Anthony Fletcher en concert à la JAVA

2009 November 6

Après un passage très remarqué dans l’émission LE FOU DU ROI sur FRANCE INTER, dernier concert de l’année ce soir à la JAVA pour Anthony Fletcher, avant l’aventure de l’écriture d’un troisième album (c’est dit !).

Anthony Fletcher joue à 22h. Forcément, j’y serai.

 

Et toujours ….

Le blog (avec photos) de la tournée est en ligne, suivez-le ici : LE BLOG

Retrouvez aussi Anthony Fletcher, Paris sur :  MYSPACE  & FACEBOOK

 

 

 

 

 

DAhLIA : Nouvel Album et Nouveau Casino

2009 November 5

Un petit rappel : le nouvel album de DAhLIA “Une lumiere dans les ombres” sort ce lundi 9 novembre. Vous pouvez en écouter des extraits sur le site de la FNAC .

Track List :  1 Une nuit 2 Un geste immense 3 Absence 4 Change 5 Laisse aller 6 Une lumière dans les ombres 7 Enfant 8 Le partage 9 Se perdre 10 Ma part d’ombre 11 Baiser 12 Le vrai du faux

Pour les voir en live, ce sera le mardi 15 décembre au NOUVEAU CASINO.  Concert à ne manquer sous aucun prétexte !!

Suivez l’actu du groupe sur leur blog.

Komä et The Sleepwalkers @ Le Gibus - 27 octobre 2009

2009 October 31
by isatagada

 

Première fois au Gibus pour une soirée sans artiste parisien : double première, donc.

 

Komä @ Le GibusKomä @ Le Gibus

Photos Isatagada

 KOMA (http://www.myspace.com/komaa), originaire de Nice, fait l’unanimité. Tout à fait excellente, dans un style à la dEUS, la formation peut compter sur la voix très sûre de son chanteur dont les intonations rappellent John Stargasm (Ghinzu, pour rester du côté de nos amis Belges). Mieux, le groupe sait embarquer son monde vers des atmosphères plus trip-hop qui entrainent parfois du côté de chez PinkFloyd ou de leurs descendants, Archive.  L’EP 6 titres, distribué gratuitement au public, est dans la même veine. Du très haut niveau.

 

The Sleepwalkers @ Le GibusThe Sleepwalkers @ Le Gibus

Photos Isatagada

Les Sleepwalkers (http://www.myspace.com/thesleepwalkerss), qui leur succèdent, viennent de Bastia. A leur entrée en scène, le public se rapproche pour une sortie en masse d’appareils photo et de caméras vidéo.  Il faut dire que le groupe a longtemps joué avec Thomas Marfisi (LNS 2008) et que leur page myspace flirte fièrement avec les 600 000 visites. Ce soir,  John (guitare, clavier, chant) et “Chacha” (batterie) sont accompagnés de Marin (prononcer “Marine”) à la basse et de Flo à la guitare (et aux choeurs).  Suprématie de la réalité sur la photo, on trouve en John une sorte de sosie de Steeve Estatoff, la longueur des cheveux en moins. Suprématie du live sur l’audio,  le même John se paye le luxe d’une voix qui n’a pas grand chose à envier à celle de Matthew Bellamy (on avait plutôt entendu Axl Rose sur le myspace, écouter More Sore than Sweet ou Ride on pour s’en convaincre). Suprématie du concert sur le disque (qu’on n’a  pas encore, bien que mon petit doigt me dise qu’un EP ne saurait tarder), on découvre un batteur irrésistible, dont les sourires d’être là rendent heureux à son tour un public conquis. La musique est assortie à la voix, très Muse donc (A diamond Among the Stones, notamment), avec des compos qui se veulent ambitieuses, des constructions travaillées et de vraies chansons. A revoir avec plaisir le 8 décembre au Batofar.

 

Avec le recul, on se rend compte qu’on a eu là un plateau très différent des sempitrenelles affiches parisiennes. Le son n’est décidément pas le même en région et “dans la Capitale”. Avec pour Paris une tendance massivement Brit Pop énergique, et des titres percutants et courts. Pas de temps à perdre, pas de seconde chance : il faut marquer des points tout de suite.  Possible qu’en province, la musique soit un reflet du reste : on a trouvé les titres moins stressés, prennant le temps, avec des montées progressives, pas mal de clavier et de passages instrumentaux planants. Au final, moins britishs et peut-être un peu moins “pointus”, mais un peu plus grand public.

Merci messieurs, la respiration a fait du bien. On en reprendra volontiers !

 

Toutes les photos ICI et LA. Si vous les utilisez, merci de créditer Isatagada.

Réouverture de la Flèche d’Or

2009 October 27

logo-fleche-dor

On avait cru la fermeture de la Flèche d’Or définitive, vaincue par les problèmes financiers et de nuisances sonores. 

C’est vrai, lorsqu’on pouvait encore en profiter, on avait pas mal râlé à propos des queues interminables, de l’éloignement du métro, de l’aimabilité légendaire de la sécurité ou du restaurant, des loges miniatures et des cachets de misère. Sans parler des dernières semaines et de l’entrée à 5€…

 

Et puis, quand elle avait avait fermé notre Flèche d’Or, on s’était rendus compte. Et on avait pleuré encore plus. Au souvenir des soirées épiques, du QG que c’était devenu, de la chance après laquelle courraient tous les groupes en développement de jouer là, des débuts de plein de choses (ma première rencontre avec les Blackpool, c’était là ! avec Anthony Fletcher aussi ! et aussi le chouette Yann Adnot), des premiers concerts fantastiques qu’on y avait vus (Sharko avec David debout sur le bar, Syd Matters, les kIM Novak, Pamela Hute, les Lanskies, les Milestones et j’en passe), et les moments avec les friends (Aurèl, Valy, les “filles du sud”, Alain, ma Klo, …), surtout. 

 

On croyait que toutes ces choses appartenaient irrévocablement au passé et que voilà, c’était la vie, que la page était tournée (vive l’Internationnal, le Pop In, le Klub et … bon allez, le Backstage !).

Point du tout.

Car, oyez oyez braves gens, la salle réouvre le 23 novembre prochain.  Avec au programme : Evan Dando (Lemonheads), Anoraak (des Nantais que si ça s’trouve ils connaissent les Mansfield.Tya) et The Two (parait qu’ils font du rock acoustique ces deux là) . Et hum, puisqu’il faut bien le dire : les places sont désormais à 8 euros. 

Si Libé s’interrogait déjà en avril dernier (voir ICI), la question reste posée : l’esprit du lieu, en ces temps d’Halloween,  sera t’il au rendez-vous ?

Réponse dans moins d’un mois.

Chic, je sens qu’on va pouvoir recommencer à râler :-)

Nouveau single de Thierry Amiel “Où vont les histoires”

2009 October 26

blog27oct09

Alors voilà. Si vous avez suivi un peu, le single “Où vont les histoires”  sera en écoute dès demain sur le myspace de Thierry Amiel. Si vous avez suivi encore plus, vous savez que ce single préfigure l’album à paraitre en 2010. Si vous êtes fan, que les titres seront des adaptations acoustiques de chansons de la canadienne  Sarah Mclachlan, inconnue en France, bardée de récompenses en Amérique du Nord. Et seulement - ou presque - si vous êtes moi (une grande malade donc), que le producteur et parfois co-auteur de la belle est Pierre Marchand; oui, LE Pierre Marchand qui réalisa le meilleur album de Rufus Wainwright, Poses.

Mon immense savoir s’arrête là. Pas faute d’avoir essayé de regarder si dans les “Lyrics” de la chanteuse je trouverais du “stories” ou du “where”, ou même - j’ai honte - du “where do stories go” (haha). Mais non. Rien de rien.

Il faudra donc attendre demain. Attendre quoi, je ne suis pas très sûre. Peut être pas grand chose. Ou juste les concerts. Ou alors beaucoup. On verra bien.

Allez, c’est reparti pour un tour ! Han !

hanthierry2009

Lynn, j’adapte à mon tour, j’espère que tu ne m’en voudras pas !!!

 
http://www.myspace.com/thierryamiel

http://www.myspace.com/sarahmclachlan

http://calamitylynn.blogspot.com/

MasterNova, Big Money Makers & (almost) Lafayette @ Le Klub

2009 October 25

 image2

Rendez vous était donné au Klub ce mercredi 21 octobre pour la “release party” du 1er EP des Big Money Makers, attendu depuis un certain temps. Une fois sur les lieux, on encaisse : Abi (Les Peanuts, CQFD), malade, est repartie vers sa couette, l’EP n’a pas été livré au groupe, et Lafayette déclare forfait (Cockpit, une version différente du groupe, les remplacera).

Show must go on ! Il en faudrait plus pour démoraliser tout ce petit monde.

 
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 Masternova © Pascal Boujon 

Alors que Masternova entame son set, Ophé (Discordances, Les Peanuts), me murmure à l’oreille que ces gars là habitent ensemble et ont leur propre home studio. Cela s’entend, au vu de leur prestation, plus que pro. Il y a de l’Oasis dans le style de musique (entre brit pop et new wave), et du Brian Molko dans le grain de voix du chanteur.
Lény s’ennuie. Pas moi, qui reste concentrée sur la très belle diction du chanteur bassiste et le look du guitariste aux lunettes de soleil (on peut ne pas avoir un physique de mannequin et avoir du style, ce gars là en est la preuve). Belle découverte.

 

 
 
9590 par pascal boujon

Big Money Makers © Pascal Boujon

Les Big Money Makers entament leur concert sans Luc, le chanteur, qui se fait désirer. “C’est une star” affirme Matthieu, leur manageur, mais ça va le faire venir !”. Bien vu, et c’est parti sur les chapeaux de roue avec “Lookin’ at you”. Ambiance ska, à la limite du punk, le groupe fait danser avec des chansons plutôt courtes, des changements de rythme, et des refrains entêtants.

 

Si Luc n’est pas encore une star aux yeux du monde, il ne demande qu’à le devenir, car il a tout pour ça. “Il se la pête !”, m’a t’on dit récemment à son sujet. Mais je veux, oui ! Les BMM ont un vrai leader, qui occupe son rang sur scène et combine performances vocales (amplitude rare, passage des aïgus aux graves les plus étonnants), attitudes scéniques (et que je me retourne, et que je te fais de grands gestes, et que je te balance des billets dans le public) et façon de danser un peu en automate que l’on voit immédiatement alimenter une prochaine légende. En attendant, le groupe de Palaiseau a réussi à faire monter son groupe de fidèles “à la Capitale” où on risque de les voir de plus en plus souvent. Quant à “se la pêter”, hors scène c’est une autre histoire : je ne connais pas beaucoup de formations qui auraient proposé d’envoyer leur EP à leurs fans “à leur frais”, pour cause de livraison retardée.

 

L’heure du curfew est là, et une fois de plus les transports nous feront manquer la fin de la soirée, avec Cockpit et Robin, l’ingé son du lieu (ça ne s’invente pas), à la batterie. Même si on n’y était pas, notre petit doigt nous a dit que la moitié de Lafayette avait été excellente. A suivre donc.

Encore une “French Pop Mission” réussie, en tout cas !

 

 

http://www.myspace.com/bigmoneymakersrock

http://www.myspace.com/masternova

http://www.myspace.com/frenchpopmission

VETO dans les Inrocks

2009 October 22
by isatagada

 

Je vous avais parlé de VETO. J’avais parlé du groupe VETO  au monde entier, même, sans doute. Je m’étais fendue d’un petit mail perso à JDB, aussi. Et autant le dire, c’était la première fois que j’osais le faire.

Ma voix, ajoutée à d’autres, forcément, lui a visiblement fait prendre son “bâton de pèlerin”. Résultat : VETO est cette semaine dans le sampler vendu avec le numéro 725 des Inrocks.

Oh YEAH :-)

Merci JD !

On croise les doigts pour les revoir bientôt en concert chez nous.

http://www.myspace.com/vetosite

 

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Edit du 24.10.2009 :

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Phoenix @ Paris, le Zénith - 19 octobre 2009

2009 October 20

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Août 2006, Rock en Seine. Et j’étais passée à côté de Phoenix. Mais alors complètement. J’avais beaucoup d’excuses : l’album pas encore écouté, Radiohead à venir, et puis, ils n’étaient pas si connus, allez. D’eux, je ne savais que leur origine Versaillaise, la relation du chanteur avec Sofia Ford Coppola, pas de quoi s’enflammer, en somme ; et puis, le concert. Et la froideur de ce type ! Et l’ennui ! 

Quelques semaines plus tard, accro dure à It’s never been like that, je me mordais les doigts de ce rendez-vous manqué, de cette histoire d’amour qui n’avait pas su se reconnaître à temps.

2007. L’album fait un carton, Phoenix fait l’Olympia. J’ai mes places. J’ai mes places ! Et puis. Cataclysme de vie pour le plus mauvais timing possible. Phoenix fera l’Olympia sans moi.

Mai 2009. Sortie de Wolfgang Amadeus Phoenix, qui m’emballe plus encore que l’album précédent ne l’avait fait. Ecouter Fences le matin me met de bonne humeur pour toute la journée. 1901 me fait danser. Aux Etats-Unis, le groupe joue en direct pour le légendaire Saturday Night Live, les dates américaines affichent complet et moi, je préviens tous mes anciens copains de Berkmar High School : un groupe Français avec autant de retentissement là bas, c’est du jamais vu ! J’explose de fierté, évidemment.

Fan, fan, fan. Inscrite à la news letter. Et l’accès aux tickets pour le Zénith en pré vente : priorité, tarif préférentiel. Sur les billets, on peut lire « Fan Club ». C’est vous dire.

 

Lundi 19 octobre. Paris, le Zénith. D Day. En fosse bien sûr. Avec en première partie Chairlift et son horrible volume sonore des fréquences basses. Insoutenable même avec des bouchons d’oreille. On est contraint de fuir. Dommage, ça aurait pu être bien.

Et puis vingt et une heures. Et puis Phoenix. Phoenix enfin. Depuis 2006 ! On y est. Les gars sont six sur scène et enchaînent les tubes sans un mot pendant trente bonnes minutes avant de lâcher, juste après Litzmomania « On a jamais eu autant de monde à Paris. Merci Charly ». Thomas Mars ne communique pas vraiment plus – certains ne savent décidément pas faire – mais dans cette petite phrase de l’homme que je trouvais si froid, il a mis toute l’intention qu’il pouvait ; voire même, peut-être, de l’émotion (on y croit, han). Dans le public les gens sont ravis. Ils se balancent au son de Phoenix et un sourire béat flotte sur leurs lèvres. Le set est rodé, le « band » est à fond, tout est parfait.

C’est peut-être à ce moment que la distanciation se fait. En les regardant, tous ces gens. Parce que la béatitude, on adore ça aussi ; et pourtant rien ne vient. Bien sûr, on danse un peu, on sourit. Bien sûr, on adore la musique - ah ! Fences ! - et c’est sympa, ces éclairages qui isolent les deux musiciens pour le dialogue basse / batterie, les lights qui rythment Consolation prizes, la voix pile dedans, les néons multicolores. Et on entend bien aussi, le mur de basses, les deux batteries sur scène. Mais non. Ah mon Dieu non. Au lieu de partir dans le délire, tout à coup, on pense à deux choses. Aux trois lettres bien léchées du mot POP, pour commencer, qui s’imposent à l’esprit, qui s’inscrivent, là, en très gros dans la tête. Au concert de Cook Da Books, ensuite, qui fait révélation. Car oui, c’est exactement ça. La gentille Vic version 2009 est sûrement là ce soir, avec son boy friend au pull noué sur les épaules et son papa dentiste qui n’a pas de quoi s’inquiéter, vraiment, dans cet environnement si gentil, si accompli, si bien élevé. Et elle crève de bonheur, sûrement, la Vic 2009, lors du rappel en guitare voix (après une heure pile de concert, c’est le moment du rappel, forcément, pour aller jusqu’à l’heure et demi tout pile aussi) , de la reprise de Playground love dédicacé à « Nicolas et Jean Benoit » et du « everything is everything » repris en chœ ur par une salle qui ressent ce qu’elle ressent, elle, et tous les autres.

Mais pas moi. PAS MOI !

Une fois de plus, et malgré le final 1901 (trop rock n roll, le bain de foule dans les gradins … VIP !!!), je suis passée à côté.

Aucune excuse, messieurs les gendarmes. Je suis coupable. Désespérément.

Concernant Phoenix, le disque me suffira bien, désormais.

Notre amour restera « platinique ».

Désolée.

 

Les Lanskies bientôt à la Maroquinerie le 19 décembre 2009

2009 October 20

 

Parfois Google peut aussi faire passer en automatique des pubs qu’on aurait pu (et que l’on va) faire passer soi-même.  Un double effet kiss cool, en quelque sorte.

Donc,

les Lanskies seront à la Maroquinerie le 19 décembre prochain.

 

Amis des Blackpool, je les avais vus à la Flèche d’Or en décembre dernier. J’avais adoré ! Pas seulement pour la voix de Lewis, la partie anglaise du groupe (normand pour le reste de ses membres), si proche de celle de Robert Smith qu’il faut se pincer pour se dire que ce n’est pas lui, mais aussi pour le reste, une énergie, une générosité, et des chansons, “of course”.

Allez les voir, je vous garantis (ou vous rembourse, chiche) un excellent moment !

23 oct. 2009 21:00
la bellevilloise paris, Ile-de-France
5 nov. 2009 20:00
le Ferrailleur Nantes, Pays de la Loire
6 nov. 2009 20:00
Le jardin moderne Rennes, Bretagne
7 nov. 2009 21:00
V&B soirée “Rock’n Mix “ Agneaux
19 nov. 2009 20:00
BBC w/ Stuck in the Sound Hérouville-Saint-Clair, Basse-Normandie
19 déc. 2009 20:00
la Maroquinerie Paris, Ile-de-France
12 févr. 2010 20:00
association “POGO” Avranches, Basse-Normandie
13 févr. 2010 21:00
Gala INSA Lyon, Rhône-Alpes

 

Pour leur rendre une petite visite : http://www.myspace.com/thelanskies 

Photos de la Flèche d’Or :

 

Et un bout d’live, histoire de vous donner envie :


 

See you there !

Sexy Sushi, Stuck in The Sound et SayCet @ Choisy le Roi, Festi’val de Marne 2009

2009 October 16

 

En marge de la ribambelle de concerts ponctuant cette vingt-troisième édition, le Festi’val de Marne organisait le 10 octobre dernier la troisième JIMI, ou “Journée des Initiatives Musicales Indépendantes”. En plus de la douzaine de groupes programmés depuis la mi journée, c’est un nombre croissant de structures (artistes, associations, labels, tourneurs, distributeurs, …) qui se sont retrouvées sous le grand chapiteau. Une journée chargée donc, déjà bien entamée à notre arrivée à vingt heures.

 

2541 par pascal boujon

 

Après un rapide tour des lieux, “entamé” est également le mot qui s’impose pour décrire un certain nombre de festivaliers, dont on pourrait légitimement se demander s’ils sont venus faire autre chose que picoler. Ceux là au moins ont du immédiatement adorer SEXY SUSHI, autant que d’autres les ont tout aussi immédiatement détestés. Il faut dire que le duo charge la barque. Sur scène, ” Mitch Silver ” et ” Rebeka Warrior “, tout en déguisement et perruque, tournent une sorte de “roue de l’infortune” en hurlant des paroles ordurières sur des beats electro. On retiendra, par exemple, une longue liste de tous ceux qu’ils « enculent » (les sataniques, les schizophrènes, les fanatiques … « et même ma grand-mère ») ou plus loin, une autre liste (« fils de pute – enfoiré - connard - taré ») que l’on distinguera pour sa longueur en oreille - oui, exactement comme en d’autres endroits infiniment plus distingués, un vin serait long en bouche. Visuellement, on rapportera plutôt des images d’une poitrine dénudée, de simulations de coït avec un appareil photo, ou encore d’une foule invitée à monter sur la scène, la transformant en boite de nuit trash. Soyons honnête : hors toute autre considération, on aurait pu s’en tenir là et classer ce concert dans la catégorie des expériences à oublier le plus rapidement possible. Seulement voilà, outre la caution artistique que le FAIR vient de leur délivrer, difficile d’oublier que « Rebeka Warrior » est cette même Julia qui officie au sein de Mansfield.tya, groupe pour le moins touché par la grâce. Impossible, dès lors, de porter de jugement définitif sur le projet. Qu’il faille prendre tout cela au premier, au dixième, ou même au premier degré, peu importe. Un peu comme on peut rire de tout, mais pas avec tout le monde, on peut parfois porter un regard bienveillant sur ce qu’on aurait sans doute, venant de n’importe qui d’autre, condamné irrémédiablement. Et oser dire que dans un monde devenu le champion de la censure aussi bien que de l’autocensure, l’existence même d’un Sexy Sushi est rafraîchissante. La salle, d’ailleurs, s’est manifestement amusée.

 

IMG_2681 par pascal boujon

 

Fin de la prestation, et tandis que le petit chapiteau se vide, on se dit que l’occasion est trop belle de se retrouver au premier rang des Stuck in the Sound. Il faut alors faire le deuil des Elderberries, programmés au même moment sous l’Etoile Rouge. Tant pis ; la vie est faite de choix Cornéliens.
Installation du matériel, sound check, et le concert peut commencer. Mais dès les premiers minutes, le groupe à l’énergie réjouissante doit subir les insultes et la bêtise de quelques abrutis décidés à faire mal plutôt qu’à s’amuser. Adieu barrière et premier rang, que les plus jeunes festivaliers devront aussi abandonner à regrets, parfois même en larmes.
Malgré cela, le concert sera une réussite, Stuck in the Sound embarquant la salle comme à son habitude avec une bonne humeur contagieuse et une série de titres imparables en festival. Ouais et Shoot Shoot (clip à venir) sont définitivement les tubes de l’album Shoegazing Kids, au même titre que Toy Boy, toujours aussi fort en live, fut celui du précédent. De notre côté, on votera également pour le morceau le plus calme de la soirée, Teen Tale, tout en regrettant l’absence du très beau Zapruder et plus encore peut-être, du magnifique Playback A.L., notre préféré sur l’album. Et puis, alors qu’on aimait déjà tout chez ces gars là, on se rend compte qu’on peut porter encore autre chose à leur crédit : alors qu’ils tendent pourtant vers la fin d’une tournée à rallonge, les Stuck in the Sound ont l’air de prendre toujours autant de plaisir à être sur scène. Mieux, s’ils n’ont pas perdu certaines « marques de fabrique » (la capuche de José, sa façon de brandir sa guitare en position verticale), ils savent aussi ajouter de petites nouveautés, pour exemple ce soir les interventions du bassiste au micro du chanteur. Un concert n’est alors ni tout à fait un autre, ni tout à fait le même et au fil du temps, on voit grossir visiblement les rangs de ceux qui les suivent avec bonheur. Nul doute que les kids chassés du devant de la scène en feront désormais partie : on les a retrouvés dansant au fond de la salle.
Quant à nous, décidément, on ne s’en lasse pas.

 

IMG_2793 par pascal boujon

 

Direction l’Etoile Rouge où la douceur de la musique nous attire, contrastant avec celle les deux concerts précédents. La salle est plongée dans une quasi obscurité pour une ambiance zen. Les seuls éclairages proviennent d’une boule japonaise suspendue au dessus de la scène, secondée par des panneaux droits - japonais eux aussi. Sur la droite de la scène trône un écran encadré de la taille d’une peinture, sur lequel sont projetées des images en transparence, œuvre en temps réel de Zita Cochet. On aperçoit à peine les silhouettes des membres du groupe mais on est frappé, en revanche, par la présence des machines. Car il ne faut pas chercher de guitare, encore moins de batterie dans l’univers de SayCet peuplé de samples planants, de programmation et de claviers aériens. La voix de Phoene Somsavath, qui a rejoint Pierre Lefeuvre (initiateur du projet) flotte comme le reste, dans une sorte d’atmosphère onirique et ouatée. On pense à Sébastien Schuller, puis à Bat for Lashes. Puis, il faut bien l’avouer : on baille.

Nul doute, il est temps de retrouver d’autres étoiles, et de vrais rêves.

Article bientôt sur Hexalive.com

Photos Pascal Boujon

News en vrac

2009 October 16

Un premier extrait du nouvel album de Thierry Amiel sera en écoute sur son myspace le 27 octobre. La sortie du disque est repoussée à début 2010, mais voilà enfin du concret !

 

 

 Après sa longue série de concert à la Boule Noire, Pierre Lapointe sera à la Cigale (“…sa voisine, c’est là son moindre défaut”) le 27 mars prochain. 

 

 

 Eiffel dont je vous cause depuis si longtemps semble enfin atteindre le grand public. Mes collègues de bureau qui ne connaissent rien en musique commencent à m’en parler sur l’air de “au fait, j’ai entendu un truc sympa l’autre jour à la radio, tu connais ?”. Et croyez moi, c’est un signe !

 

 

 La belle Martha Wainwright, soeur de son frère Rufus, donnera naissance à un futur musicien en janvier. La légende familliale a des chances de s’enrichir dans les prochaines décennies.

 

 

 

 Radiohead retourne en studio cet hiver pour un nouvel album qui devrait voir le jour en 2010. Et toujours avec Nigel Godrich. Ce qui est bien.

 

 

 

 Les Places pour U2 sont en vente ce matin. Je vous souhaite d’en obtenir cette fois !

Interview de Julia / Mansfield.tya

2009 October 14

IMG_2265 par pascal boujon

Julia / Mansfield.tya - Photo Pascal Boujon pour Hexalive

Hexalive : « Seules au bout de 23 secondes » est votre 2ème album. Entre les deux, qu’est ce qui a changé pour vous ?

Julia : Entre les deux nous avons travaillé sur ce deuxième Album qui est à mon sens est plus abouti. Nous avions enregistré le premier dans des conditions de Live celui ci est plus produit avec de nombreuses pistes de violon, de voix, de batterie, etc …. Le label à changé aussi, nous avions auto-produit le premier et au vu des disques vendus nous avons décidé de passer le relais à ce très bon label qu’est Vicious Circle. Nous avions besoin de déléguer à des partenaires proches de nous humainement. Je pense que nous abordons la musique comme une course de fond aujourd’hui. Sereine et athlétique.

H : Toujours cette alternance de titres et français anglais dans l’album, mais avec la part du français qui progresse : un virage ?

J : Une suite logique. Nous aimons travailler sur de nouvelles manières d’exploiter le Français dans la musique. Loin de “la gouaille” et de la “prose-variété”. Loin, je l’espère.

H : La pochette vous met en scène avec un échange de regards intense, comme on peut le voir sur scène. Quel est le rôle de chacune dans Mansfield.tya ?

J : C’est Carla qui fait tout. C’est mon maître, ma muse, mon chat, mon chien, mon âme.

H : Auto promo : Que pouvez dire aux gens pour leur donner envie de vous écouter ?

J : Si tu viens écouter Mansfield.TYA je te donnerai de l’argent.

H : De beaux retours média (Télérama, Libé, Inrocks,…) Il ne manque que la playlist radio pour enfin toucher le grand public ?

J : Mais qui est ce grand public ? Celui du Jean Pierre Pernault de 13h ? Peut-être que nous sommes déjà au complet alors !

H : Après Mansfield.tya, Sexy Sushi vient d’obtenir le FAIR, avec beaucoup de Julia dedans. C’est important pour vous ?

J : C’est bien pour Sexy Sushi.

H : Début 2007, vous compariez myspace à un gros labrador toujours affamé. Que vous inspire le développement d’internet ?

J : Toujours un peu pareil, maintenant c’est Facebook et puis je sais que je suis déjà démodée c’est Twitter et encore et encore et c’est que le début d’accord d’accord.

H : Un mot sur Nosfell ? (dont Mansfield.tya faisait la 1ère partie ce soir là - NDLR)

J : C’est moi.

Merci les questions étaient cool.

Julia

Interview by Isatagada, après le concert du 3 octobre 2009 à la Grange Dîmière - Fresnes (94)

Bientôt sur Hexalive.com

Voir l’interview de Mansfield.tya du 26 janvier 2007 ICI

Le jour où j’ai vu Prince (Le Grand Palais - Paris)

2009 October 12
by isatagada

photo AFP Prince @ Grand Palais 
 

Merci à Carlos, et à une formation “Profession Manager” à l’IRMA qui peut mener à tout. Et notamment au Grand Palais où Prince jouait hier soir après un gros coup de coeur pour le site 5 jours plus tôt lors du défilé Chanel.

Peu avant vingt-deux heures, tous les regards se tournent vers la gauche des tribunes. C’est Prince qui arrive en Mercedes à l’intérieur même du Grand Palais, sans même un sytème de sécurité monstrueux. Seules cinq à six mille personnes sont là alors que l’endroit compte plusieurs milliers de mètres carrés. Autant dire qu’il y a largement de la place pour tout le monde sous la sublime nef classée monument historique. Non seulement nous ne sommes pas entassés mais mieux encore, on voit la scène de partout, et bien.

Le set commence avec 1999 pour se poursuivre avec un medley à rallonge composé d’une multitude de tubes des années 80, entrecoupés du chant “all day, all night”. Ce thème, qui revient comme un leitmotiv, est le concept même de cette exceptionnelle journée. Car en ce dimanche deux concerts se sont suivis : celui du jour, à dix-sept heures - costume noir -, et un deuxième, à vingt-deux heures - costume blanc.

Pendant deux heures, Prince prouvera qu’il est toujours un Dieu à la guitare, un Dieu du rythme, de la danse, et qu’il a enfin la même voix incroyable en live que j’avais toujours cru qu’il avait. Avant tout, il montrera qu’il est là pour se faire plaisir. Interpellant le public, lui demandant de chanter, de danser (“make me go up, Paris !”), allant jusqu’à faire monter une vingtaine de personnes du public sur scène. On retiendra quelques moment magiques sur une série de titres qu’il jouera seul en guitare voix, dont un Sometimes It Snows In April à faire fondre n’importe quel parisien blasé, sublimé par la majesté des verrières éclairées. Des lumières sur l’architecture du grand palais qui auraient été parfaites … si seulement l’ingé lumières avait parlé anglais ! Prince avait beau marteler “lights off” puis “lights on”, la réaction fut très longue à venir du côté de la console ! Dommage.

Pour finir, rappel indispensable avec le légendaire Purple Rain suivi d’un programme à la carte (“How much time do you have ? What do you feel like ? Rock n Roll ? Jazz ? Slow and sexy songs ?”) qui donnera Kiss à l’applaudimètre. L’homme se paye visiblement de ce que lui renvoie la salle, et il a envie de marquer les esprits. Ce qu’il fera absolument en tendant sa guitare à un chanceux du premier rang. 

Allez, malgré un joker pour le son (beaucoup de déperdition, prévisible vu l’endroit, mais pas seulement), je me souviendrai  forcément longtemps du jour où j’ai vu Prince

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Début du concert visible sur : http://tf1.lci.fr/infos/culture/0,,4841555,00-les-images-du-concert-au-grand-palais-.html (passez les 2 premières minutes)

Les Set list + des photos (rares, c’était une véritable chasse aux photographes amateurs là dedans !) sur http://prince.org/msg/7/321055?&pg=1

L’énormissime album des Danois de VETO

2009 October 8

Je vous ai déjà parlé ICI de ma découverte coup de coeur de Rock en Seine, les Danois de VETO.

Tadaaaa, leur album est enfin arrivé dans ma boite aux lettres, et autant vous dire que c’est ma boucle actuelle. VETO dans la platine @ home, VETO dans le player in the subway, VETO à tue tête sous la douche,  VETO dans mes conversations (“tu connais pas  VETO ?”).

Et alors, me direz vous, par rapport au live de St Cloud, que vaut le disque ? D’abord, il est bien plus électro que la scène avait pu y préparer. Un peu dur au départ : on entend moins la basse (que j’avais trouvée fantastique), moins la guitare… Et puis … Et puis, bah, on s’y fait. Normal remarquez, lorsqu’ on écoute en boucle. Mais quand je dis “on s’y fait”, ne vous méprenez pas : c’est bien, bien mieux que ça. Et je vous préviens : les superlatifs sont de sortie.

Parce qu’avec “Crushing Digits”, les VETO viennent de balancer une véritable bombe. En livrant là un gigantesque album qui vous projetera sur le dance floor, un titre après l’autre, du début à la fin. Une tuerie absolue. Qui part dans les samples, monte en puissance, vous fait sauter partout d’un seul coup, pour se calmer à nouveau, avec le sample qui revient et qui s’enchaine, mêlé à un autre, pour mieux repartir dans une nouvelle danse irrésistible. La musique tire sur un Depeche Mode des années 80, tout en étant ancrée pile poil en 2010, voire, allez, 2020 ! La rythmique, à la Bloc Party, est parfaite, et vous fait jouer de la batterie sur tout ce qui vous tombe sous la main. La voix est exceptionnelle, parfois très proche de celle de Robert Smith, parfois fiévreuse comme lors du set, tant, qu’il suffit de fermer les yeux pour revoir le leader errer en transe autour de sa machine, parfois partie dans des aïgus que l’on sait en outre incroyablement maîtrisés scène. LA claque de cet automne 2009.

Rien de mieux qu’un player :

Découvrez la playlist VETO Promo 3 titres avec Veto

Sélectionner 3 titres était un crève coeur alors surtout, allez l’écouter en entier, achetez le, commandez le, n’importe quoi. Mais FAITES QUELQUE CHOSE ! Faites buzzer, faites marcher les réseaux, je ne sais pas mais enfin débrouillez vous : il FAUT que ces mecs là reviennent jouer à Paris. Absolument !

“I couldn’t feel more satisfyed than i am right now”

B. Alone, Mansfield.tya et Nosfell @ La Grange Dîmière (Fresnes) - 3 octobre 2009

2009 October 5

 

Les parisiens ont souvent du mal à traverser le périphérique, dit-on. Mais peut être font-ils parfois des exceptions, possiblement pour le Festi’val de Marne qui se déroule cette année du 1er au 18 octobre.

Ce soir, B. Alone fait office de mise en bouche. Entre Kajagoogoo et Alphaville, le garçon a la tronche d’un Nicola Sirkis en blond platine (avec un peu de Patrick Wolf dedans). Officiant au clavier, il est accompagné d’un guitariste électrique et nous sert une musique funkie portée par une voix quasi féminine. Joli et … délicat.

 B. Alone

 Mansfield.tya prend la relève. Le duo est notoirement complémentaire, avec le côté classique de Carla au violon (elle joue de la musique baroque en parallèle) et, aux antipodes, Julia au chant, guitare et batterie, crâne quasi rasé, nez percé et provocation garantie (voir son autre projet Sexy Sushi, qui vient d’obtenir le FAIR, quatre ans après Mansfield.tya) : « Nous sommes Nosfell » assure t’elle. Le ton est donné.

Les oppositions se poursuivent. Le masculin côtoie le féminin, la violence la douceur, le rock la chanson, le français l’anglais, la poésie l’horreur. La voix de Julia est aussi belle et fragile que tout son être est tendu, tension qui se retrouve aussi dans des échanges de regards dont les filles sont coutumières, désormais à l’honneur sur la pochette de ce nouvel album. L’émotion surtout, est présente sur tous les morceaux. Malgré les pitreries de Julia particulièrement détendue ce soir, à laquelle même Carla ne peut résister lors d’un final d’anthologie et une reprise de Love me tender qu’on n’est pas prêt d’oublier…

 Mansfield.tya

Nosfell est la tête d’affiche de la soirée. Le contraste est saisissant entre l’image virile de l’homme tatoué et l’artiste aux pieds nus qui occupe la scène. Avec une voix particulièrement aigue, Nosfell flirte souvent avec les intonations de Jeff Buckey tandis que dans les graves, il va plutôt chasser sur les terres d’Arthur H. Une palette impressionnante, pour une voix maitrisée dans des proportions rarement vues. Depuis le premier rang, on voit même sa langue vibrer telle une membrane d‘instrument au milieu d‘une bouche à l‘ouverture impossible.

L’aspect « linguiste » se prolonge avec le Klokobetz, la langue qu’il a inventée, entre dialecte africain et breton. Avec un exotisme qui se retrouve plus loin dans ses productions de « human beat box », ou encore dans ses chants habités comme sous drogue indienne, formes d’incantations magiques secondées par un bassiste contrebassiste d‘exception.
Et si le musicien est spécialiste des récits surréalistes où l’on parle de montagnes artificielles et de nourrissons dévorés (son troisième album est un livre disque qui prolonge ses histoires), il sait aussi reprendre pied dans la réalité et faire une pause pour s’inquiéter d’une jeune femme qui vient de faire un malaise  : « Essayez de lui mettre un manteau, qu’elle n’attrape pas froid en sortant ». Avant d‘ajouter, à l’attention d’un public interrompu dans sa concentration : « Excusez moi ».

Ainsi se livre Nosfell, tour à tour conteur, danseur, mime, castra et même troubadour. Humble enfin, lorsqu’il revient pour un « Encore » et troque sa guitare acoustique (qu’il ne parvient plus à accorder) pour l’électrique : « Désolés, on est hyper mauvais en rappel ».

Fascinant.

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Les photos sur mon Flick’r

Article à paraitre sur Hexalive.com, interviews à venir.

Bientôt “The Eraser” live !

2009 September 30

Thom Yorke donnera deux concerts à Los Angeles les 4 et 5 octobre afin de jouer sur scène les chansons de son album solo “Eraser”.

Seront à ses côtés pour ce projet : Flea (Red Hot Chili Peppers), Joey Waronker (REM), ainsi que Mauro Refosco, et Nigel Godrich.

Pas d’autres dates prévues. Ah si j’avais su …

 

Allez donc visiter Dead Air Space et pour fêter ça, offrez vous dans la foulée une petite playlist Radiohead (dur d’enlever des morceaux …)


Découvrez la playlist Radiohead / Thom Yorke

Pierre Lapointe en 1ère partie de Calogero

2009 September 28

A vrai dire, je ne vois pas franchement ce que ces deux là ont en commun. Même si, je sais, je sais, Pierre Lapointe a écrit un titre pour le gars de l’ascenceur (La Bourgeoisie des sensations, ça s’appelle).

Mais bref, quoi que j’en pense, après mon live report de l’autre jour, je ne pouvais pas ne pas relayer cette info !

Donc : Pierre Lapointe assurera la première partie de Calogero dans les Zénith de France du 19 au 29 novembre.

En espérant que les fans de Calo lui feront bon accueil …

Et puis d’autres dates en France :

Le 11/10/09 : Nancy ( + Kyle Eastwood + Alex Toucourt ) — Du 10/11/09 au 14/11/09 Cherbourg (Les Rendez-Vous Soniques) — Le 04/03/10 : Angers — Le 05/03/10 : Nantes — Le 06/03/10 : Lorient — Le 11/03/10 : Montpellier — Le 12/03/10 : Valence — Le 16/03/10 : Saint-Denis — Le 19/03/10 : Saint-Quentin Aisne — Le 24/03/10 : Pessac — Le 29/03/10 : Villefranche-sur-Saône 

 

J’ai aussi répondu à l’article d’une fan un peu déçue par le concert de la Boule Noire, qui a trouvé le Québecquois un peu “too much”, et j’en profite pour le redire ici :

C’est sûr, Pierre Lapointe bouscule nos habitudes françaises, lisses et … un peu ternes aussi, non ? Mais n’est-ce pas ce que l’on aime, finalement, chez lui ? C’est vrai, ici (entendez “en France”), on n’a pas l’habitude de ces débauches Canadiennes ou Belges, de ces gens qui osent le “too much”. Chez nous on n’ose plus grand chose. Pour être encensé il faut être Cocoon, inodore, incolore, sans saveur : c’est bien triste … Comme s’il fallait à tout prix être sobre pour être grand, comme si tout ce qui dépasserait d’un chouya la norme risquait le ridicule et cataloguerait, voire, enterrerait vivant. Comme s’il fallait à tout prix étouffer ces fameux “sentiments humains” pour se fondre dans l’acceptation de masse, dans la négation de ses émotions les plus fortes. Comme si on n’avait plus le droit de rien ressentir, ni rires, ni larmes, parce qu’en toutes circonstances il fallait de la classe, seulement de la classe, uniquement de la classe.

Mais selon quels critères absurdes enfin ?!!!

Mais on en crève, merde !

Alors oui, j’ai eu du mal aussi en début de concert, je l’ai dit, à revenir à une sorte de “variété”, finalement. C’est difficile d’assumer le fait d’aimer ça. Oui bon, peut être un peu. Pourtant, quand on la ressent cette grandeur là, cette sorte d’exception, il faut passer outre ses préjugés, ses “je ne peux pas aimer ça, quand même ?”, et se laisser aller.  Par pitié.

Ce type là est immense.

il A la classe.

C’est juste évident.

Pierre Lapointe squatte la Boule Noire

2009 September 26

 

J’avais déjà presque oublié comment j’avais connu Pierre Lapointe. Comme s’il avait toujours été là, très naturellement. Alors que je le dois à mon amie Isa, la meilleure VRP qui soit lorsqu’elle a à coeur de me faire aimer ceux qu’elle aime.

Vous la verriez, s’enflammer lorsqu’elle me fait l’article, illuminée de sa passion, avec toujours, au bout, un CD gravé. Souvent, comme j’aimerai adorer sans exception tout ce qu’elle m’offre, ne serait-ce que parce que c’est devenu si rare, les gens qui brûlent comme ça en dedans; ne serait-ce que parce que c’est beau, un être humain pas blasé, pas cynique, qui croit qu’il peut soulever des montagnes. Et qui les soulève, en effet.

Pierre Lapointe par vous

Vous l’aurez deviné : d’abord convaincue par mon amie,  passant outre mes préjugés (Céline Dion, Robert Charlebois, Isabelle Boulay, tout ça …), je me suis lentement glissée, enfouie, blottie au creux de cette musique là pour finalement “tomber en amour” du  Quebecquois et de ses deux premiers albums. Car je les ai achetés, bien sûr, Pierre Lapointe et La Forêt des Mal-Aimés. Et comment vous dire ? Il y a tellement de richesse, de finesses, d’arrangements, de bidouillages sonores et de paroles parfois aussi étranges qu’incisives qu’on a l’impression que rien n’a jamais existé avant lui. Comme s’il créait sans suivre aucune route connue, dessinant sa voie sur un territoire vierge. Un vrai génie qui vous écraserait comme ça de son art, vous laissant estomaqué et sans voix, abasourdi devant l’immensité d’un talent qui vous dépasse. Sérieusement, vous avez des chances d’en rencontrer combien, des comme ça, dans votre vie ? Franchement ? Si vous saviez combien de fois ces disques ont tourné sur ma platine, combien de fois j’ai laissé les ombres du crépuscule envahir mon salon au rythme des bruitages de sa forêt … Faites en l’expérience. C’est unique. Comme si vous redeveniez adolescent, en position de découvreur absolu, que vous reviviez tout comme une première fois.

Bref. Tout ça c’était il y a un bail et il y a un bail un peu moins long (avril 2007), le monsieur était en concert sur Paris. Et là j’ai merdé. Lamentablement. Je n’ai pas bougé. Impossible de me souvenir du pourquoi du comment mais qu’est-ce ça changerait au résultat de toute façon ? Je l’ai râté.

D’autres que moi y sont allés, me dépeignant un personnage fascinant mais pas forcément commode,  me laissant surtout avec d’immenses regrets. 

Pierre Lapointe par vous

2009, Pierre Lapointe est de retour. Alléluia. Ma rédemption. Enfin.

Le bougre ne fait décidément rien comme tout le monde et une fois encore, plutôt que de faire une ou deux dates, il squatte carrément la Boule Noire pour (tenez vous bien), VINGT dates !

Le public est assis et l’attend. Il entame le concert avec sa bonne blague : oui je sais, je suis abonné aux choses flamboyantes (traduire, aux salles beaucoup plus grandes) hé mais, je vais flamboyer quand même, et plus longtemps ! “Plus c’est long, plus c’est bon”, non ? Ca commence bien. J’avais entendu quoi déjà ? Ah oui, qu’il était pédant, un peu. Beaucoup, passionément, …

M’en fous moi, j’aime bien ça, les têtes de con.

Début du concert sur un petit air tout doux. Qui tout à coup se meut en un truc très rock, avec la batterie qui me casse les oreilles. Et là, Pierre Lapointe, tout serré dans son pantalon moulant et son cuir idem se met à enfoncer ses deux pieds dans la scène pour nous faire des postures à la … non… pas ça… à la Johnny Halliday !

Pierre Lapointe par vous

Heureusement, sa voix est parfaite. J’avais peur d’être déçue, mais il est exceptionnel sur ce plan. Pas de coffre vraiment, pas de notes qui s’éternisent. Mais une voix qui vient du ventre et dynamite le public. Et surtout, un timbre particulier. Une voix peu commune, vraiment. Qu’il module selon les mots ou les syllabes. Sur lesquelles il appuie ou pas selon ce qu’il veut en faire. Haussant le niveau sonore d’un coup, au mileu d’un mot, un peu à la Nougaro, ce à quoi je ne m’attendait pas.  Légèrement destabilisée, je digère lentement la confrontation “live” avant de me laisser aller. Allez, on se relaxe, c’est bien le Pierre Lapointe que j’aime.

Après les premiers titres très rock, l’homme repasse derrière son piano, où il excelle. Gros changement de rythme et pourtant, toujours cette même intensité. Au piano (à queue pour lui), les frissons qui parcourent la salle sont palpables au milieu du silence qui s’est fait religieux. Le type est impressionnant. Quant à moi, je tuerai pour un piano-voix; je ne connais rien de plus fort niveau émotion. 

Pierre Lapointe par vous

Je n’étais pas sûre d’aimer les nouvelles chansons, pas convaincue par le single Je Reviendrai qu’il prononce à la Québecquoise : “Je reviendré“. Finalement, beaucoup de  titres sont au piano et m’emportent assez vite.

Et puis Pierre Lapointe nous régale surtout des anciens, alors qu’on avait un peu peur de n’avoir droit qu’à une présentation du nouvel album (Les sentiments humains, à écouter ici). Il les a réarrangés pour l’occasion : Qu’en est-il de la chance, avec batterie et guitare; 27-100 rue des partances, version country kitsch, avec de guitare au lieu du piano; L’endomètre rebelle, tout en puissance avec une batterie déchainée, … 

Pierre Lapointe par vous

Les Ephérites - Pierre Lapointe 

Mieux encore que la musique, le concert repose sur Pierre Lapointe lui-même. Tour à tour dramatique (le violon, très bon), intense et … drôle ! Au fil du set, l’homme s’est détendu au rythme de l’apprivoisement avec la salle et nous offre un irrésistible one man show. Ah ! les fous rire avant la nième “chanson dépressive” (sic), Ah !  2×2 rassemblés, où il nous demande de nous remettre dans les conditions de la dernière soirée de colo (“Vous vous souvenez des camps de vacances au moment de la dernière soirée, où vous regrettez de ne pas avoir embrassée cette fille et où vous vous dite que c’est trop tard ?”), veut qu’on l’appelle “Pomme d’Api” et revisite le titre avec tambourin et flûte à bec (nouveaux fous rires).

 Pierre Lapointe par vous

L’intimité s’est installée dans cette salle visiblement bien trop petite pour un artiste de cette envergure. On ne s’en plaint pas. Et on vous conseille vivement d’en profiter car on ne voit pas bien comment cet immense personnage pourrait bien revenir à Paris dans des conditions aussi confidentielles la prochaine fois. 

En attendant, c’est la fin, il est rappelé, forcément.  Et puis c’est de nouveau la fin. A laquelle personne ne peut se résoudre. Alors on tape des mains, des pieds, on crie tant qu’on peut. Il cède, avec un ultime rappel de dernière minute et une version acoustique bouleversante de “Pointant le nord”. Le public est définitivement à ses genoux et dehors, on se dit tous et toutes qu’on est tombés amoureux. A la française, cette fois. Et qu’on “reviendra”, nous aussi.

Ne le manquez pas. Vous avez jusqu’au 17 octobre.

Moi j’y retourne !

Pierre Lapointe par vous

Mes photos sur : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157622309291113/detail/

Setlist : Ces étranges lueurs / Le magnétisme des amants / Tous les visages / Coulent les rires / 27-100 rue des Partances / Qu’en est-il de la chance / Nous restions là / Les lignes de ma main / Les éphérites / L’amour solaire / Le maquis / Les sentiments humains / Le lion imberbe / Les perles de nos yeux / Comme si c’était hier / 25.1.14.14 / Tel un seul homme / Je reviendrai / L’endomètre rebelle / L’enfant de ma mère // Les vertiges d’en haut / 2×2 rassemblés / Au bar des suicidés /// Pointant le nord

Et avant de partir, écoutez :

Hommage à Tonton (de son vivant, c’est mieux)

2009 September 24

Il vous a peut-être échappé je suis un peu longuette à m’adapter à Wordpress. Du coup, vous ne trouvez plus ici les pochettes d’albums, la plupart de mes liens ont disparu et (horreur) les soit disant “permaliens” qui apparaissaient en résultat des recherches Google pour mon Blog atterrissent dans le vide. Déjà que c’est difficile d’exister sur la toile … Bref.

Mais j’ai beau avoir encore pas mal de boulot à faire ici, vous avez dû voir, à droite, un lien vers le blog de Mister Zégut, alias “Tonton”. Oui oui et oui, celui là même qui vous traitait de “bande de p’tits graisseux et bandes de p’tites graisseuses” quand vous étiez petit et branché sur RTL comme maman. Pardon, mais tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents à la molette arrêtée sur France Inter, un truc sans Les grosses têtes ni La Valise.  Repardon, mais on s’en fout : ça fait des chouettes souvenirs voyez vous, d’avoir grandi avec RTL. Aahhhh, la saga du dimanche soir qu’on écoutait plongé dans un bain chaud, les routiers sont sympas - c’te couleuvre, vrément ! - qu’on se mangeait en faisant ses devoirs. Et Tonton. Qu’on écoutait religieusement, impressionné, parce que quand même, c’était le grand gourou du rock Tonton, et que c’était cool, même quand on était une petite fille bien sage, d’être traité de “p’tite graisseuse” par un gars comme lui qui savait qu’il y avait des gamines aussi (pas que des mecs), derrière le poste, et qui nous acceptait dans sa “bande”. Ouè on était sur RTL, mais on était trop rebelle. Trop Rock n roll. D’ailleurs on a arrêté d’écouter RTL quand on l’a exilé sur RTL2. Je sais pas. Y’a des trucs comme ça, des sortes de trahisons qu’on ne pardonne pas. Et ne venez pas me faire le refrain que blablabla, RTL2 c’est une radio musicale et pas l’autre, que Tonton c’est toujours Tonton où qu’il soit, que … (j’en passe, hein, on y reste la nuit sinon). On lui a volé une partie de son audience. Point.

Et puis, il savait tout aussi, Tonton. Correction. On remet au présent. Il SAIT toujours tout, Tonton. Avant tout le monde. Il entend souffler “le vent“. Il vous dit quand le trop super groupe truc bidule va faire un concert super trop intimiste et surtout (super trop) où. Bon okay, vous n’aurez jamais de place de toute façon. Et alors ? Vous le savez avant tout le monde.  Même que.

Pourquoi j’écris tout ça aujourd’hui vous me direz ? Bah, c’est qu’aujourd’hui, il sait encore un truc. Sur le Stade de France.

Déjà, quand vous êtes arrivé au bureau l’autre jour en annonçant à tous ceux qui avaient raté l’occaz de porter des cornes rouges lumineuses, qu’AC/DC leur offrait une session de rattrapage en juin prochain , ça l’avait fait grave.  Mais là, à votre avis, ça va faire leur faire quoi, aux collèges, quand vous allez leur dire que U2 revient aussi, en septembre 2010 ?

Ahh Tonton, pas de doute. Je t’aime tu sais. Même si Bono et toi, on a compris, c’est pas ça. Alors que moi si. Essaye de comprendre, tu veux ? Prends des parents divorcés, par exemple. Tu fais quoi dis, avec des parents divorcés ? Tu as grandi avec les deux, alors tu fais comment ? Là c’est un peu pareil. J’ai poussé en tenant un Tonton dans une main et un Bono dans l’autre. Et je ne suis pas partie ni de ton côté, ni du sien. J’ai tracé ma route à moi, avec des tas de gens dessus, des tas de gens parfois très différents, que j’aime et qui ne vont pas ensemble. Bon, c’est comme ça.

Et je ne t’ai pas oublié, tu vois. Et des comme moi y’a plein. Et ce serait bête, franchement, d’attendre que tu montes voir là haut si en vrai, les anges ont aussi des cornes rouges lumineuses, pour te dire que tu es de retour dans ma vie de tous les jours, et que c’est chouette, de te lire sur ton blog. Pour te dire que je t’aime Tonton.  Et que tu es un peu éternel, quelquepart. Et qu’avec toi, on vieillira jamais.

Merci pour ça. Merci pour hier, toutes ces tâches de graisse qui me restent et que je te dois. Merci pour aujourd’hui. Et merci pour demain.

Bien à toi.

Une graisseuse.

 

PS : Allez, il vous a tout dit, mais quand même, je ne résiste pas à l’écrire :

Stade de France 2010

- 12 juin : Muse

- 19 juin : AC / DC

- 26 juin : Indochine

- 18 septembre : U2

Wahhhhh, ça en jette ! Yo !

Rufus Wainwright aux Musik’elles ce samedi + nouveau DVD

2009 September 23
by isatagada
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Rufus sera ce samedi aux Musik’elles de Meaux ce samedi. Il chantera un duo avec Jane Birkin, dont il est l’invité. Information qui a paru surprenante pour certains doutant de sa présence pour un simple duo. Mais il y sera bel est bien,  j’en ai obtenu la confirmation auprès de son manager en personne. Pour le coup Barry m’a glissé qu’il fallait s’attendre au un nouvel album studio d’ici à mars prochain. J’ai lu plus tard que Rufus considère cet album comme un “sorbet” après tout ce qu’il nous a donné à manger d’un peu lourd ces derniers temps (allez voir à ce sujet l’interview du Times qui m’a fait mourir de rire). Je me demande ce qu’il nous réserve ensuite : plateau de fromage ou chèvre chaud ? Pièce montée, café, et miniardises ? Miam.
 
Sinon,
Eline toujours à la pointe de l’actualité m’envoie vous dire que le DVD du concert de Noël 2008 des Wainwright-McGarrigle sort le 2 novembre sur Amazon UK. Il s’agit du concert enregistré à la Knitting Factory à New York + bonus.

Track List : Bond) / Some Children See Him - Rufus Wainwright (W. Hutson, A. Bert) / Cherry Tree Carol Family (Traditional) / What Are You Doing New Year s Eve? - Rufus Wainwright (Frank Loesser) / Trois Anges Sont Venus Ce Soir - Martha Wainwright (Traditional) / I ll Be Home For Christmas - Martha Wainwright (Buck Ram, Kim Gannon, Walter Kent) Blue Christmas - Lou Reed (Billy Hayes, Jay W. Johnson) / Little Town Of Bethlehem - Emmylou Harris (Brooks / Redner) / Counting Stars Family (K. McGarrigle, A. McGarrigle, V. Dow) / Have Yourself A Merry Little Christmas - Justin Bond & Rufus Wainwright (Ralph Blane, Hugh Martin) / Carol Of The Birds Family (Traditional) / Beginning (Poem) - (Laurie Anderson) / Christmas Time Is Here - Danny Barrett (Vince Guaraldi, Lee Mendelson) / Wise Men - Kate McGarrigle (K. McGarrigle, A. McGarrigle) / Christmas Wrapping - Martha Wainwright (Chris Butler) / Minuit Chretien - Rufus Wainwright (Traditional) Golden Cradle - Emmylou Harris (Nancy Ahern) / Silent Night - Rufus Wainwright & Friend (Josef Mohr / Franz Gruber) / God Rest Ye Merry Gentlemen - Rufus Wainwright, Family & Friends (Traditional) / Thank God It s Christmas - Sloan Wainwright (Brian May / Roger Taylor) / Happy Xmas (War Is Over) - Lou Reed (John Lennon, Yoko Ono) Extras: Home video of Rufus aged 6 years and behind-the-scenes documentary

 A Not So Silent Night
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Allons allons, laissez vous tenter, on a toujours besoin d’un peu de “Christmas Spirit” qui change des trompettes de Maurice André ^^ (et non, on ne touche pas de com; mais on va demander remarquez, à force !)
 
D’ici là, je ne sais pas si vous vous êtes procuré le CD/DVD Milwaukee @ last, mais pour ma part il attend sagement dans mon salon que j’ai enfin le temps de le regarder (un jour peut-être)
 
 
J’espère vous annoncer de prochains concerts dans l’Hexagone, voire un opéra.
You can never know ;-)
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