or définitive, vaincue par les problèmes financiers et de nuisances sonores. 

C’est vrai, lorsqu’on pouvait encore en profiter, on avait pas mal râlé à propos des queues interminables, de l’éloignement du métro, de l’aimabilité légendaire de la sécurité ou du restaurant, des loges miniatures et des cachets de misère. Sans parler des dernières semaines et de l’entrée à 5€…

 

Et puis, quand elle avait avait fermé notre Flèche d’Or, on s’était rendus compte. Et on avait pleuré encore plus. Au souvenir des soirées épiques, du QG que c’était devenu, de la chance après laquelle courraient tous les groupes en développement de jouer là, des débuts de plein de choses (ma première rencontre avec les Blackpool, c’était là ! avec Anthony Fletcher aussi ! et aussi le chouette Yann Adnot), des premiers concerts fantastiques qu’on y avait vus (Sharko avec David debout sur le bar, Syd Matters, les kIM Novak, Pamela Hute, les Lanskies, les Milestones et j’en passe), et les moments avec les friends (Aurèl, Valy, les “filles du sud”, Alain, ma Klo, …), surtout. 

 

On croyait que toutes ces choses appartenaient irrévocablement au passé et que voilà, c’était la vie, que la page était tournée (vive l’Internationnal, le Pop In, le Klub et … bon allez, le Backstage !).

Point du tout.

Car, oyez oyez braves gens, la salle réouvre le 23 novembre prochain.  Avec au programme : Evan Dando (Lemonheads), Anoraak (des Nantais que si ça s’trouve ils connaissent les Mansfield.Tya) et The Two (parait qu’ils font du rock acoustique ces deux là) . Et hum, puisqu’il faut bien le dire : les places sont désormais à 8 euros. 

Si Libé s’interrogait déjà en avril dernier (voir ICI), la question reste posée : l’esprit du lieu, en ces temps d’Halloween,  sera t’il au rendez-vous ?

Réponse dans moins d’un mois.

Chic, je sens qu’on va pouvoir recommencer à râler :-)

Nouveau single de Thierry Amiel “Où vont les histoires”

2009 October 26

blog27oct09

Alors voilà. Si vous avez suivi un peu, le single “Où vont les histoires”  sera en écoute dès demain sur le myspace de Thierry Amiel. Si vous avez suivi encore plus, vous savez que ce single préfigure l’album à paraitre en 2010. Si vous êtes fan, que les titres seront des adaptations acoustiques de chansons de la canadienne  Sarah Mclachlan, inconnue en France, bardée de récompenses en Amérique du Nord. Et seulement - ou presque - si vous êtes moi (une grande malade donc), que le producteur et parfois co-auteur de la belle est Pierre Marchand; oui, LE Pierre Marchand qui réalisa le meilleur album de Rufus Wainwright, Poses.

Mon immense savoir s’arrête là. Pas faute d’avoir essayé de regarder si dans les “Lyrics” de la chanteuse je trouverais du “stories” ou du “where”, ou même - j’ai honte - du “where do stories go” (haha). Mais non. Rien de rien.

Il faudra donc attendre demain. Attendre quoi, je ne suis pas très sûre. Peut être pas grand chose. Ou juste les concerts. Ou alors beaucoup. On verra bien.

Allez, c’est reparti pour un tour ! Han !

hanthierry2009

Lynn, j’adapte à mon tour, j’espère que tu ne m’en voudras pas !!!

 
http://www.myspace.com/thierryamiel

http://www.myspace.com/sarahmclachlan

http://calamitylynn.blogspot.com/

MasterNova, Big Money Makers & (almost) Lafayette @ Le Klub

2009 October 25

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Rendez vous était donné au Klub ce mercredi 21 octobre pour la “release party” du 1er EP des Big Money Makers, attendu depuis un certain temps. Une fois sur les lieux, on encaisse : Abi (Les Peanuts, CQFD), malade, est repartie vers sa couette, l’EP n’a pas été livré au groupe, et Lafayette déclare forfait (Cockpit, une version différente du groupe, les remplacera).

Show must go on ! Il en faudrait plus pour démoraliser tout ce petit monde.

 
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 Masternova © Pascal Boujon 

Alors que Masternova entame son set, Ophé (Discordances, Les Peanuts), me murmure à l’oreille que ces gars là habitent ensemble et ont leur propre home studio. Cela s’entend, au vu de leur prestation, plus que pro. Il y a de l’Oasis dans le style de musique (entre brit pop et new wave), et du Brian Molko dans le grain de voix du chanteur.
Lény s’ennuie. Pas moi, qui reste concentrée sur la très belle diction du chanteur bassiste et le look du guitariste aux lunettes de soleil (on peut ne pas avoir un physique de mannequin et avoir du style, ce gars là en est la preuve). Belle découverte.

 

 
 
9590 par pascal boujon

Big Money Makers © Pascal Boujon

Les Big Money Makers entament leur concert sans Luc, le chanteur, qui se fait désirer. “C’est une star” affirme Matthieu, leur manageur, mais ça va le faire venir !”. Bien vu, et c’est parti sur les chapeaux de roue avec “Lookin’ at you”. Ambiance ska, à la limite du punk, le groupe fait danser avec des chansons plutôt courtes, des changements de rythme, et des refrains entêtants.

 

Si Luc n’est pas encore une star aux yeux du monde, il ne demande qu’à le devenir, car il a tout pour ça. “Il se la pête !”, m’a t’on dit récemment à son sujet. Mais je veux, oui ! Les BMM ont un vrai leader, qui occupe son rang sur scène et combine performances vocales (amplitude rare, passage des aïgus aux graves les plus étonnants), attitudes scéniques (et que je me retourne, et que je te fais de grands gestes, et que je te balance des billets dans le public) et façon de danser un peu en automate que l’on voit immédiatement alimenter une prochaine légende. En attendant, le groupe de Palaiseau a réussi à faire monter son groupe de fidèles “à la Capitale” où on risque de les voir de plus en plus souvent. Quant à “se la pêter”, hors scène c’est une autre histoire : je ne connais pas beaucoup de formations qui auraient proposé d’envoyer leur EP à leurs fans “à leur frais”, pour cause de livraison retardée.

 

L’heure du curfew est là, et une fois de plus les transports nous feront manquer la fin de la soirée, avec Cockpit et Robin, l’ingé son du lieu (ça ne s’invente pas), à la batterie. Même si on n’y était pas, notre petit doigt nous a dit que la moitié de Lafayette avait été excellente. A suivre donc.

Encore une “French Pop Mission” réussie, en tout cas !

 

 

http://www.myspace.com/bigmoneymakersrock

http://www.myspace.com/masternova

http://www.myspace.com/frenchpopmission

VETO dans les Inrocks

2009 October 22
by isatagada

 

Je vous avais parlé de VETO. J’avais parlé du groupe VETO  au monde entier, même, sans doute. Je m’étais fendue d’un petit mail perso à JDB, aussi. Et autant le dire, c’était la première fois que j’osais le faire.

Ma voix, ajoutée à d’autres, forcément, lui a visiblement fait prendre son “bâton de pèlerin”. Résultat : VETO est cette semaine dans le sampler vendu avec le numéro 725 des Inrocks.

Oh YEAH :-)

Merci JD !

On croise les doigts pour les revoir bientôt en concert chez nous.

http://www.myspace.com/vetosite

 

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Edit du 24.10.2009 :

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Phoenix @ Paris, le Zénith - 19 octobre 2009

2009 October 20

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Août 2006, Rock en Seine. Et j’étais passée à côté de Phoenix. Mais alors complètement. J’avais beaucoup d’excuses : l’album pas encore écouté, Radiohead à venir, et puis, ils n’étaient pas si connus, allez. D’eux, je ne savais que leur origine Versaillaise, la relation du chanteur avec Sofia Ford Coppola, pas de quoi s’enflammer, en somme ; et puis, le concert. Et la froideur de ce type ! Et l’ennui ! 

Quelques semaines plus tard, accro dure à It’s never been like that, je me mordais les doigts de ce rendez-vous manqué, de cette histoire d’amour qui n’avait pas su se reconnaître à temps.

2007. L’album fait un carton, Phoenix fait l’Olympia. J’ai mes places. J’ai mes places ! Et puis. Cataclysme de vie pour le plus mauvais timing possible. Phoenix fera l’Olympia sans moi.

Mai 2009. Sortie de Wolfgang Amadeus Phoenix, qui m’emballe plus encore que l’album précédent ne l’avait fait. Ecouter Fences le matin me met de bonne humeur pour toute la journée. 1901 me fait danser. Aux Etats-Unis, le groupe joue en direct pour le légendaire Saturday Night Live, les dates américaines affichent complet et moi, je préviens tous mes anciens copains de Berkmar High School : un groupe Français avec autant de retentissement là bas, c’est du jamais vu ! J’explose de fierté, évidemment.

Fan, fan, fan. Inscrite à la news letter. Et l’accès aux tickets pour le Zénith en pré vente : priorité, tarif préférentiel. Sur les billets, on peut lire « Fan Club ». C’est vous dire.

 

Lundi 19 octobre. Paris, le Zénith. D Day. En fosse bien sûr. Avec en première partie Chairlift et son horrible volume sonore des fréquences basses. Insoutenable même avec des bouchons d’oreille. On est contraint de fuir. Dommage, ça aurait pu être bien.

Et puis vingt et une heures. Et puis Phoenix. Phoenix enfin. Depuis 2006 ! On y est. Les gars sont six sur scène et enchaînent les tubes sans un mot pendant trente bonnes minutes avant de lâcher, juste après Litzmomania « On a jamais eu autant de monde à Paris. Merci Charly ». Thomas Mars ne communique pas vraiment plus – certains ne savent décidément pas faire – mais dans cette petite phrase de l’homme que je trouvais si froid, il a mis toute l’intention qu’il pouvait ; voire même, peut-être, de l’émotion (on y croit, han). Dans le public les gens sont ravis. Ils se balancent au son de Phoenix et un sourire béat flotte sur leurs lèvres. Le set est rodé, le « band » est à fond, tout est parfait.

C’est peut-être à ce moment que la distanciation se fait. En les regardant, tous ces gens. Parce que la béatitude, on adore ça aussi ; et pourtant rien ne vient. Bien sûr, on danse un peu, on sourit. Bien sûr, on adore la musique - ah ! Fences ! - et c’est sympa, ces éclairages qui isolent les deux musiciens pour le dialogue basse / batterie, les lights qui rythment Consolation prizes, la voix pile dedans, les néons multicolores. Et on entend bien aussi, le mur de basses, les deux batteries sur scène. Mais non. Ah mon Dieu non. Au lieu de partir dans le délire, tout à coup, on pense à deux choses. Aux trois lettres bien léchées du mot POP, pour commencer, qui s’imposent à l’esprit, qui s’inscrivent, là, en très gros dans la tête. Au concert de Cook Da Books, ensuite, qui fait révélation. Car oui, c’est exactement ça. La gentille Vic version 2009 est sûrement là ce soir, avec son boy friend au pull noué sur les épaules et son papa dentiste qui n’a pas de quoi s’inquiéter, vraiment, dans cet environnement si gentil, si accompli, si bien élevé. Et elle crève de bonheur, sûrement, la Vic 2009, lors du rappel en guitare voix (après une heure pile de concert, c’est le moment du rappel, forcément, pour aller jusqu’à l’heure et demi tout pile aussi) , de la reprise de Playground love dédicacé à « Nicolas et Jean Benoit » et du « everything is everything » repris en chœ ur par une salle qui ressent ce qu’elle ressent, elle, et tous les autres.

Mais pas moi. PAS MOI !

Une fois de plus, et malgré le final 1901 (trop rock n roll, le bain de foule dans les gradins … VIP !!!), je suis passée à côté.

Aucune excuse, messieurs les gendarmes. Je suis coupable. Désespérément.

Concernant Phoenix, le disque me suffira bien, désormais.

Notre amour restera « platinique ».

Désolée.

 

Les Lanskies bientôt à la Maroquinerie le 19 décembre 2009

2009 October 20

 

Parfois Google peut aussi faire passer en automatique des pubs qu’on aurait pu (et que l’on va) faire passer soi-même.  Un double effet kiss cool, en quelque sorte.

Donc,

les Lanskies seront à la Maroquinerie le 19 décembre prochain.

 

Amis des Blackpool, je les avais vus à la Flèche d’Or en décembre dernier. J’avais adoré ! Pas seulement pour la voix de Lewis, la partie anglaise du groupe (normand pour le reste de ses membres), si proche de celle de Robert Smith qu’il faut se pincer pour se dire que ce n’est pas lui, mais aussi pour le reste, une énergie, une générosité, et des chansons, “of course”.

Allez les voir, je vous garantis (ou vous rembourse, chiche) un excellent moment !

23 oct. 2009 21:00
la bellevilloise paris, Ile-de-France
5 nov. 2009 20:00
le Ferrailleur Nantes, Pays de la Loire
6 nov. 2009 20:00
Le jardin moderne Rennes, Bretagne
7 nov. 2009 21:00
V&B soirée “Rock’n Mix “ Agneaux
19 nov. 2009 20:00
BBC w/ Stuck in the Sound Hérouville-Saint-Clair, Basse-Normandie
19 déc. 2009 20:00
la Maroquinerie Paris, Ile-de-France
12 févr. 2010 20:00
association “POGO” Avranches, Basse-Normandie
13 févr. 2010 21:00
Gala INSA Lyon, Rhône-Alpes

 

Pour leur rendre une petite visite : http://www.myspace.com/thelanskies 

Photos de la Flèche d’Or :

 

Et un bout d’live, histoire de vous donner envie :


 

See you there !

Sexy Sushi, Stuck in The Sound et SayCet @ Choisy le Roi, Festi’val de Marne 2009

2009 October 16

 

En marge de la ribambelle de concerts ponctuant cette vingt-troisième édition, le Festi’val de Marne organisait le 10 octobre dernier la troisième JIMI, ou “Journée des Initiatives Musicales Indépendantes”. En plus de la douzaine de groupes programmés depuis la mi journée, c’est un nombre croissant de structures (artistes, associations, labels, tourneurs, distributeurs, …) qui se sont retrouvées sous le grand chapiteau. Une journée chargée donc, déjà bien entamée à notre arrivée à vingt heures.

 

2541 par pascal boujon

 

Après un rapide tour des lieux, “entamé” est également le mot qui s’impose pour décrire un certain nombre de festivaliers, dont on pourrait légitimement se demander s’ils sont venus faire autre chose que picoler. Ceux là au moins ont du immédiatement adorer SEXY SUSHI, autant que d’autres les ont tout aussi immédiatement détestés. Il faut dire que le duo charge la barque. Sur scène, ” Mitch Silver ” et ” Rebeka Warrior “, tout en déguisement et perruque, tournent une sorte de “roue de l’infortune” en hurlant des paroles ordurières sur des beats electro. On retiendra, par exemple, une longue liste de tous ceux qu’ils « enculent » (les sataniques, les schizophrènes, les fanatiques … « et même ma grand-mère ») ou plus loin, une autre liste (« fils de pute – enfoiré - connard - taré ») que l’on distinguera pour sa longueur en oreille - oui, exactement comme en d’autres endroits infiniment plus distingués, un vin serait long en bouche. Visuellement, on rapportera plutôt des images d’une poitrine dénudée, de simulations de coït avec un appareil photo, ou encore d’une foule invitée à monter sur la scène, la transformant en boite de nuit trash. Soyons honnête : hors toute autre considération, on aurait pu s’en tenir là et classer ce concert dans la catégorie des expériences à oublier le plus rapidement possible. Seulement voilà, outre la caution artistique que le FAIR vient de leur délivrer, difficile d’oublier que « Rebeka Warrior » est cette même Julia qui officie au sein de Mansfield.tya, groupe pour le moins touché par la grâce. Impossible, dès lors, de porter de jugement définitif sur le projet. Qu’il faille prendre tout cela au premier, au dixième, ou même au premier degré, peu importe. Un peu comme on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, on peut parfois porter un regard bienveillant sur ce qu’on aurait sans doute, venant de n’importe qui d’autre, condamné irrémédiablement. Et oser dire que dans un monde devenu le champion de la censure aussi bien que de l’autocensure, l’existence même d’un Sexy Sushi est rafraîchissante. La salle, d’ailleurs, s’est manifestement amusée.

 

IMG_2681 par pascal boujon

 

Fin de la prestation, et tandis que le petit chapiteau se vide, on se dit que l’occasion est trop belle de se retrouver au premier rang des Stuck in the Sound. Il faut alors faire le deuil des Elderberries, programmés au même moment sous l’Etoile Rouge. Tant pis ; la vie est faite de choix Cornéliens.
Installation du matériel, sound check, et le concert peut commencer. Mais dès les premiers minutes, le groupe à l’énergie réjouissante doit subir les insultes et la bêtise de quelques abrutis décidés à faire mal plutôt qu’à s’amuser. Adieu barrière et premier rang, que les plus jeunes festivaliers devront aussi abandonner à regrets, parfois même en larmes.
Malgré cela, le concert sera une réussite, Stuck in the Sound embarquant la salle comme à son habitude avec une bonne humeur contagieuse et une série de titres imparables en festival. Ouais et Shoot Shoot (clip à venir) sont définitivement les tubes de l’album Shoegazing Kids, au même titre que Toy Boy, toujours aussi fort en live, fut celui du précédent. De notre côté, on votera également pour le morceau le plus calme de la soirée, Teen Tale, tout en regrettant l’absence du très beau Zapruder et plus encore peut-être, du magnifique Playback A.L., notre préféré sur l’album. Et puis, alors qu’on aimait déjà tout chez ces gars là, on se rend compte qu’on peut porter encore autre chose à leur crédit : alors qu’ils tendent pourtant vers la fin d’une tournée à rallonge, les Stuck in the Sound ont l’air de prendre toujours autant de plaisir à être sur scène. Mieux, s’ils n’ont pas perdu certaines « marques de fabrique » (la capuche de José, sa façon de brandir sa guitare en position verticale), ils savent aussi ajouter de petites nouveautés, pour exemple ce soir les interventions du bassiste au micro du chanteur. Un concert n’est alors ni tout à fait un autre, ni tout à fait le même et au fil du temps, on voit grossir visiblement les rangs de ceux qui les suivent avec bonheur. Nul doute que les kids chassés du devant de la scène en feront désormais partie : on les a retrouvés dansant au fond de la salle.
Quant à nous, décidément, on ne s’en lasse pas.

 

IMG_2793 par pascal boujon

 

Direction l’Etoile Rouge où la douceur de la musique nous attire, contrastant avec celle les deux concerts précédents. La salle est plongée dans une quasi obscurité pour une ambiance zen. Les seuls éclairages proviennent d’une boule japonaise suspendue au dessus de la scène, secondée par des panneaux droits - japonais eux aussi. Sur la droite de la scène trône un écran encadré de la taille d’une peinture, sur lequel sont projetées des images en transparence, œuvre en temps réel de Zita Cochet. On aperçoit à peine les silhouettes des membres du groupe mais on est frappé, en revanche, par la présence des machines. Car il ne faut pas chercher de guitare, encore moins de batterie dans l’univers de SayCet peuplé de samples planants, de programmation et de claviers aériens. La voix de Phoene Somsavath, qui a rejoint Pierre Lefeuvre (initiateur du projet) flotte comme le reste, dans une sorte d’atmosphère onirique et ouatée. On pense à Sébastien Schuller, puis à Bat for Lashes. Puis, il faut bien l’avouer : on baille.

Nul doute, il est temps de retrouver d’autres étoiles, et de vrais rêves.

Article bientôt sur Hexalive.com

Photos Pascal Boujon