Interpol sera au Trabendo le 17 septembre

2010 septembre 6
Posted by isatagada

Interpol annule sa date le 16 septembre à Caen et jouera le 17 septembre au Trabendo, Paris

On y sera, en espérant pouvoir vous rapporter de jolis souvenirs.

Pour ceux qui n’ont pas encore l’album, il est actuellement en écoute sur Deezer, comme celui de Syd Matters d’ailleurs, que je vous conseille vivement.

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Scott Matthews : be prepared pour la Maroquinerie le 8 novembre

2010 septembre 4
Posted by isatagada
Scott Matthews @ Le Nouveau Casino

Scott Matthews by Isatagada

 

J’ai eu la chance qu’une amie anglaise m’offre le précédent album de Scott Matthews il y a plusieurs années de cela ; il n’était pas sorti en France, et je ne suis même pas sûre qu’il le soit aujourd’hui (j’espère que si, pourtant). 

Ca avait été un choc, déjà. Confirmé plus encore sur scène, où j’ai eu le privilège de le voir en première partie de Rufus Wainwright au Hammersmith Apollo de Londres. Grâce à cette même amie, Suzy, qui avait eu la folle gentillesse de m’offrir la place. Je n’en suis toujours pas revenue. 

Là bas, les Anglais avaient opposé à l’incroyable sensibilité de sa musique une grossièreté ahurissante. C’est souvent ce que subissent les premières parties, soit. Les gens passaient leur temps à se lever de leur siège pour aller aux toilettes, au bar (plusieurs fois, au bar), s’apostrophant ou riant bruyamment. Je ne connaissais pas vraiment Scott Matthews, mais j’aurais bien étripé tout le monde, ce soir là. Car il emplissait le théâtre d’une voix aussi impressionante « en vrai » que sur disque, tout en acoustique, accompagné de sa guitare et d’un quatuor à cordes. Très beau. Si beau que c’en était à peine croyable.

J’ai d’autant mieux compris ses remerciements au Nouveau Casino en novembre 2009 alors qu’il semblait éberlué de l’extrême attention que lui portaient les gens dans la salle ce soir là. Il faut dire que l’atmosphère était quasi religieuse. Il était venu seul avec ses cinq guitares et nous étions tous suspendus à ses lèvres, retenant notre souffle. On n’entendait pas un bruit. C’était phénoménal. 

Rien de mieux qu’une vidéo pour faire comprendre pourquoi. A la regarder, des mois et des mois plus tard, je ressens toujours cette même impression de vivre un moment d’exception. Ecoutez moi cette voix sublime, racée, particulière. 

Et venez en profiter à votre tour, le 8 novembre 2010, à la Maroquinerie. 

Si vous aimez les frissons bien sûr. 


Scott Matthews – Into The Firing Line
envoyé par val3rie-live. – Clip, interview et concert.

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Applause dans le player de rentrée 2010 des Inrocks !

2010 septembre 3
Posted by isatagada
 
Applause @ Flèche d'Or

Applause @ Flèche d'Or, by Isatagada

Si vous achetez le numéro des Inrocks sorti ce mercredi 1er septembre 2010, vous y trouverez le traditionnel sampler de rentrée avec le titre Closer d’Applause dont on vous parle depuis plus de deux ans. 

Pour fêter ça, voici les deux dernières vidéos de ce titre en live. Régalez vous !  

Merci m’sieur JD. Pour un peu, on vous embrasserait :-)   

.  

  

 Closer à la Flèche d’or, 27 mai 2010 (by Applause) 

  

Closer à Mains d’Oeuvres, 11 mai 2010 (by Applause)  

  

J’ai une légère préférence pour cette deuxième version, plus lente, et un poil plus habitée. Il faut dire que niveau concentration, à la Flèche d’Or, mieux vaut se lever tôt le matin … Entre les gens qui discutent et la porte qui grince, bon !
Ne zappez pas la 1ère vidéo ceci dit. Sauf si vous n’aimez pas les gros plans – évidemment.

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Rock en Seine 2010 – Jour 3 : Temper Trap, I am un chien, Beirut, Roxy Music (so not Arcade fire ^^)

2010 septembre 2

 

Wallis Bird @ Rock en Seine 2010Petite déception à notre arrivée en ce troisième et dernier jour de festival, où la pluie nous épargne pour une fois. On est un peu désemparé, du coup, devant la scène de la cascade où le public est encore clairsemé. Il faut dire aussi que ce troisième jour démarre traditionnellement plus tôt, à 14h30 ; pas sûr que tout le monde soit au courant. L’ambiance fait très peace and love du reste, « so festival » comme on pourrait en avoir une image d’Epinal (ou plutôt « de Woodstock »), avec les gens assis par terre ça et là, encore un peu endormis pour certains. Wallis Bird est ton sur ton avec sa guitare folk et son grand sourire naïf, sauf pour le côté endormi. Pleine d’une énergie qu’elle essaye désespérément de faire partager, elle harangue la foule, se dépense sans compter, exhorte le public à faire toutes sortes de choses et tente de communiquer son enthousiasme avec un succès très relatif. La voix est belle pourtant, « entre Tori Amos et Laura Veirs » annonce programme, mais il manque à Wallis Bird ce petit truc qui fait toute la différence et permet à un artiste de se mettre un public inconnu dans la poche. Pas si facile.

The Temper Trap @ Rock en Seine 2010Aucun billet d’excuse accepté en revanche pour le concert de 15h de la grande scène, sur laquelle on arrive en trombe, au moment précis où les Australiens de The Temper Trap entament leur set avec un très gros (et très fort) mur de guitares à la Mogwaï, bientôt rejoint par un duo rythmique assez impressionnant. A quelques mètres de la scène, les basses remplissent tout le corps et font vibrer de l’intérieur, tandis que la voix inouïe du chanteur s’élève et achève de nous scotcher totalement. Cette fois nous y sommes, à ce moment magique et toujours un peu (in)espéré du festival, celui de la découverte extatique, celle qui nous embarque sans réserve et qu’on se surprend à attendre désormais chaque année (ndlr : c’était Radiohead version live en 2006, Bat for lashes et Kings of leons en 2007, Veto en 2009). The Temper Trap @ Rock en Seine 2010 Ambiance : derrière nous, une bande de joyeux diables Australiens bâtis comme des armoires à glace chantent toutes les paroles à tue-tête avec un air d’enfant heureux et vulnérable qui vivrait là le plus bel instant de sa vie. Miracle, si ce type de bruyante manifestation nous horripile d’ordinaire, on se surprend à les trouver sympathiques, touché par leur enthousiasme naïf irrésistible et leur besoin de nous prendre à partie sur chaque titre comme pour mieux nous convaincre (« Wait, this is only starting ; just wait ! Oh my God, it’s coming ! Oh my God ! »). Pas besoin d’en rajouter, on est déjà conquis par ces morceaux au rythme souvent crescendo que l’on découvre pourtant pour la première fois, bourrés de longues intro et de passages planants, qui nous saisissent dès les premiers accords pour ne plus nous lâcher. Merci Rock en Seine pour cette découverte, sorte de croisement entre Midnight Oil (avec beaucoup de U2 chez le guitariste) et Fine Young Canibals (côté chant), qui nous a procuré des sensations assez inoubliables. Allez, deux vidéos pour la peine ; et les fans Australiens en guest stars, parce qu’ils le valent bien.

 

The Black Angels @ Rock en Seine 2010Après ça, Les Black Angels ont intérêt à assurer pour être à la hauteur. Niveau gros son, les Américains en connaissent un rayon. Ce qui frappe d’emblée, c’est l’étonnante similitude entre la voix du chanteur et celle de Jim Morrison. Une fois l’instant de fascination passé (on a vu l’excellent « When you’re Strange » récemment), l’impact de la ressemblance avec le chanteur s’estompe, au contraire de la musique qui reste marquée par une guitare 100% Doors. Complètement immergé dans son monde, le Texan barbu, tête baissée et visière masquant entièrement le haut de son visage, aura bien du mal à nous offrir son regard. Pour un échange avec le public, on repassera. Alors malgré la musique servie par une rythmique lente et pesante, promesse de belles atmosphères noisy progressives, on reste un peu à la porte, pour une fois. Peut être parce que des groupes de ce style, cruauté toute festivalière, on en a assez vu déjà, en ce troisième jour, et que la fatigue aidant (et le jour, peu propice aux prestations dark), le genre nous lasse un peu. A revoir possiblement le 5 octobre au Nouveau Casino, dans de meilleures dispositions, compte tenu de ce qu’on a ramené en vidéo (du lourd, ci dessous).

C’est à présent l’heure du dilemme du jour. A l’autre bout du festival, Eels nous attend avec ses chansons qu’on nous a passées deux trois jours avant et qu’on attend de voir en live. Tandis que sur la scène de l’industrie, à quelques mètres de nous, I Am Un Chien se produit dans 10 minutes. Allez, c’est décidé, on s’en voudrait bien trop de rater la dernière sensation frenchie electro, d’autant que l’on sait que José Reis Fontao, chanteur de Stuck in the Sound et de You! (album à paraitre le 27 septembre prochain) a prévu de rejoindre son frère sur scène.

I am un chien @ Rock en seine 2010I am un chien @ Rock en seine 2010Nous voici donc à l’Industrie où le public, majoritairement étudiant, est déjà massé en nombre dix bonnes minutes avant le début du concert. David, le chanteur du groupe, surgit sur scène tel un diable sorti de sa boite et lance, avec une banane gigantesque : « Ca va Rock en Seine ou quoi ? », suivi un peu plus tard d’un retentissant, « Foutez le bordel !» – sans doute une marque de famille. Les fans hurlent de joie en tout cas, ravis de se libérer sur un set expiatoire conduit à 300 à l’heure, en totale communion avec un groupe qui le lui rend bien. I am un chien @ Rock en seine 2010Si on n’a pas forcément « compris » la musique lo-fi énervée de cette « bande de d’jeuns », on a adoré leur côté “cash”, leur grosse générosité, leur besoin physique de proximité avec la foule (et que je m’assieds au bord de la scène, et que je descends dans le public), leur performance quasi sportive (le saut du chanteur qui crève le plafond, le guitariste qui ne cesse d’aller et venir comme une vague) et leur énergie jouissive. Et quand le grand frère vient rejoindre le petit sur scène pour deux ou trois titres (dont un avec the real fake MC), lui succédant à Rock en Seine cinq ans après, pas moyen de rester indifférent. Fierté et confiance réciproque, la Fontao connexion a de beaux jours devant elle et une force dont elle n’a peut être même pas conscience. Un set de l’ordre du happening, saturé de basses mais surtout de tension et d’émotion.

Beirut @ Rock en Seine 2010Le temps de discuter un peu en profitant de la nouvelle pelouse et c’est de très loin que l’on entend les premières notes de Beirut. De l’autre côté du site, la foule est déjà si dense que l’on reste bloqué au niveau du stand de tee-shirts. Trop tard pour espérer s’approcher davantage de la grande scène, il faut encaisser la frustration que celle d’entendre sans voir, d’autant que le brillant Zach Condon cisèle une musique qui se mêle assez mal à une énorme foule de festoche indisciplinée. On se laisse emporter pourtant, par cette  folk splendide et raffinée qui fait se balancer en rythme, à la fois foisonnante et humble (c’est possible), proche de la perfection. Une musique du monde universelle, et un prodige de 24 ans seulement qui prouve une fois encore qu’il y a une surprime à avoir été bercé de musique (un papa saxophoniste, un grand père chef d’orchestre, ça laisse des traces).

The Ting Tings @ Rock en Seine 2010Place à l’Atrocité du festival (notez la majuscule), avec une lamentable prestation des Ting Tings qui frise l’escroquerie. On est comme tout le monde,  on connait par coeur ce disque bourré de tubes efficaces et dansants, et avant de les voir, on était ravis que notre fille de 10 ans les écoute en boucle plutôt que Grégoire ou Christophe Mahé. D’ailleurs, à Rock en Seine, on n’avait tout simplement jamais vu au mètre carré autant de jeunes enfants (portant tee-shirt ou sac à dos AC/DC) se trémousser sur les épaules de papa. Un grand bravo au chef de produit donc, “best employee of the year” : vous nous avez bien eu !  Son déplorable (les balances, ça n’est pas fait pour les chiens), retour “on l’espère” inexistant (ou alors, la chanteuse chante réellement aussi faux ?), costumes ridicules, manque de charisme absolu, la nullité de leur set est telle qu’il faut ici oublier toute charité chrétienne. La critique c’est le mal, c’est vrai, mais les Ting Tings en live, croyez moi, c’est bien pire !

Roxy Music @ Rock en Seine 2010On espère trouver réconfort auprès du grand Bryan Ferry, sans trop oser y croire cependant. On appréhende en effet un set un peu daté (la formation du groupe remonte à 1970), en se disant toutefois que rien ne pourra être aussi has been que ce à quoi l’on vient d’assister. Très loin de cela au contraire, c’est un Roxy Music en grande forme qui se présente devant le public de la Cascade, balayant toutes nos inquiétudes avec, sans doute, le set le plus sophistiqué et le plus classe de ce festival. Bryan Ferry (clavier, chant), Roxy Music @ Rock en Seine 2010Andy McKay (saxo), Phil Manzanera (Guitare), et Paul Thompson (percus), les membres historiques du groupe (on aurait aussi aperçu Brian Eno en backstage) ne se fichent pas des festivaliers et présentent à leurs côtés, au line up, un clavier, un bassiste, une violoniste, un batteur, quatre choristes, soit douze personnes en tout. Le grand jeu est de sortie ce soir, et les costard-cravates de rigueur, à l’exception notable du batteur qui porte un tee-shirt à l’inscription ”le tee-shirt c’est chic”. Un défilé d’images psychédéliques en fond de scène illustre des morceaux d’un rock mRoxy Music @ Rock en Seine 2010élodique aux longs solos à l’ancienne (ahhhh, les solos de saxo de Roxy Music !), pas forcément les plus connus d’ailleurs (pas d’Avalon). On ne les en écoute que mieux, et non seulement on goûte avec bonheur des arrangements et des musiciens de très très grande qualité mais encore, on se laisse aller complètement. Roxy Music @ Rock en Seine 2010Le meilleur, cependant, c’est qu’il se passe un truc. Comme si la frontière qui sépare habituellement les musiciens de leur public avait disparu et que s’était instaurée une certaine intimité. Une telle alchimie est rare, elle ne se décrète pas. Pour la première fois, un rappel est autorisé (JP Huchon, qu’on a vu danser sur le côté, y serait-il pour quelque chose ?) pour deux derniers titres et un Jealous Guy dont on parierait qu’il a atteint jusqu’à Lennon, là haut. On est hyper ému, au moment de l’au-revoir, par ce crooner géant qu’on a peu de chances de retrouver et qui s’avance au bord extrême de la scène comme pour nous toucher davantage. Respect messieurs, vous êtes grands ; et tous mes remerciements pour ce concert qui restera je crois mon plus beau souvenir de ces trois jours. 

Au stade où on en est, de bonheur et fatigue mêlée, comblé, on décide de s’enfuir doucement sans risquer le concert de trop.

On échappera donc à la douche qui avait manqué à l’appel en début de journée et finalement décidé de s’inviter sur la grande scène avec Arcade Fire pour la clôture, là bas, à l’autre bout.

Au fait, il y a environ 500 mètres entre l’Industrie et la Grande Scène.

Au fait, on a vraiment adoré Rock en Seine cette année encore. Pour la prog plus équilibrée que des précédentes éditions, l’ambiance, les amis d’ici et d’ailleurs, que l’on retrouve en coup de vent ou plus longuement et à qui l’on fait de petits compte-rendus (“tu as vu quoi toi ? c’était bien ?”) ce sentiment d’être sur une autre planète pendant un grand week-end qui prolongerait les vacances, et ce flot de musique qui parvient à faire naître l’émotion, chaque année.

Bonne rentrée à tous. Et à l’année prochaine, c’est dit !

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Toutes les photos du festival by Isatagada ICI  

Encore merci à “Tonton Zegut” (my Heroe, le seul que j’ai jamais laissé me traiter de graisseuse) qui a fait de LA (sur son blog à lui), un lien vers ces pages (de mon blog à moi).

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Rock en Seine 2010 – Jour 2 : Viva and the Diva, Stereophonics, Queens Of The Stone Age, LCD Soundsystem, Massive Attack & more

2010 août 31

Cette deuxième journée de Rock en Seine commence à 15h comme la veille, par une bonne grosse douche d’accueil devant la scène de la cascade. 

Chew Lips @ Rock en Seine 2010La jeune et blonde chanteuse de Chew Lips s’en excuse avec une moue charmante : « désolée pour la pluie ! ». En live, sa musique électro-pop, qui se veut sans autre prétention que celle de faire danser gentiment, conquiert les festivaliers d’emblée, d’autant que le soleil fait rapidement son come-back. Une ouverture plutôt agréable qui se conclut par un joli sourire : « Merci Paris, vous êtes sexy ! », et met de bonne humeur pour affronter ce samedi marathon. 

Au vu du programme, en effet, on a calculé que l’on allait s’offrir sept bons trajets entre les deux extrémités du site (toujours personne pour me donner la distance ?) ; une bonne raison de ne pas céder aux bottes roses « Rock en Seine » très en vogue cette année mais franchement trop inconfortables pour l’exercice. 

K'naan @ Rock en Seine 2010Nous voilà donc fonçant vers la grande scène, histoire de faire la connaissance de K’naan qui fait le coup du « balance ta pate » après une fausse piste balisée de quelques gros accords de métal. Le public, sans distinction de style, est décidément de bonne humeur car il obtempère sans se poser de question, pour se déhancher avec bonheur sur un mélange de hip-hop cool, de jazz des années 60 et de musique plus afro. 

Viva and the Diva @ Rock en Seine 2010Alléchés par le programme annonçant un groupe composé d’anciens de Rita Mitsouko et Poni Hoax encadrant une certaine « Sir Alice », nous courrons à présent dans l’autre sens pour ne pas manquer « Viva and The Diva ». Le public nombreux devant la scène de l’industrie a l’air fasciné par le show de la chanteuse (blonde aussi, mais version trash) dont on me dit qu’elle est complètement défoncée. Peu importe qu’elle le soit ou pas, car elle se défonce, en tout cas, pour un set bien crade et tout en tension que ne renierait pas un Beastie Boys au féminin… ou plus simplement une certaine Catherine Ringer. Wahhhhh.

 

Stereophonics @ Rock en Seine 2010On enchaîne avec Stereophonics sur la grande scène, dont j’ai la faiblesse d’adorer les chansons ro(ck)mantiques depuis un bout de temps sans toutefois les avoir jamais vus en live. La prestation est impeccable, la voix de Kelly Jones est parfaite, un choya rauque juste ce qu’il faut et d’une justesse irréprochable, tandis que les musiciens exécutent les morceaux comme sur disque. Si vous me lisez un peu, vous aurez compris où je veux en venir : en festival, il faut donner un peu plus qu’une « prestation » pour m’embarquer vraiment. Alors, quand à la relative inexpressivité du chanteur s’ajoutent les petits sourires supérieurs d’un bassiste gominé (faire « vieux beau » à 36 balais, ben merde !), forcément, ça coince. On est triste d’être déçu, d’autant qu’en rédigeant cet article, on fredonne encore le génial titre spécial filles ci-après. 

Retour vers la cascade où les jeunes irlandais de Two Doors Cinema Club délivrent malgré leur très jeune âge un set décomplexé sur des rythmes dansant à la Phoenix. Ajoutez une belle voix fraîche voix et des mélodies plutôt efficaces et vous obtiendrez la dernière sensation pop électro du moment ; Un buzz mérité. 

C’est Jonsi qui fera les frais de la pause du jour. Pour une fois on ne regrette rien : sans son matériel resté coincé au Portugal, et desservi par une voix hyper aigue pas très assurée en live, on finit même par attendre avec impatience la fin du concert depuis notre pelouse. 

 

Queens Of The Stone Age @ Rock en Seine 2010On se coupe en deux pour les concerts suivants. 

Impossible évidemment de manquer les Queens Of The Stone Age qui balancent du très gros son à grand renfort d’une batterie « qui envoie du bois » et d’une basse très appuyée comme on aime. Bien planté sur ses deux jambes, Josh Home est « un homme un vrai », mais pas que. On a rarement entendu une voix aussi magnifique, d’une amplitude incroyable, à la fois puissante et racée (peut-on dire “raffinée” ?), tout bonnement exceptionnelle. Josh Homme définit lui-même ce qui fait toute la subtilité du groupe et le distingue de ceux qui pullulent sur le créneau : « Le rock devrait être suffisamment lourd pour les garçons et assez doux pour les filles  ». Tout est dit, pour ceux qui n’avaient pas remarqué ce vrai-faux paradoxe que l’on retrouve dans le nom même du groupe. A voir sur scène, pour un concert d’une grosse intensité et un pied absolu. 

Pendant ce temps, de l’autre côté du Parc National de Saint-Cloud, les Naïve New Beaters fédèrent tous ceux qui ont envie de s’amuser plus légèrement. Dans une joyeuse ambiance de fac (voire de lycée, voire …), le trio fait le show, invite toutes les filles à monter sur les épaules des garçons, se chatouille, passe d’un délire clownesque à un autre. Si la justesse de la voix n’est pas toujours au rendez-vous, on s’en fout un peu finalement, tant on passe un bon moment avec leur set très électro, enlevé et franchement sympa. 

LCD Sound System @ Rock en Seine  2010Place ensuite aux américains de LCD SoundSystem qu’on attend avec impatience, tant ils ont influencé nombre de jeunes groupes. On n’est pas les seuls visiblement, car la foule est déjà dense bien avant le début du concert. Les américains surprennent par le très haut niveau de leurs arrangements sur scène, renforcés par des chœurs (on n’a plus l’habitude), et plus proches d’une high-fi pour mélomane averti que du rendu un peu sale auquel on s’attendait de la part d’un groupe estampillé « disco-punk ». Pas de doute : on avait lu que James Murphy était « intelligent », et on comprend désormais pourquoi. On s’attendait à danser un peu plus en revanche, plutôt que de se retrouver devant des morceaux à rallonge très construits mais au final, un peu répétitifs, voire désuets. Horrible à dire, parce qu’on est sûrement en train de passer à côté d’un truc, mais on s’ennuie un peu. 

 

Massive Attack @ Rock en Seine 2010Les mêmes causes (mais pas exactement) ne produisant pas forcément les même effets, on est ravis de voir enfin sur scène Massive Attack et leurs interminables morceaux qui emportent très loin. La nuit désormais plus épaisse et les lumières bleues orientées de telle façon qu’elles laissent les musiciens dans la pénombre offrent à leur trip-hop hypnotique un écrin idéal. A mesure que les morceaux dévoilent leur crescendo planant, illustrés par les belles voix noires qui se succèdent, on se laisse aller sans peine à unMassive Attack @ Rock en Seine 2010 abandon nécessaire. Une drogue aussi addictive que bien d’autres, mais sans danger ni effet secondaire, à part sans doute l’envie d’en prendre encore. Une drogue qui fait du bien et qui embarque Robert Del Naja dans de longues danses tribales façon Thom Yorke, tandis que l’écran géant délivre son message militant en faveur d’un monde meilleur et engagé, en français s’il vous plait. Et si l’on peut lire « l’éducation peut et devrait être dangereuse », « la liberté meurt si elle n’est pas utilisée », ou encore des titres de presse reprenant notamment des rappels à l’ordre de la France par l’Onu, seul l’hommage à Jimmy Hendrix déclenche une ovation dans la foule, pas vraiment décidée à laisser la politique prendre le pas sur cet immense moment de musique. 

 

Encore un peu bloquée dans leur univers 100% trippant, on aura bien besoin des excellents 2 Many DJ’s pour revenir sur terre et nous aider à quitter cette deuxième journée de Rock en Seine en dansant, un grand sourire heureux aux lèvres. 

  

Toutes les photos du festival by Isatagada ICI  

Mille merci à “Tonton“ (Francis Zegut) qui a eu la gentillesse de parler de mes chroniques LA (suis happy et fière).

 

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Rock en Seine 2010 : Jour 1 – Kele, Foals, Black Rebel Motorcycle Club et les autres

2010 août 29

Rock en Seine 2010


Pour cette édition 2010 de Rock en Seine, il était une annulation qu’on aurait volontiers accueillie à bras ouverts : celle de la pluie, qui tient pourtant ses engagement dès la première heure de festival.


Minus The BearC’est sous un joli déluge que les américains de Minus The Bear ouvrent le bal cette année, sur une scène de la cascade qui n’a jamais aussi porté son nom. Cheveux longs et barbe californienne aidant, leur musique s’oriente du côté des Beach Boys pour démarrer en douceur une première journée déjà visuellement marquée par les ponchos des uns et les tee-shirt trempés des autres.


Roken is Dodelijk Les Lillois de Roken is dodelijk (« Fumer Tue », en néérlandais) prennent la suite sur la scène de l’industrie. Le groupe revendique une certaine classe, vestimentaire d’abord, avec un chanteur au veston élégant, musicale ensuite, avec des chansons pop érudites qui nous laissent globalement de marbre.


KeleBand of Horses ne nous séduit pas davantage, et nous repousse vers la grande scène où l’on n’avait pourtant pas prévu d’aller voir Kele. Avec son short de sport et sa chemise à fleur, ce dernier n’a sans doute pas l’élégance des français, mais pour gérer un concert, embarquer un public et donner du peps à un festival, il n’a pas son pareil. Qu’on aime ou pas le projet solo du leader de Bloc Party, difficile de résister à l’appel du dancefloor, à sa généreuse énergie et à sa bonne humeur : énorme, Kele se remixe lui-même, et ça l’éclate ! Verdict immédiat : tout le monde danse ; le festival est cette fois bien lancé.



The Foals
Pas le temps d’une pause, car il faut traverser à nouveau le parc (si quelqu’un connait la distance entre les deux extrémités du site …) pour retrouver la Cascade et les Foals qui s’y produisent. On nous avait prévenus : ceux là sont à ne pas manquer. Bonne pioche, vu l’ampleur de la démonstration qui nous ballade de rythmes hyper aiguisés en titres planants, portés par un chanteur charismatique et intense. Une « new-wave rock » comme on les aime, à la fois dark et dansante.



Le moment semble parfait pour s’arrêter et un peu et reprendre son souffle. Erreur de jugement semble t’il, qui nous fait passer à côté de deux excellents concerts (on nous l’a dit) : Beast et Skunk Anansie (Skin a marché sur la foule). Tout ça pour un mauvais libanais. Le plantage du jour.


The KooksOn ne se rattrape pas franchement avec les Kooks, lesquels ne souhaitent pas laisser les photographes les shooter. « Trop de boutons peut-être ? », suggère ironiquement mon voisin. Ils sont bien jeunes en effet, les anglais de Brighton ; et pour un peu, on penserait à nos BB Brunes Nationaux. Mais c’est au moment où l’on se dit que leur pop ne casse pas trois pattes à un canard qu’on se surprend à chanter : « Ooh La ! ».  D’autant que le chanteur a une voix impressionnante, on l’admet volontiers.



Avec tout ça, il est déjà 20h et on veut absolument voir Black Rebel Motorcycle Club dans une heure. Stratégiquement, un autre déplacement vers la grande scène, même pour Cypress Hill parait dangereux. D’autant qu’avec cinq heures de concerts dans les pattes, on manque du jus nécessaire.


French CowboysCe sera donc les French Cowboys sur la petite scène, anciens Little Rabbits dont l’écoute toute fraîche (le matin même) nous a donné envie d’en savoir plus. A l’arrivée, on n’a pas forcément retrouvé en live l’effet « pop racée et élégante » (question : les français doivent ils à tout prix être « élégants » ?), mais plutôt un groupe qui a roulé sa bosse et dont le souvenir de vraies « gueules » (de western, justement) et d’une ambiance chaleureuse et presque intime (un petit feu de camp peut-être ?) nous restera sans nul doute. « Vous faites un pogo pour se dire au revoir ? Sans déconner ! » lance le chanteur avant le dernier titre. Quand on s’est apprivoisés, on a plus facilement envie, en effet, de marquer un au revoir.


Black Rebel Motorcycle ClubChangement total de registre pour les très attendus Black Rebel Motorcycle Club. Après le très récent décès de Michael Been, leader de The Call mais aussi père du chanteur de BRMC pour lequel il s’occupait du son, l’annulation du jour aurait pu être la leur. Black Rebel Motorcycle ClubL’ouverture du concert, très rock à la ZZ Top, n’en est que plus profondément sombre, avec la silhouette encapuchonnée de Robert Levon Been qui se détache violemment sur fond de lumières crues. Le set prend une dimension supplémentaire, et les titres jalonnés d’une rythmique lourde magnifique prennent parfois des allures de litanie pour transe indienne. L’émotion est palpable et s’intensifie à mesure que le leader se dévoile progressivement pour finir par s’offrir complètement en descendant dans la foule. “Spread your love like a fever …” 



Après un moment aussi fort, le petit côté « rock commercial » des bavards américains de Blink 182 est inenvisageable.


Adieu Rock en Seine donc, et sa première journée en définitive assez inégale.


Toutes les photos du festival by Isatagada ICI

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Asyl en première partie d’Indochine

2010 août 26
Posted by isatagada

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“Univers artistique violemment sonore et finement lettré, la frontière entre Joy Division, Sex Pistols et Eighties Matchbox, et une vraie attirance pour le punk français des années 80, les Strychnine et consorts. C’est sur scène qu’ Asyl met tout le monde d’ accord”

(Franchuta.com)

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.Qui “brûle brûle brûle”, comme je viens de vous le raconter plus bas, ne peut qu’aimer Asyl.

Entre glamour et poison, ceux là sont de ceux qui s’implantent durablement en vous si toutefois vous leur en donnez la chance ; cette chance dont je viens vous toucher un mot ce soir.

Car Asyl fera (à nouveau) la première partie d’Indochine le 8 septembre 2010 à Montpellier et le 15 septembre 2010 à Paris-Bercy.

Pas besoin de vous faire un dessin : c’est un sacré challenge de faire la première partie d’un groupe aux fans aussi engagés. 

Je m’adresse donc à vous, chers fans d’Indo (et j’en connais !), si vous passez dans le coin ; j’ai une supplique à formuler. Je sais bien que c’est long, une première partie, quand on attend son groupe favori. Mais si vous laissiez Asyl vous apprivoiser un chouya avant le concert, par exemple en écoutant leur dernier album “Brûle Brûle Brûle” ?

Ce serait chouette, vraiment. Vous ne le regretteriez pas.

Parce qu’Asyl, c’est vraiment très très bien.

La preuve, Indochine les a choisis.

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La rentrée, mï lïfe, embauche moi (fallait le dire)

2010 août 24
Posted by isatagada

Un jour que j’étais dans ma famille américaine, on m’a dit quelque chose que je n’avais jamais réalisé : le phénomène de la rentrée (ou back-to-school – en anglais dans le texte), est strictement franco-français. Peu importe que l’année commence en janvier pour le vaste monde : nous, les Frenchies, nous coltinons DEUX débuts d’année. En janvier et en septembre. Peut-être qu’on se sent obligé de prendre deux fois plus de bonnes résolutions. Peut-être que la tonne de pression est multipliée par deux. Enfin, c’est non négociable anyway.

J’ai donc laissé mon insouciance (et mes enfants) à Trégastel pour reprendre le chemin du bureau vide et affronter “ma” rentrée,  assortie de mes échéances personnelles.

C’est hard un bureau vide. C’est violent. Malgré les bonnes résolutions, les CV, les coups de fil à un ami, voilà qu’un jour, c’est le bureau d’en face qui est vide : la collègue de toujours est partie avant. Une bonne occasion de s’auto-flageller ; si ça peut faire plus mal et servir d’électro-choc après tout, pourquoi pas.  Comme on n’a plus quinze ans (ni même vingt, ni trente d’ailleurs… ou alors juste encore un peu), on sait aussi qu’on n’est pas obligé de se fixer des objectifs surhumains (changer de boite ET de métier), sauf à vouloir à tout prix s’empêcher de réussir. Mais bon. Comme on peut absolument tout se dire et son contraire, on se dit qu’on n’y arrivera pas non plus si on n’essaye pas au moins un peu. Le fameux : “100% des gagnants ont tenté leur chance” ; imparable.

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En vacances

2010 août 13

Quelques petites choses que je voulais vous poster ”malgré mes vacances”, et qui me tenaient à coeur : 
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Les dessins d’Anne Cécile Kovalevsky d’abord, mandatée par la FNAC pour couvrir le Festival Fnac Indétendances. 
En exemple, Bazbaz ci contre ; pour la suivre de plus près, rendez vous sur  http://arty-few.blogspot.com/
Bravo à elle. 
  
  
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Ensuite, un petit bout d’interview de Romain Humeau, d’Eiffel, que vous pourrez retrouver en concert au Zénith le 15 octobre 2010. Un petit bout de ce que j’appelle très présomptueusement le “vrai” Romain Humeau, celui qui se dévoile très simplement, un peu comme je l’avais découvert dans le DVD joint à son album solo, ou dans ses newsletter. Loin des polémiques et du paraitre. Franchement intelligent et intéressant. Ni primaire ni primate, non. Mais simple dans ce que l’acceptation a pour moi de plus noble. 
 
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Enfin, le clip de To Disappear, des YOU! que j’apprivoise petit à petit dans sa version album après l’avoir littéralement adoré en acoustique. Un clip poignant qui raconte une histoire, avec Pierre (Lapin), excellent dans le rôle titre. Et une chronique de l’album à suivre bientôt, qui accompagnera sa sortie le 27 septembre prochain ; du lourd ce disque, je me sens sacrément privilégiée de l’avoir avec moi en avant-première. 
 
YOU! ” To Disappear” from KUSKUS on Vimeo
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Je repars sur la pointe des pieds, retrouver ma planète vacances peuplée de family & kids, de châteaux, de montagnes, de lacs, de fronts de mer, de joyeuses retrouvailles entre cousins, de pêche à la crevette et de travaux de peinture ! 

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J’espère que tout va bien pour vous là où vous êtes, quoi que vous fassiez. 

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FESTIVAL FNAC INDETENDANCES 2010 * Avec : Arpad Flynn – Pamela Hute – Vismets – JP Nataf & friends

2010 juillet 25

Le gros coup de cœur du jour a pour nom Arpad Flynn, et il est Stéphanois.

Arpad Flynn @ Fnac Indétendaces 2010Bienvenue sur le parvis de l’Hôtel de ville pour cette deuxième journée de festival Fnac Indétendances 2010 qui démarre fort et sous un grand soleil. Gros contraste avec la musique du groupe estampillée « dark », qu’on verrait bien volontiers dans une ambiance de salle obscure, en fin de soirée, après quelques verres. Ca ne semble pas les gêner pourtant, leArpad Flynn @ Fnac Indétendaces 2010s Arpad Flynn, pour balancer sans complexes leur musique entre new-wave et rock underground, influencée par tout ce qui se fait de bon dans le genre, de Talking Heads à Joy Division, en passant par Sonic Youth,  finalement 100% power pop. Et si les titres sont dansants, portés par un clavier et une basse très marqués années 80 (le bassiste a le total look et s’appelle Simon, ça ne s’invente pas), Arpad Flynn tire sa force d’un chanteur hors normes hyper enthousiasmant. Alex, leader en chef, n’a pas seulement la gueule du rockeur crade juste ce qu’il faut (pattes qui descendent bien bas sur les joues, barbe de trois jours, tee-shirt Blonde Redhead), il en est l’incarnation vivante. Habité, parfois en transe, électrique, il hypnotise le public qui ne peut détacher son regard de ce type à la voix bluffante digne d’un Robert Smith à ses débuts. Il faut bien le dire, malgré les annonces lues ici et là, rien ne nous avait préparé à une claque de cette ampleur. A suivre absolument.

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Pamela Hute @ Fnac Indétendances 2010Pamela Hute prend la suite et aurait certainement été LA découverte du jour si on ne les connaissait pas déjà. Champions de la cold-wave française, les trois complices aux personnalités fortes et aux prénoms peu communs (Igor, Ernest et Pamela) écument les scènes de France et de Navarre depuis de nombreuses années, livrant un set net et sans bavures, le seul Pamela Hute @ Fnac Indétendances 2010qui puisse vraiment convenir à de tels perfectionnistes. Ernest, gaucher et fan d’Elvis (visez un peu le personnage collé sur sa grosse caisse), est un magicien du rythme malgré une batterie minimaliste. Igor, aux claviers, est l’homme orchestre surdoué qui rend le bassiste inutile. Quant à Pamela elle-même, bien à l’abri derrière ses lunettes à grosse monture, vous vous rendrez vite compte qu’elle n’est pas du genre à vous mettre une grande claque dans le dos. Niveau musique, en revanche, elle n’a pas son pareil pour ciseler des titres aux mélodies impeccables (« Don’t Help Me », « Hysterical », « Parachute »), vous dégoter la guitare qui a le meilleur son (en live c’est impressionnant), ou vous convaincre avec un chant à l’avenant. Après tout, c’est bien tout ce qu’on lui demande ; sans compter qu’aujourd’hui, on l’a trouvée très en forme.

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Vismets @ Fnac Indétendances 2010Place aux Belges de Vismets que le programmateur, Olivier Bas, annonce comme « encore meilleur que Ghinzu et dEUS ». C’est ça garçon, tu as encore fumé la moquette on dirait (on se moque mais entendons-nous bien : c’est souvent ce dithyrambisme du découvreur qu’on aime, chez lui). Pour une fois on n’est pas d’accord mais alors, vraiment pas du tout. Certes, il y a bel et bien un air de famille ; ce qui est normal, puisque le chanteur et son frère au clavier sont les cousins de John Stargasm, leader dVismets @ Fnac Indétendances 2010e … Ghinzu justement. Donc. Le même sang coule dans leurs jolies veines et Vismets fait du rock électro ; ils ont même de bons titres, on est d’accord. Mais ensuite ? Quid de la personnalité de la voix du chanteur ? De l’authenticité du projet ? Enfin quoi, sans vouloir faire de procès aux groupes de beaux mecs, la seule chose qui sort véritablement du lot les concernant, c’est simplement cela : une concentration anormale de charmants jeunes hommes au look et à l’attitude savamment étudiée pour faire tomber les minettes ; pari réussi à l’écoute des gloussements dans le public. Cerise sur le gâteau : une désagréable impression ne nous quitte pas devant ce leader qui en fait trop et semble JOUER au mec habité-super-généreux. Pas de chance pour lui, on en avait vu un authentique chez les Arpad Flynn en début de soirée, et la comparaison est sans appel. A part ça, Vismets c’est pas mal quand même, allez. Mais sensationnel, non, vraiment pas.


JP Nataf & friends @ Fnac Indétendances 2010Pour terminer cette deuxième journée de festival, prière d’enfourcher son vaisseau spatial personnel histoire de changer radicalement de planète. Après trois heures de power pop, rock, new wave, cold wave et rock électro, direction … chanson française ! On a un peu de mal à comprendre la cohérence de la tête d’affiche avec le reste de la journée, pour tout dire, car le soufflé semble retomber dans le public. Il en convient sans peine, notre JP Nataf national, la voix des Innocents, qui passera son temps à nous demander si nous avons pris notre duvet, ou à s’étonner de nous voir rester jusqu’à la fin de telle chanson (« d’habitude, les gens s’endorment avant »). Elles sont bien jolies pourtant, les chansons de celui que Benjamin Biolay appelle le « Brian Wilson français », si douces, légères et à la fois subtiles, un régal pour les oreilles. On s’en serait volontiers délectées au bord de l’eau, confortablement installés dans un transat, profitant de ses invités comme autant d’amis de passage dans une chaleureuse maison de JP Nataf & friends @ Fnac Indétendances 2010province, les Mathieu Boogaerts (un vrai pied sur scène), Albin de la Simone ou Mina Tindle. Et particulièrement de « Seul Alone », près de dix minutes sur l’album « Clair », et qui, on vous demande bien pardon Môsieur Nataf, ne donne pas du tout envie de dormir mais au contraire, de se balancer de droite et de gauche comme sur un doux rythme de bossa nova un soir d’été. Alors, si l’on conviendra que le moment n’était peut être pas le mieux choisi et qu’il faut modérer une fois encore les propos du programmateur (« le meilleur album du siècle », rien que ça !), dire simplement qu’on a eu beaucoup de plaisir à ces instants de complicité et de très grande chanson française et qu’en effet, la po(p)ésie délicate du discret JP Nataf, dont la voix est de plus en plus belle, méritait très largement d’être mise en lumière.

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Article publié sur Discordance.fr (cliquez pour les photos by Pascal Boujon)

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FESTIVAL FNAC INDETENDANCES 2010 * Avec : Lisa Portelli – La Maison Tellier – Feloche – Bazbaz – Arno

2010 juillet 24

 

Qu’il semble loin, le temps où le festival Fnac Indétendances prenait ses quartiers d’été et un air de province sous le pont Sully. Las, Paris plage a bel et bien perdu son sable, victime de son succès. « Victime », c’est à voir, car son déménagement, effectif depuis l’an dernier, sert indéniablement les artistes qui s’y produisent, leur offrant une exposition et un cadre qui n’ont que peu d’équivalent. Certes, le charme des bords de Seine a cédé devant la majesté toute parisienne de l’hôtel de ville, mais pour les artistes indé, c’est une chance de conquérir un public chaque année plus nombreux.

C’est bien de charme dont il s’agit à propos de Lisa Portelli. Invitée surprise de cette septième édition, la jeune femme a  réussi l’exploit de captiver un auditoire avec sa seule voix et une guitare électrique. A vrai dire, la jeune femme n’en est pas à son coup d’essai puisqu’elle était déjà découverte du printemps de Bourges en 2006. Premier prix de guitare au conservatoire, lauréate Paris Jeunes Talents 2010, la belle joue des chansons à textes intimistes avec la grâce – et les dents de la chance – d’une Vanessa Paradis. Et quand le vent se lève un peu pour emporter ses mèches de cheveux blonds-roux, sa beauté très naturelle complète un tableau qui flirte avec une parfaite définition du « beau ». Un très joli moment.

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« Il y a deux conditions pour jouer dans la Maison Tellier : avoir la classe, et s’appeler Tellier ! ». Pour être honnête, on n’est pas sûr du côté classieux du groupe ; la Maison Tellier serait plutôt un monde d’Hommes où les cuivres sonnent fort, les guitaristes jouent de la Gibson comme du banjo, les deux pieds bien plantés dans le sol, et les chanteurs barbus portent la chemise à carreaux façon viril bûcheron. Pour leur 3ème album « L’Art de la Fugue », le Dieu des mormons et du western est omniprésent et les références fusent dans tous les sens. On retiendra une bible brandie sur le 1er morceau, leur excellent single « Suite Royale » (« on dit que pour détruire un homme, il faut lui donner ce qu’il veut ») introduit par une citation du « célèbre philosophe Patrick Bruel », et un grand moment crescendo avec la trompette d’Ennio Morricone. Pour les revoir, ce sera le 24 novembre à l’Alhambra.

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Un message préventif plus loin (« protégez vos oreilles ») Féloche fait une entrée remarquée. Au milieu de poteaux à plumes, il déboule la bouche en cœur, roulant des yeux dans tous les sens, sa mandoline électrique en bandoulière et son éclatant sourire en étendard. Féloche, coup de coeur de l’édition 2008, a le privilège de revenir cette année avec un premier album, un enthousiasme intact, et un violon en prime. Excessivement généreux, toujours très original, Féloche harangue le public – et les chamans -, danse, se déguise, et offre son « bayou urbain » comme autant de bulles de bonheur salvatrices. Sa complice Léa est carrément formidable, balançant à la foule sa joie de vivre et son sens du rythme avec un naturel incroyable, se baladant avec aisance d’un instrument improbable à un autre. Résultat des courses, on sourit tellement qu’on en a mal à la mâchoire. Une presta joyeuse et enlevée qui se clôt avec une reprise de « Singing in the rain » de circonstance. Le bonheur, c’est communicatif (merci).

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L’intervention du PDG de la FNAC, Christophe Cuvillier, est diversement appréciée. Il vient pourtant rappeler l’engagement de la FNAC auprès des artistes indépendants, qu’il a cœur de faire découvrir à travers ce festival qui leur offre une exposition de premier choix.

Il en faudrait plus pour déstabiliser Bazbaz qui arrive le pétard à la bouche, très, trèèèsss cool sur des rythmes reggae. Avec son dernier album « La Chose », son message est universel et tient en deux mots : la fête, et le sexe. Ses textes parlent donc forcément d’amour et son déhanchement lascif comme celui de ses musiciens multiethniques embarquent le parvis de l’hôtel de ville dans une ambiance 100% « peace and love ». Le garçon a probablement abusé de certaines substances et perd le fil au beau milieu de son quatrième morceau (« Ch’ais plus où on est en ? Et vous vous en êtes ou ?! »). On se dit alors que le concert va en rester là, pour changer d’avis aussitôt : Camille Bazbaz est un habitué de la scène et se reprend de façon magistrale en enchaînant deux de ses titres les plus connus, « Sirènes » et « sur le bout de la langue », de vraies bonnes chansons comme on n‘en fait plus. (A la Cigale le 26 novembre)

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C’est Arno qui fermera le bal de cette première soirée tendance Indé. Niveau substances, il en connaît un rayon, même si les siennes seraient plutôt du genre liquides. A la fois complètement perdu et complètement présent, Arno se donne et s’abandonne sur scène avec une force et un charisme rare. En anglais, français ou néerlandais, le poète Belge passe de la chanson au rock, de la musique orientale au reggae, de l’électro au bal musette avec l’appui de musiciens qu’on entend clairement immenses. La bête de scène à la voix brisée envoie si fort qu’il doit parfois s’asseoir sur sa vieille chaise en bois, sans jamais pourtant s’arrêter de danser. En guise de final, une reprise des « Filles du bord de mer » (Adamo) rend à Paris son air de province avec, dans le public, comme un sentiment de fraternité. La nuit désormais tombée accompagne en douceur le départ d’Arno et cette fin de journée entre soleil et pluie, rage et tendresse. Infiniment touchant.

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Article publié sur Discordance.fr (cliquez pour les photos by Pascal Boujon)

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Les ouvreurs du festival Fnac Indétendances en vidéo

2010 juillet 22

J-1 avant le 1er week-end d’ouverture du Festival Fnac Indétendances, ex “Paris Plage” (je n’ai jamais retrouvé plage devant l’Hôtel de Ville, à vrai dire) ; on y est presque, enfin ! 

Et pour vous donner envie de venir dès 17h découvrir ces artistes qui ne bénéficient pas du budget promo des grandes majors, installez vous confortablement pour visionner ces quelques vidéos :

VENDREDI

 

La Maison Tellier et ses multiples références (“on dit que pourdétruire un homme, il faut lui donner ce qu’il veut”) :


La Maison Tellier – Suite Royale [Clip Officiel]
envoyé par 3emebureau. – Regardez la dernière sélection musicale.

  

Feloche, sa mandoline électrique et sa bouille de doux-dingue-heureux :

 

Bazbaz, sorte de punk à cheveux longs qui verse parfois dans la chanson à thème (le sexe, en fait) :


Bazbaz “Touche à tout” Live Propul’son Pr de Bourges 2010
envoyé par Gimmick_Productions. – Regardez la dernière sélection musicale.

 

Arno, le Belge qu’on ne présente plus, aussi grand poête qu’il est grande gueule, infiniment attachant :


Arno – Eurockéennes
envoyé par Eurockeennes. – Regardez plus de clips, en HD !

SAMEDI

 

Arpad Flynn, le coup de coeur des disquaires, avec parait-il, un chanteur cold-wave à la voix hypnotique :


Arpad Flynn Le FIL L’Envers du Fil
envoyé par smaclefil. – Regardez d’autres vidéos de musique.

Pamela Hute, le trio (très cold là encore) qui a mille fois prouvé son excellence scénique :


Pamela Hute – Hysterical – Rolling Chat Session #10
envoyé par canalchat. – Regardez la dernière sélection musicale.

  

Vismets, validé par le grand photographe Nico brunet, vert de en pouvoir assister à leur presta ; comme je sais qu’il a bon goût et que je lis sur le dossier de presse : “Au début était dEUS. Puis Ghinzu fût. C’est maintenant au tour de Vismets [...]“, je crains fort de verser prochainement dans le dithyrambisme :


Vismets – Vultures of Tronica
envoyé par roymusic. – Regardez la dernière sélection musicale.

Carte Blanche à JP Nataf, ancien membre des Innocents, que l’on verra sans doute avec, notamment, Albin de la Simone et matthieu Boggaerts :


Viens me le dire – JP Nataf (D6bels on Stage)
envoyé par RTBF. – Regardez d’autres vidéos de musique.

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Les Russian Sex Toys au Cargo avec CQFD

2010 juillet 21
Posted by isatagada
Pierre, Russian Sex Toys

Pierre Le Seven / Russian Sex Toys - Photo Isatagada

J’ai l’air de vous raconter ma vie comme ça mais en fait, non.  

Sinon j’aurais depuis longtemps écrit sur le fils naturel de Thierry Amiel et de Pamela Hute, le leader charismatique des Russian Sex Toys, le grand beau jeune intelligent drôle et talentueux Pierre L S (sans le D).

En fait, ça fait trois heures que je cherche dans ce blog le billet sur le concert du Klub (photos sur Flick’r pourtant), celui sur ma bio qu’il a écrite rien que pour moi, l’article qui lui aura fait remporter la battle du CQFD, l’endroit où je mentionne lourdinguement sa fameuse filiation, le fameux clip du “Fuck Radiohead” ou encore à quel point son inimitable humour Facebokien a su me conquérir d’emblée alors que j’ignorais encore tout le reste.

Et rien.

Je dois en convenir, parfois on passe à côté de la plaque et on oublie de parler des gens qu’on aime vraiment, comme s’il était naturel que tout le monde connaisse ceux que l’on connait (enfin, je me comprends).

Le temps est venu (lire “le temps z’est venu”, si vous êtes puriste ou lisez à haute voix) de réparer cette fâcheuse incongruité.

Car aujourd’hui est le jour où le Tweet d’hier (“demain on annonce un concert qui sera super coolos. demain.“) s’est réalisé. Aujourd’hui, Les Russian Sex Toys peuvent enfin l’annoncer : ça va encore trembler un 9.11.

Il faudra donc être au CARGO à CAEN pour la CQFD LIVE PARTY le samedi 11 septembre 2010, où les Russian Sex Toys se produiront en compagnie de Belone et des supers Lanskies (et eux au moins, j’en ai parlé ! han !).

Bande de veinards.

Allez, je vous offre une séance de rattrapage : voici, en quelques points sélectionnés pour leur indiscutable représentativité, un premier portrait des fameux RssnSxtx dont tout le monde parle sans vous en parler.

Car on en parlera beaucoup demain. 

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BIO :

Trio / Quatuor (ça dépend) post punk formé en 2008 à Rennes, ce groupe de branleurs oscille entre guitares tranchantes et synthés kitchs. Leur son résolument booty-shake s’appuie sur le beat dancefloor des eighties. The Russian Sextoys, c’est aussi et surtout l’histoire de Pete, un mec qui sait trop choisir une paire de lunette écaille pour agrémenter sa bass guitar. Récemment disponible, un split cd avec le groupe Green Vaughan, édité par le label Ideal Crash.

  
  
INTERVIEW (tout est vrai, surtout le passage sur les rongeurs) :


NDLR : Pierre n’est jamais jamais stressé sur scène : il est détendu, comme s’il jouait dans son salon ou qu’il arrachait une ou deux dents

  

CLIP (engagé) :
  
 
  
Inrocks / CQFD :
 
inrocks 

 

ATTACHE DE PRESSE (Pierre sait que son avenir est là, me mettre en valeur ; le reste, il le fait pour plaire aux filles – le groupe – et à ses parents – les études) :

Isatagada Personne ne voudrait m’écrire ma bio pour Discordance ?

30 mai, à 16:56

Pierre Le Seven
Pierre Le S 
30 mai, à 17:11
Isatagadouille a aimé la musique dès qu’elle a eu ses premières dents. Elle a commencé par machouiller des vinyles de Polnareff puis des Rolling Stones.
Elle découvrit le groupe blackpool en 1975, et leur fit le brief de leur vie sur leurs coupes de cheveux.
Le lendemain elle dirigeait Universal Music. Quand ça commença à lui casser les noisettes, elle vira Renan Luce de la ligne artistique de la boite et fit grimper Obispo au top des charts.
Fière de cette expérience, Isatagadouille déboule tout naturellement chez discordance.
 
http://www.myspace.com/therussiansextoys
.
PS : Pierre ? si Pam et Thierry t’émancipent, j’en ai parlé avec Pascal et il est d’accord : on voudrait bien t’adopter.
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Applause on demand pour la sortie du meilleur EP de l’année

2010 juillet 19
Posted by isatagada
Applause, E.P.

Applause, E.P.

Le meilleur E.P.* de l’année est sorti aujourd’hui, et c’est celui d’Applause.

Le chanteur est Français ; il est également beau, racé, hypnotique et profond dans son chant, qui renvoie forcément au souvenir d’un Jeff Buckley.

Les musiciens sont Belges ; mais surtout hyper pointus, connus et reconnus à travers de précédents projets ou collaborations (Orange Kazoo, la Fanfare du Belgistan, Nery, Mathieu Boogaerts, -M-).

La musique est pop-rock, sans doute. Mais tout au long de ces cinq titres parfois crescendo, souvent brillants, elle va aussi bien au delà, pêcher sur les terres de la soul, du jazz, et même de l’électro, lui conférant un éclectisme que dEUS ne renierait pas.

Applause a pris son temps avant de délivrer cet E.P. Mais au lieu de rassasier, il ne fait qu’exacerber l’envie d’écouter l’album (début 2011).

Un immense coup de cœur.

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NB : posséder l’E.P. autoproduit (avec “Le Ciel est beau” en plus, oui bon ça va, on le savait que ce serait vite collector) ne vous empêche pas d’acheter celui-ci : les versions de “The Lighthouse” et “Traceability” sont différentes !

http://www.myspace.com/weloveapplause

http://www.facebook.com/WELOVEAPPLAUSE

http://www.deezer.com/fr/applause#music/applause/applause-426045

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* E.P. : “Extended play” ou encore “Album court” - généralement 4 à 8 titres – l’ancien “maxi”, en fait.

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Décès de Bernard Giraudeau

2010 juillet 17
Posted by isatagada

Photo : Jean-François Robert/Corbis


Voyageur, comédien, metteur en scène, écrivain, Bernard Giraudeau a succombé aujourd’hui au cancer qui l’accompagnait depuis de nombreuses années.

J’étais restée sur l’image superficielle du bel homme aux yeux très bleus jusqu’au jour où j’avais eu la chance d’aller plus loin, grâce à la lecture de ses “dames de nage“, qui m’avait beaucoup touchée.

Récemment, j’avais vu sa fille au théâtre, dans “La nuit des rois“.

Je suis très émue par sa mort.

Peut-être parce qu’à travers une écriture, on s’approche beaucoup d’un être humain.

Extrait des “Dames de Nage” :

Michel avait-il eu, un instant seulement, cette plénitude que je ressentais près de Jo, devant cette apparente éternité de la terre et des eaux, avec cette jouissance d’être, seulement être, cette sérénité après laquelle on pourrait mourir sans aucune crainte.

J’ai le sentiment qu’il avait rencontré cette sérénité.

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Addicted to you!

2010 juillet 14
Posted by isatagada
You! the band

http://www.myspace.com/youthemusic

A chaque fois ça me refait le coup : Je ré-écoute en boucle et en boucle de boucle de boucle dès que je me risque à y laisser retomber une oreille …

Comment ? Vous ne connaissez pas you! ?

Han !

Allez, rattrapage :

Découvrez la playlist you! (en attendant l’album) avec YOU!

http://www.myspace.com/youthemusic

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Interpol is back

2010 juillet 14
Posted by isatagada

C’était en mars 2008. The Cure jouait à Bercy et me donnait l’occasion de réparer l’une de mes innombrables lacunes musicales. Avant le début du concert, la musique d’un même groupe était jouée dans les enceintes. Un titre, deux titres, trois, quatre, puis cinq, puis … ça n’en finissait pas. C’était très curien, en effet, et aussi un peu Joy Division, avec une voix incroyable, très grave, très particulière.
-” Ahhhhh j’adore ! C’est quoi ? demandais-je à mon amie Sand.
Elle me regarde avec des yeux effarés :
- Mais enfin ! C’est Interpol !!!”
J’ai rattrapé mon retard depuis. Merci The Cure.

Interpol, donc, est de retour avec un album à paraitre le 7 septembre et une tournée mondiale qui passera longuement par l’hexagone et pour Paris, la première partie de U2 le 18 septembre au Stade de France, rien que ça.

D’ici là, deux titres sont d’ores et déjà disponibles :

Dates françaises :

- 16 septembre au Cargo à Caen
- 21 septembre à l’Aerone à Lille
- 25 septembre au Vigean à Eysines (Bordeaux)
- 6 octobre au Bikini à Toulouse
- 16 novembre au Dock des Suds à Marseille

Lire aussi le post de “Tonton” (Zégut, who else ?) sur son blog

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Quelques films dété

2010 juillet 13

Les kids en colo, les salles de concerts un peu mortes, on en profite pour aller au cinéma.

Après le fascinant « When you’re Strange », « Les moissons du ciel » en version restaurée (l’originale date de 1978) nous a plongés dans la vie des journaliers de la fin des années 1910. Images durables d’un ciel en feu, d’étendues de champs de blés caressées par le vent, à perte de vue, et d’une maison solitaire, dressée au milieu de nulle part. Réalisme cru d’une vie où la morale ne sait plus très bien où elle se situe exactement, porté par des acteurs forts (Sam Shepard, Brooke Adams et Richard Gere). Un grand  film, avec une bande son à l’avenant signée Ennio Morricone.

« Tournée », en revanche, nous a déçus, malgré les bonnes critiques en provenance à la fois des copines et de la presse. On reste sur sa faim tout le long du film, attendant en vain le moment où des personnages qui ne sont qu’esquissés prendraient un peu d’épaisseur. Tout parait survolé : l’histoire, les filles, le manageur ; on ne ressent pas grand-chose et on s’ennuie ferme, malgré le concept du « new burlesque » (très « girls power ») qui offre les meilleurs moments de la séance.

« Copacabana » conte l’histoire de Babou, une mère originale rejetée par sa fille qui préfère ne pas l’inviter à son mariage plutôt que « d’avoir honte ». Le film est sympathique, tour à tour drôle ou émouvant, mais manque un peu d’ambition pour une Isabelle Huppert qui s’affirme avec régularité comme l’une des meilleures actrices françaises. Impossible, notamment, de rester de marbre lorsqu’elle se réfugie dans la cuisine, les yeux rougis, après le coup de massue que vient de lui asséner progéniture. On en ressort avec un sentiment de déséquilibre, tant elle écrase tout. Le film d’abord, donc (gentil, mais léger tout de même ; ce qu’on n’aurait sans doute pas remarqué avec une actrice un peu moins immense), mais aussi sa fille, qui joue le rôle de … sa fille et donc, ne joue pas tellement. Fausse bonne idée, d’autant qu’on ne peut s’empêcher de la comparer à sa mère dont elle est très loin de posséder la finesse, l’élégance, et encore moins le jeu. Cruel, malgré un joli moment tout de même.

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Flash back : BLACKPOOL à Londres et le blogging inédit d’Alex

2010 juillet 12
Posted by isatagada

15 Septembre 2008 à Londres. BLACKPOOL joue là bas. Je ne sais plus ce qui m’avait empêché d’en être. J’en avais été malgré tout, ceci dit. Lorsqu’Alex (complètement bourré, c’était Londres hein quand même !) m’avait téléphoné après avoir cassé le micro :

- “Isa, qu’est-ce que j’fais, le mec me demande 200 £ !!!”
- “Tu ne lui donnes rien ! Putain il a une assurance !!”

Merde, quand même, on avait financé tout le voyage : transport, hébergement, et eux ne donnaient rien pour le concert. Que dalle. Pas une livre. C’est comme ça. Pour dire que tu as “joué à Londres”, tu acceptes tout et n’importe quoi.

On se console en se disant que c’est du marketing, un investissement. Pas tellement mauvais tout de même, grâce à l’interview de Muriel en “direct-live” from London sur radio Néo. Au moins ça se saura, que “BLACKPOOL a joué à Londres”

Pour l’occasion, Alex avait pondu un billet de blog. First time, alors que je le lui demandais depuis longtemps. J’avais toujours aimé ça, les gens qui tissent des liens avec leur public, derrière la toile, les gens qui se lâchent.

Comme s’il fallait le lâcher, l’Alex !!!

J’avais préféré ne pas le publier, finalement. Pour des raisons à la con. Le dénigrement du sandwich au pâté, le chasseur français, la casquette NRA. Alex’s sense of humour. Accroche toi. T’as intérêt à être vachement cool quand même, pour te prendre ça et avoir envie de passer à l’étape suivante. Je m’étais laissée dire que la plupart des gens sur cette planète ne prenait pas tellement cette peine. Et voilà. J’ai tué Alex-le-blogueur. Paix à son âme.

Mister Front Man ne faisait qu’être lui pourtant ; pourquoi changer ceux qui sortent du lot ? Pour les brider ? En faire des pantins policés politiquement corrects ? On se fait tellement chier dans cette vie où personne ne peut plus rien dire ni faire. Nulle part (même plus à France Inter, vous avez remarqué).

Alex n’a jamais dit et fait que ce qu’il voulait, de toute façon. Alex n’a jamais été comme tout le monde.

C’est pour ça qu’il était à la fois insupportable et génial. Ingérable ok, mais bon ; les espèces en voie de dispartition, est-ce qu’on ne doit pas les protéger à tout prix ?

C’est pour ça qu’il est un vrai front man. Un pur un dur, un punk total comme on n’en fait plus beaucoup. Tous ceux qui m’ont dit (et j’en ai vu défiler !) :  “il faut changer le chanteur” n’avaient juste rien compris au groupe. Ces cons.

Je ne sais pas ce qu’il deviendra. Une star ou un clodo. Peut être les deux ; après tout, la vie est longue.

En attendant, vu que je viens de retrouver son texte en farfouillant dans mon ordi, profite, ami lecteur. C’est le premier et dernier blogging d’Alex, de Blackpool. Jamais publié à ce jour. Un scoop quoi.

Londres.

On a bien cru ne pas pouvoir y aller suite à « l’incendie » du 11 septembre dans le tunnel. Enfin Eurostar était chic, la compagnie avait dressé un buffet de macarons, madeleines et café au terminal de la gare du Nord. C’est dire l’ampleur du désastre. Après une longue attente sur le parvis de la gare à griller des clopes, nous partons. Faut dire que de gentils white rastas, nous voyant avec nos guitares n’avaient pas manqué de nous interpeller « Oh ! Vous allez à l’Huma ? – Nan, on va jouer à Londres. – Londres ?! Cool. » Ouais mec, on n’est pas n’importe qui, nous, on est Blackpool, tu sais BLACKPOOL. D’ailleurs L’Huma ce sera pour l’an prochain (la fête parce que le canard, on était déjà dedans cet été).

Eurostar. Evidemment, chaque fois qu’on prend le train, il se trouve un abruti pour déballer son sandwich au pâté que sa mémé lui a fait avant le départ pour pas qu’il ait faim dans le train, on sait jamais, des fois qu’une ligne haute tension soit arrachée, c’est prévenant une mémé. Ca ne rate pas, à hauteur du stade de France, hop, le pâté lâche son odeur douteuse dans le wagon, tel le chasseur lâche le furet dans le terrier (oui je lis le chasseur français). Mais attention, le pouvoir d’achat du français moyen étant tombé bien bas, il ne s’agissait pas d’un sandwich au pâté, mais d’une vraie boîte de pâté pour chat (ou du taboulé saupiquet). La pauvre enfant. Bref, nous quittons le wagon pour la voiture-bar qui nous accueille à bras ouverts « Ouais des alcolos ! » et ça ne rate pas, des tournées de 1664 au prix de la flûte de champagne chez Costes avec cahuètes et tout et tout. La vidéo atteste du désastre.

Day one
On débarque enfin sur le sol de St Pancras, évitant ainsi le violent affront sacrilège de Waterloo. C’est qu’ils font des efforts pour les JO de 2012. Après avoir rejoint nos hôtes londoniens on se retrouve à Camdem, au Camdem Lock, un pub ou il faut faire la queue pour entrer dedans. Donc comme le concept nous paraît moisi – et Hakim nous le confirme – , on se barre au Pound, un complexe bar/salle/boîte avec terrasse fait dans d’anciennes écuries. Parfait. On danse au son de la northern soul, du rockab’ et du n’importe quoi pour finir au Marathon Kebab, qui reste ouvert jusque tard dans la nuit. J’y improvise un live à la guitare acoustique qui séduit quelque auditeurs. Ouais mec, j’ai joué au Marathon Kebab, comme Amy W. et Pete D. C’est un super lieu le Marathon Kebab. Un vieux monsieur passe de la musique improbable comme « Eye of the Tiger » en hurlant dans une sono de kermesse. Génial. High point.
Les plus braves finissent chez Hakim avec un prince Ethiopien et des latinas ou tout le monde s’improvise dj et roi du cocktail (photos à venir). Je sors dans la rue au petit matin, sous un soleil glorieux, pour choper un bus et aller prendre mon petit-déjeuner, continental, pas english hein.

Day two
3 hours sleep. On se retrouve à Spitafield, un grand marché de frippes, fashion etc à Bricklane, et ce le jour du Bestival, le festival de Bricklane. On flâne au son des soundsystems, et on passe faire un tour au 93 Feet East qui est dans le coin, et là dès 18h, la salle pleine, tout le monde danse sur RATM.. Allez hop, bières et punk, c’est reparti. On finira plus tôt que la veille, certains avec des pâtes, d’autres un curry et d’autres encore un sandwich au concombre.

Day three
C’est le grand jour. Ouais mec, notre première date en territoire ami ! Alors on se fait beau le matin, je m’achète même une belle casquette noire NRA qui me donne l’allure d’un gros black ou d’un clodo (ça dépend de mes interlocuteurs et de la distance à laquelle ils se trouvent). Bref, on arrive à la salle, après un p’tit tour à Westminster, Soho. Les balances, les loges, les tags. Cool. Belle salle, gens super sympas, bon faut demander le carton de bière mais ça va. Plein de potes sont venus, ça fait plaisir de les revoir. Ils n’en reviennent pas qu’on puisse venir à Londres pour jouer. Bah ce soir là Stop !Motion et les Beta Rays avec nous, tranquille. Interview live de Londres à la radio avec Muriel septième ciel de Néo, les auditeurs n’ont pas dû comprendre ce que je disais mais c’est dit c’est dit ; Bass-Guillaume a été bon aussi. Hop c’est à nous : Super set, ça joue fort à London, je pète un mic « pok » (voir sur la vidéo à 2:49), on saute partout, lumière blanche. Tout le monde a compris ce que French F**ckers voulait dire.

Bref, on enchaîne en taxi back to Camdem pour aller au pub ou tout a commencé : Madness, Blur, Pulp, tous y sont passés – mais j’ai oublié le nom, c’est un pub rouge et or avec de la bière dedans et une salle de concert au fond. On y jouera la prochaine fois.

Dans la rue on croise un monsieur qui ressemble à Ray Davis des Kinks, il a l’air très gentil, très dépressif. Il sort sa guitare et commence à jouer ses compositions, dont il est très fier. Jolies mélodies, mais les paroles, on dirait du Julien Clerc… On chante un peu avec lui puis on continue, un verre à la main (fuck that Boris Johnson) jusqu’à chez Cricri, notre ancien bassiste qui a choisi de partir à Londres pour bosser chez Lehman Brother, tant pis pour lui.

Guits et moi on part prendre l’Eurostar avec nos guitares, laissant nos camarades distiller le houblon chez Cristophe. Après avoir filé le dernier autocollant Blackpool à Bertrand Burgalat qui attendait l’eurostar à 4h45 comme nous, Guits et moi faisons un peu peur aux gens en riant grassement à nos blagues cryptiques. Un café, un croissant au lard et au cheddard et hop dodo. L’arrivée à Paris est moins fun qu’on l’espérait, on hésite à se faire passer pour Burgalat pour lui choper son taxi qui l’attend avec une pancarte… Ce sera le métro, déguisé en clodo. Ouais mesdames et messieurs qui sentez fort le déodorant du matin, vous qui allez trottinant et le cœur lourd rejoindre vos tours de la Défense, ouais, j’ai joué à Londres moi, j’suis une rockstar.

Merde putain, j’ai vraiment sommeil là…

 

Cette aventure avec Blackpool tout de même. Des hauts des bas, des montagnes russes ; toujours de l’adrénaline, du fort, de l’imprévu, du grand n’importe quoi, de l’intense. C’était grand les gars.

Revenez merde. On s’ennuie à mourrir, maintenant, dans les salles de concert…

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Fond de page Twitter

2010 juillet 11
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Posted by isatagada

Je me suis éclatée à faire ce fond de page Twitter. Près de 4 ans de photos de concert (les plus anciennes ne figurant pas sur Flick’r, malheureusement), 4 ans de travail et de passion à suivre et chroniquer, filmer, photographier des groupes en live, dont beaucoup d’artistes en développement que je suis fidèlement et dont certains sont désormais signés (Pamela Hute, Applause).

Je suis très fière de cette page, de ces artistes, et très heureuse de tous ces concerts qui m’ont parfois procuré des émotions intenses.

Cette page Twitter me ressemble.

https://twitter.com/isatagada

 

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