Anthony Fletcher en téléchargement légal
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De la part de Rufus Wainwright, histoire de contribuer au "Christmas Spirit".
Merci à vous tous de me lire et de m'envoyer ces signes d'amitié qui comptent tant !
Je vous souhaite un très Joyeux Noël

Alain, lors des premiers temps, juste après qu'il m'a ajouté sur mySpace, je pensais ce qu'il a du penser de moi très rapidement : qu'il était too much. Amoureux de RADIOHEAD, il m'a d'abord bombardé de messages privés pour me demander ci ou ça, pour me faire partager telle ou telle chose. Peut être 15 messages en à peine une heure et à vrai dire, je me suis même demandée si j'avais bien fait de "l'accepter comme ami" si vous voulez bien excuser le langage "spacien". Alors quand il m'a demandé dans la foulée de lui donner mon adresse msn, j'ai carrément freiné des deux pieds (un cheval aurait dit "des quatres fers"; mais je ne suis pas toujours si bourique !).
Sauf qu'Alain le pauvre, il était juste passionné et gentil; heureux de partager ça avec moi, et point final. Et que depuis, non seulement il a été super discret (tant parfois que je me demande dans quelle mesure je n'ai pas été méchamment glaciale et bête !), mais en plus il m'a fait plein de cadeaux. Des bootlegs de concerts pour reconstituer l'album à venir de Thom Yorke et sa bande, des tas de vidéo qui me mettent des frissons partout à chaque fois, des trucs qui me rendent dingue ...
Et puis Alain, qui n'était pourtant pas trop franché "français", il a été suffisamment curieux pour aimer découvrir des tas d'artistes ou de groupes depuis son arrivée sur mySpace. Et même, il est allé voir Anthony Fletcher jouer au Pop-In, parce qu'il n'est pas seulement curieux comme ça, il se bouge aussi.
Alors Alain, ça fait longtemps en fait maintenant qu'il l'a mon adresse msn. Même que moi ("même que ouais") qui avait peur qu'il joue les contacts envahissants, et bien il ne s'en sert même pas. C'est moi qui doit lui faire des petits coucous de temps en temps. Parce que c'est un type occupé finalement, comme tout le monde en fait, et que le temps qu'il avait pris pour nos premiers échanges, ce n'était pas du temps pris sur son désoeuvrement... Du coup j'ai honte. Oh là là comme j'ai honte d'avoir pensé tout ça. Et comme on peut mal juger les gens ... Le truc qui me rattrape, c'est qu'il me croit folle aussi ;-)) Un point partout la balle au centre !
Un soir très tard aussi, alors que j'avais un sacré coup de blues et que je trainassais sur le net comme une âme en peine, Alain, sur MSN, il m'a donné un excellent conseil :-))
Alain m'a donc offert ça il y a quelques temps (Thom Yorke sur "The Clock", en solo guitare) :
Et puis là, il vient de m'offrir "VidéoTape", à paraitre sur le prochain album de RADIOHEAD, Thom Yorke en piano solo cette fois...
Alors à force, je ne sais plus trop comment le remercier Alain ...
Et je me dis que peut-être, en parlant un peu de lui et de son film sur ARCHIVE (car Alain n'aime pas que RADIOHEAD, voilà, c'est dit !), ça pourrait être un tout petit quelque chose.

En espérant que cela fonctionne en dehors de mySpace, et aussi que si tel n'était pas le cas, le minuscule portrait de ce grand gars là vous aura donné suffisamment l'envie d'aller visiter sa page ( http://www.myspace.com/mrpink200 )et de vous en faire, vous aussi, un "ami".
Alain, j'espère à bientôt "en vrai" ! Et mille merci encore.

Muse en concert vendredi soir ! Chouette de chouette, tous les échos des dates précédentes sont excellents, j'attends ça avec impatience.

18h, Deedo me rejoint sur les marches à l'extérieur du POBP; nous sommes fin prêtes pour réserver les places V.I.P. en gradin pour mon homme et les copines qui doivent nous rejoindre plus tard. Nous sommes parmi les premières et à nous deux parvenons carrément à réserver huit places au plus près, entre la fosse et "vrais" V.I.P. Les textos sont balancés : "sommes porte G, rangée H, 2ème et 3ème rang en bas".
Pas dur de papoter pour nous afin de tuer le temps ! 20h enfin et la première partie (Razorlight) commence, tout le monde est là sauf mon cher mari. 20h10, je lui demande où il en est. Réponse : "je suis dans la fosse". Arf ! Big mistake, "remonte, on est en haut, il faut que tu prennes les escaliers après l'entrée sur ta droite". Lui : "laisse tomber c'est trop grand, je ne trouve pas, on se rejoint après".

Ah ça non alors ! Pas question ! "Va à l'entrée, je viens te chercher" lui dis-je. Arrivée là-bas, personne. "Où es-tu ?". Lui : "A l'entrée". Hum, nous sommes tous les deux à l'entrée; mais manifestement pas à la même ! Je questionne les vigiles qui me confirment l'existence des deux entrées, et me conseillent de faire le tour par l'autre côté, de redescendre les escaliers des gradins pour accéder à la fosse et retrouver l'entrée où m'attend Pascal.
Je m'exécute, je descends les marches. Il fait noir comme dans un four, j'évite les gens assis sur les marches. Pour me rendre compte, arrivée en bas, que c'est comme de l'autre côté : on ne peut pas accéder à la fosse par là. Je remonte ces fichus escaliers. Je fais demi-tour encore. J'arrive en courant au bout de la galerie circulaire, impossible d'aller plus loin : barrières. Je demande de l'aide à un autre vigile et reçoit le même conseil : entrez et prenez l'autre galerie circulaire jusqu'au bout, tous les escaliers ne vont pas dans la fosse mais là-bas, oui.

Me voilà repartie. Je prends la dernière porte, et redescends les marches. Même punition : pas d'accès possible. Je remonte ! C'est haut ! Cela doit faire un quart d'heure que je suis partie et je crise vraiment; je suis énervée, fatiguée, découragée. Mon petit mari idem. "Laisse tomber, vraiment, laisse tomber". Je retourne devant la seule entrée à laquelle j'ai accès. Les types chargés de la sécurité me disent qu'en effet tous les accès sont probablement bloqués et que l'on ne peut pas ce soir, passer de la fosse aux gradins ou inversement.
Je n'en crois pas mes oreilles. Je leur explique qu'on ne connait pas Bercy, que je suis ici, que j'avais réservé une place, que mon mari est en bas, que ça devait être une bonne soirée ensemble. Il est désolé. Mais il fallait que nous arrivions en même temps. Je fonds en larmes.


Le vigile est complètement désemparé : "ça va aller madame ? Vous voulez vous asseoir ? Je peux vous donner de l'eau ?". Il me demande à nouveau : "ça va aller ?". Et moi, hoquetant : "Nonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Gestion de crise, il appelle son chef, blouson blanc. Ils parlementent. "Dites lui de ressortir, exceptionnellement on le laissera entrer de ce côté". Sms à mon chéri. Et lui : "Arrête, tant pis je te dis, ici ils ne me laissent pas sortir de Bercy. Ou sinon c'est fichu pour moi". Coaching en direct de mes vigiles à moi : "Dites-lui qu'il sorte quand même, dehors, il fait le tour par l'extérieur, par la gauche, il repasse devant le Novotel et il monte les marches, on l'attend dehors, dites lui qu'on vient le chercher". Moi à travers mon rideau de larmes : "Oh merci merci !!!!
Finalement ils m'emmènent aussi; je sors de Bercy escortée par deux gardes du corps. "Vous avez froid ?" me demande le vigile en bleu. Tu parles que j'ai froid ! Plein hiver et je n'ai pas mon manteau forcément ! Pendant une minute je me dis que bientôt il va me proposer son blouson ! Presque, ça en devient comique ! Je suis une pauvre petit chose en pleurs, blonde, fragile et grelottante, c'est un film !!!

Pascal arrive essouflé au pied de mes anges-gardiens qui nous escortent à travers une haie de colosses comme si nous étions des super-stars, "laissez passer madame et monsieur" disent-ils d'un ton péremptoire, mouarf, c'est terrible ! J'aimerai voir ça de l'extérieur, vous savez, comme dans les films sur les NDE !!!! On ne montre même pas nos billets pour réintégrer la salle, c'est la quatrième dimension :-)

J'embrasse mes chevaliers servants, jamais vu des vigiles aussi gentils de ma vie ! Razorlight est terminé, nous rejoignons enfin les copines qui se demandaient où nous en étions. Nous sommes "just in time" pour le début des MUSE. Le son est hyper fort, protections d'oreilles indispensables. Les aventuriers de la fosse se font écraser comme de bien entendu, tout le monde est debout, gradins compris.

Tout est prévu au millimètre près, Matthew Bellamy est impressionant, sa voix est réellement hors normes, puissante, très belle, taillée pour les grands shows, maitrisée à la perfection. Les écrans géants distribuent des images à foison, comme des visions d'espace étoilé. Devant eux, on doit se croire à bord d'un vaisseau spatial lancé à la vitesse de la lumière.
Les lumières des briquets et des portables, les ballons géants remplis de plumes, les dizaine de milliers de personnes qui frappent dans leurs mains en cadence, les ola, le spectacle est aussi dans le public. Les Muse portent le concert à bout de bras, et font dérouler leur dernier album ainsi que quelques titres des albums précédents. Muscle Museum, Butterflies and Hurricane, Hysteria et d'autres ravissent les fans qui connaissent tout par coeur.
Hysteria
Les trois personnanges principaux sont clairement identifiés : Le leader, au chant et à la guitare, le batteur, et le bassiste. Seuls ces toris là se retrouvent sur les affiches vendues au merchandising. Le trompettiste, ainsi qu'un autre quidam à la programmation et aux claviers resteront dans l'ombre et le plus strict anonymat. Curieux tout de même. Mais pas tant que ça pour un show. Show parfait, rythmé, dansant, très pro. Plus que pro. Peut-être trop pro. M'auront manqué l'émotion, l'humain et ce je ne sais quoi qui rendent un concert inoubliable ...
Knigts of Cydonia
M'enfin pour une blonde et son mari perdu, les vigiles ont été drôlement géniaux quand même ;-)) Et CA je ne l'oublierai pas de sitôt ! Le "blonde power" existe bien : vendredi nous l'avons rencontré !
PS : toutes les photos (209 en tout !! ) sur http://s119.photobucket.com/albums/o152/isatagada/Muse%20Bercy%20151206/ servez vous !

Je devais assister cet après-midi à l'enregistrement au Moulin Rouge de l'émission "On a tout essayé" avec Thierry.
Mon cher Thierry que j'ai pu regarder comme vous hier soir en direct sur Canal+ dans "Le Grand Journal". Emission où se sont rendues quelques amies, à qui Thierry a fait la confidence suivante : Ruquier avait annulé son passage dès qu'il avait su qu'il se rendrait chez Denisot AVANT !!!
Pas de Thierry aujourd'hui donc, et j'avoue que je n'en reviens pas !
En attendant, le sieur Amiel a été charmant avec son public hier soir, disponible, décontracté et souriant, dédicaces, papots et photos à gogo comme à son habitude !

Il enregistre chez Fogiel mardi prochain. Ce dernier, moins susceptible apparemment, ne semble pas s'être vexé de ne pas avoir la primeur d'une telle super-star internationale ^^
On aura tout vu ... Je n'aimais déjà pas beaucoup Monsieur Ruquier, mais là j'avoue que ça me dépasse !!!!
Le monde du PAF est décidément très étrange...

Midi dans ma boite : "Allo, ici l'accueil, il y a une livraison pour vous"
Moi : "vous êtes sûre ? une livraison pour qui ?"
Confirmation de l'accueil. Je descends.
Et là ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh, une superbe gerbe de roses rouge m'attend, sous les regards envieux des gens qui passent et de mes collègues. Me voilà toute rouge d'un coup.
J'ai chipé le vase de ma copine, et hop, ça sent bon mais bon dans mon bureau là si vous saviez !
Merci mon mari-prince charmant ;-)) Suis toute z'émue là ...

Oh my God ! Tombée de ma chaise je suis ! Pas même à prévoir de baby-sitter, ni choisir quoi faire, ni réserver, ni payer, ni aller chercher les places : moi-glan-der ! Moi-prin-ces-se ! Mari-tout-faire :-))
Les kids tiennent leur langue, malgré une petite tentative pour les cuisiner à midi. Mon Martin me regarde l'air sérieux comme un pape du haut de ses neuf ans et me dit : "écoute maman, on arrête d'en parler, j'ai peur de te donner des indices sinon !". 18h30, la baby sit arrive, mon homme est sapé comme pour une soirée de gala, costume sombre impeccable, chemise blanche et chaussures neuves du jour. Oops, il va falloir être sur son trente-et-un, je revois à la hausse ma tenue vestimentaire. Nous montons en voiture, direction Paris. Porte Maillot, j'avise le Palais des Congrès, je me dis que c'est peut être ça, je n'ai vraiment aucune idée de l'endroit où nous allons alors je m'écarquille les yeux à essayer de lire les spectacles en cours étalés sur la façade. Virage à gauche, nous dépassons la salle, hum, mais où allons nous donc ? Avenue des Ternes, la Fnac est sublime aux couleurs de Noël dans cet exceptionnel batiment, anciennement celui des "Magasins réunis", c'est encore gravé sur la tourelle. Nous nous garons près de la place, je ne sais toujours pas quelle est notre destination.

Quelques pas. Nous sommes arrivés. C'est la Salle Pleyel ! Waouhhhh, je n'aurais pas pu rêver mieux !!! Entièrement rénovée, j'avais parlé plusieurs fois d'y aller, ce n'était pas tombé dans l'oreille d'un sourd !
La soirée donne carte blanche à Laurent Korcia, violoniste-électron libre, capable d'aborder sans préjugés un grand classique du répertoire aussi bien qu'une chanson populaire ou qu'une pièce de Jazz. Le programme annoncé, partant, est très ecclectique : du Shumann en entrée, du Wienawski, du Bartok surtout, avec ce "duo pour deux violons Sz. 98 n°44" (avec Nemanja Radulovic, impressionnant - il a joué au Carnegie Hall de New York : avec Rufus ?!!!) qui me plait plus que les autres pièces jouées jusqu'à présent. Peut être grâce à cette lecture que j'en ai via le programme, et cette vision de l'interprète : "Sanguin et animé, dialogue, expression, conviction, écoute, persuassion, décision", oui c'est vrai, j'y ai entendu tout ça.
Sur presque toute la durée du concert, il est accompagné de Marie-Josèphe Jude, solliste piano réputée, et de sa tourneuse de pages de partition (qui se trompe une fois !)

Malheur, je suis prise d'une quinte de toux épouvantable, que je retiens comme je peux. J'ai une petite bouteille de Perrier dans mon sac, la voix du salut. Ou celle de la honte absolue ... L'accoustique de la salle est parfaite, nous sommes à l'orchestre, au 10ème rang, et le son du gaz qui s'échappe à l'ouverture de la bouteille devient le son central de Pleyel. Grand, immense moment de solitude, adouci par les visages heureux de mes voisins qui semblent compatir au lieu de me détester ! Ah comme j'aime le genre humain quand il est bienveillant !!! Entracte. Je tousse, encouragée par mes voisins; chers voisins !
La sonate pour violon et piano en sol mineur de Claude Debussy est magnifique, "le chef-d'oeuvre de la musique française pour violon, avec le poème de Chausson; partitions qui nous emmènent très loin dans la complexité, le dens, le mystère" (L.K.), je crois que je vais agrandir ma discothèque classique avec du Debussy !

Nous repartons sur Ravel, avant de passer aux parapluies de Cherbourg de Michel Legrand !!! La batterie de mon appareil photo est vide, impossible d'immortaliser la scène avec les illustres musiciens qui rejoignent le solliste : Pierre Boussaget, l'un des contrebassistes les plus demandés de la scène internationale (Tommy Flanagan, George Besson, Dee Bridgewater, Diana Krall), Florin Niculescu, musicien tzigane formé au classique à Bucarest, à présent orienté Jazz, qui a fondé un quintette avec le fils de Django Reinhart en 1995, et Christophe Lartilleux son compère, accompagnateur également d'André Verchuren, Jo Privat et Maurice Vittenet. Ceux là ont leurs fans, si on en juge par les manifestations joyeuses qui accompagnent leur arrivée sur scène. Et leurs fans ont mille fois raison, si j'en juge leur prestation sur "Minor Swing" et "Tears" de Django Reinhart et Stéphane Grappelli.
A suivre et en guise de déssert (très classe au passage, de ne pas finir par sa propre compo mais par celle de son maître), un tango composé par Laurent Korcia, joli et pas torturé. Au contraire de la "Minor Waltz" qui cloture la soirée, de l'immenssissime Michel Portal qu'on ne présente plus, et que nous avons la chance d'entendre jouer du Bandonéon (mais de la clarinette sur la photo); très torturée pour une valse, mais ... ce n'est pas pour déplaire à mes oreilles !

Deux rappels, c'est le minimum syndical. Voilà qui m'a changé des décibels agressifs de mes concerts "pluggés" : Pleyel, c'est du son accoustique pur. On ne triche pas, c'est du brut, et les instruments classique, rien à faire, il n'y a rien de plus beau. Je reviendrai c'est sûr : je VEUX voir un orchestre jouer ici !!!
Un petit dîner (foie gras, canard et plateau de fruits de mer) plus tard, nous rentrons à la maison.
"En dix-neuf ans, c'est la première fois que je fais ça non ?" me dit mon cher et tendre. Petite gorge qui se serre. Parce que c'était si bien. J'en connais plein qui n'ont jamais eu droit à ça. Je sais que j'ai beaucoup de chance.
Bisous d'amour mon petit mari. Et merci.
Après avoir assisté en live à son enregistrement de Taratata, puis à son showcase FNAC, Je vois enfin Brisa sur une "vraie" scène, celle du café de la danse. Sand et Aurèl m'accompagnent, notre dernier concert ensemble remonte à Jack The Ripper il y a presque un mois. Avec l'expo de Marie à midi, je n'ai rien mangé à midi et je tiens à peine debout, nous allons donc boire un verre et s’empiffrer d'un énorme hamburger (enfin, Aurèl et moi surtout !) au Café sixty-six rue de Lappe. Le serveur est adorable, se défonce pour que nous soyons dans les temps, et nous prend même en photo.Nous sommes à 20h pile dans la salle, et il n'y a déjà plus une place Assise ! Tant mieux, car j'avais bien l'intention d'être tout devant. Les filles montent au bar chercher un verre, je m'assieds sur le bord de la scène. Un homme, pull marine et écharpe violette s'approche de moi en souriant : "Bonjour Isabelle !" Devant mon air d'incompréhension totale (bon sang, mais qui peut bien être ce type que je connais forcément puisqu'il se dirige droit sur moi en m'appelant par mon prénom !), il hésite : "c'est bien Isabelle ?" Merci Jean-Philippe, ta question, assortie du contexte de la soirée, me donne la pièce du puzzle qui me manquait, et je me souviens : je suis en face du manager de Brisa, celui qui l'accompagnait à la Fnac pour son Show Case, et à qui elle m'avait présenté en lui racontant l'histoire de notre presque-rencontre dans cette autre Fnac, le jour de la sortie de son album. C'était il y a un bail, je suis un peu estomaquée tout de même, je lui dis que c'est drôlement gentil qu'il se souvienne de moi après tout ce temps. Il avoue : c'est l'effet mySpace conjugué à celui du fameux T-Shirt Orange ! Décidément, encore une question de visuel. Il me dit qu'il a bien eu mon message m'avertissant que je serai avec deux amies et me dit à tout à l'heure. Je ne pouvais espérer meilleur accueil, je me vois déjà super V.I.P !

Les filles reviennent avec leur verre et je leur raconte; nous nous asseyions en tailleur (enfin, pas pour moi le tailleur, rapport à la petite jupe courte que j'ai mis ce matin pour assortir à mes belles bottes toutes neuves) et nous sommes collées à la scène. Oh la belle Brisa ! Toujours aussi splendide, elle arrive à la suite de ses musiciens coiffée d'un haut doré qui la fait ressembler à une reine égyptienne. Je suis immédiatement devant elle, légèrement sur sa gauche, à deux mètres; la scène est très basse, je me demande comment elle vit cette proximité avec le public. Sans doute parce que nous sommes excessivement proches physiquement, tout le monde reste assis dans la petite fosse qui nous sépare des gradins. Brisa commence son set, la voix sûre, sans trembler cette fois; on sent l'expérience accumulée pendant cette année écoulée. Les musiciens sont très pro, et leur entente visible. Il semble loin déjà le temps où elle avait du mal à en trouver pour l'accompagner. Brisa me voit, elle m'adresse son lumineux sourire qui se prolonge jusque dans ses yeux. Je l'ai dit et répété maintes et maintes fois, mais cette fille irradie littéralement de l'intérieur, elle a un charisme exceptionnel. Quelques instants plus tard, elle nous fait signe de nous lever, ce que je suis la première à faire évidemment ! C'est parti ! Pour un festival de musique, de fraîcheur, de petites histoires qu'elles accompagne de son visage expressif et d'une gestuelle généreuse. Je suis étonnée pourtant qu'elle ne parle quasiment pas. J'avais tellement aimé ça lors du ShowCase Fnac. Je jette un regard vers Sand et Aurèl qui ont l'air d'aimer; c'est fou comme j'ai du mal à partager ce que j'aime, comme j'ai peur de la critique, pire que si elle m'était adressée ! Bref, de ce côté je suis rassurée ! J’arrive à prendre quelques photos, même une vidéo d’un morceau du prochain album, et en entier encore ! ! !
Brisa est vraiment géniale sur scène, tellement simple, tellement authentique, comme si elle connaissait les gens dans la salle ! Entre deux chansons, la belle sort sur le côté sans prévenir, à peine quelques secondes, et remonte aussitôt sur les planches avec un grand sourire : " je vous expliquerai ! ". Une chanson ou deux plus tard elle nous explique en effet. " Levez les mains ceux qui étaient là l’année dernière au café de la danse déjà ", ceux là se souviennent qu’elle avait fini en larmes, empêchée de terminer sa set-list pour cause de timing : elle avait été trop bavarde ! ! ! Regards complices et amusés avec les coulisses, et elle reprend : " pas question que ça arrive cette fois ! " et elle se saisit d’une horloge déposée à ses pieds ! ! ! Elle était allée vérifier tout simplement où elle en était, si elle pouvait ralentir un peu, prendre son temps, parler enfin ! ! ! J’adore, avouez qu’il y a de quoi être déconcerté par tant de naturel !

Autre épisode : en fin de compte Brisa a été trop vite, elle peut finalement faire plus de titres que prévu. Elle demande au public de choisir, il réclame " Coco ", mais le musicien aux claviers proteste, il ne s’en souvient plus. Brisa le charie " Oh très dur en effet : trois notes ! " et elle les fredonne. C’est parti. Sauf qu’au milieu de la chanson, elle se retourne précipitamment et ouvre les bras vers son musicien : " solo ! " clame t’elle d’un air triomphant. Mais quand on est musicien de Brisa roché, on a son petit caractère, alors ce dernier proteste, l’air ronchon, sous les applaudissements hilares de la salle qui se régale de ses instants de presque intimité. Il finira par s’exécuter, en jouant faux exprès, pour se venger.

Deux rappels, et le concert se termine. Nous sommes évacués en haut vers le bar. Brisa passe devant moi quinze fois sans me voir. Mes copines n’en peuvent plus de rire et se moquent de moi " et hop ! Encore un vent ! ". Il y a cent mille personne au moins pfff, je déteste ça ! Je ne sais pas pourquoi, en d’autres temps je serai allée la voir tout de suite, là rien à faire. J’attends qu’elle me voit, ce qui finit par arriver. Elle m’embrasse avec son immense et merveilleux sourire. Se recule et se replonge dans mon cou : " Ahhhhhh j’adore ton parfum, qu’est-ce que c’est, ça sent trop bon ?! ". Incroyable cette fille, je me sens complètement stupide et je bafouille pour lui répondre tant cela me renvoie à autre chose de récent (pardon au passage !) et que je m’attendais peut être à tout sauf ça.
On discute, je la félicite pour sa prestation, elle est ravie, elle part à New-York dans quelques jours pour boucler le mixage de son deuxième album et me glisse à l’oreille : " j’ai un scoop, tu es la première à le savoir, j’ai la date, mon album sort le 13 mars prochain ! ".
J’ose je n’ose pas, brrr, je déteste ça. J’ai l’album d’Anthony Fletcher dans la main, à lui donner. J’y vais, je n’y vais pas. Allez ! Je me lance. Elle a parlé de mySpace et de tous les messages que les gens lui laissaient et qui lui faisaient tant plaisir même si elle n’avait pas le temps d’y répondre; mySpace, c’est l’angle d’attaque idéal ! Je lui raconte Anthony, son " add " parce qu’il aime Rufus, toute l’histoire jusqu’à la belle réussite de la Fnac des Halles. Elle est très attentive, adorable. Elle me promet qu’elle écoutera. On parle encore deux minutes, je lui présente les filles que je snobe superbement depuis qu’elle est venue vers moi. Oh my God, pardon les copines, je me trouve affreusement affreuse là, j’ai honteuuuuuuhhhhhhhhh !
Pfuit ! Brisa est déjà repartie.

Nous retrouvons mon frère au bar presque en face. Sand tombe sur une série de cartes postales annonçant le concert de Rufus à l’Olympia, Aurèl discute Dépèche Mode avec mon Xav, on se fait offrir des Pina Colada par son copain au bar (chuuuuuuuuttttttttttttt). Puis retour au métro, ma Sand pas en forme, mon Aurèl qui espère un dernier bus.
Dodo tard tard tard.
Là je suis vraiment crevée ! ! ! !

Ca se passe de commentaires :-))
Je suis heureuse et fière comme vous pouvez l'imaginez.
Et pour la suite, c'est à vous de jouer ...

Un truc bête quand même, c'est que je ne vous ai jamais parlé de la peinture de Marie. Pourtant vous voyez là, juste au-dessus, cette sublime toile en 73x60 ? Et bien c'est CORREDOR, une commande que mon petit mari lui a faite l'année dernière, et qui trône désormais dans notre salon. Sa première vente.

Parce que Marie, elle ne fait pas que avoir un homme, trois enfants, un boulot, un statut d'élue syndicale, faire la folle en province avec moi le samedi soir, être toujours là quand j'en ai besoin, être super douée en cuisine, avoir un blog aussi (lien à droite, "MHF blog : envie de vous faire une toile ?), s'occuper de sa mère, me faire des supers cadeaux d'anniv en avance (encore merci !) et aller à son atelier avec ses copines le mardi soir.
Parce que mon amie Marie, c'est avant tout une artiste. Une artiste peintre. Et depuis qu'elle a aménagé le sous-sol de sa maison, elle s'en donne à coeur joie. Elle peint elle peint elle peint. Elle créée. Elle prend son pied. Des tableaux, il y en a plein partout chez elle. Et moi je suis fan.

Et c'est marrant quand même, que je ne vous en ai jamais parlé avant, de Marie et de sa peinture. Peut être parce qu'on a tendance à ne pas écrire sur ce qui est le plus proche de nous finalement. On en revient toujours à ça.
Mais là quand même, j'exagère. Certes, je vais visiter une péniche pour mon copain Anthony et l'éventualité d'un prochain concert. Certes je vais voir mes copines Sand et Aurèl ce soir, et peut-être Brisa aussi, à l'issue de son concert au café de la danse. Mais enfin aussi, aujourd'hui est un grand jour pour une raison toute autre !

Car aujourd'hui, aujourd'hui seulement, et pour la toute première fois, Marie expose un bon nombre de ses toiles au regard des gens.
Alors voilà, je voulais juste dire Marie, parce que c'est toujours plus facile d'écrire, que je suis très admirative de ce que tu fais, et en tout cas très très fière de toi.
(c'est Marie, un auto-portrait)
Commentaires récents
Bon retour !
C PO BIENTO FINI TOUT CE RAFFUT OUI !!
Tu me manques.
Repose toi !
Trop fort