Lundi, Avril 30, 2007

Pierre Lapointe ...Tombé dans ma tête

 

Je suis bien désolée, je vais vous embêter en mettant beaucoup de texte. Pour une fois cela ne va pas me prendre trop de temps, parce qu'il va s'agir de deux simples copier-coller.

Simplement, sachez que la tartine que je vous impose là est à la hauteur de l'immensité de mon regret de ne pas être allée voir ce petit gars là. Lequel passait pourtant deux soirs de suite à Paris la semaine dernière.

Parfois je me frapperai devant la stupidité absolue de certaines de mes décisions ....

 

Article de Télérama

http://www.telerama.fr/musique/M0608281055071.html

L’univers nébuleux de ce bouillonnant ciboulot va chambouler les amateurs de chanson française. Venue du Canada, une révélation “mauditement” bonne.

Bobby, tu n’es plus tout seul. Tu étais l’unique Lapointe de la chanson française. Eh bien, c’est fini, il va falloir compter avec un autre Lapointe, Pierre Lapointe, un petit gars qui nous vient du Canada, de la province ouatée de l’Outaouais, au sud-ouest du Québec. Là-bas, les critiques disent de lui qu’il est « l’étrange et bel enfant de Thom Yorke [Radiohead] et de Barbara », que c’est le chanteur qui « pogne » (qui monte). Nous, si on exagérait, on dirait que Pierre Lapointe est ce qui est arrivé de mieux à la chanson depuis bien longtemps. Alors exagérons.

Et partons à sa rencontre, à Montréal où il vit désormais, avec une curiosité mal dissimulée. Parce que c’est bête à dire, mais on n’a jamais été aimanté de la sorte par de petites chansons bancales. Un truc puissant, très puissant. Si c’était un poison, il provoquerait une mort subite, du plus pur style Catherine de Médicis. Qu’est-ce qui nous met dans cet état ? Cette poésie tranquille dans l’écriture, traversée par l’ironie du désespoir. Au royaume baroque de Pierre Lapointe, on fréquente des endroits aussi riants qu’un columbarium ou que l’adolescence. On croise de langoureuses femmes à barbe, un hermaphrodite surnommé la reine Emilie, des octogénaires s’adonnant au plaisir de la chair… Ses chansons, même les plus vaporeuses – ni couplets ni refrain –, revêtent assez vite l’évidence et la familiarité des standards, arpèges éternelles et cordes rutilantes. Elles nous font l’effet d’une valse électrique, qu’on danserait pieds nus dans l’eau.

Le tempo désuet à trois temps du premier album de Pierre Lapointe, sorti en 2004, lui donnait déjà ce côté intemporel dans un monde douloureusement binaire. Car M. Lapointe, figurez-vous, en est déjà à son deuxième disque, La Forêt des mal-aimés. Le premier à paraître en France. Plus peps que le précédent, La Forêt des mal-aimés, d’un raffinement inattendu, mêle chanson, pop, électro. Qui est donc cet olibrius iconoclaste, trop esthète pour être québécois (désolé pour le cliché), auteur d’une chanson parfaite (Au 27-100 rue des partances), capable, sur scène, du haut de ses 25 ans à peine, de mettre son public en lévitation ?

En vérité, Pierre Lapointe a 1 000 ans. Il cogite non-stop, mouline tellement depuis l’enfance qu’au total cela ne doit pas faire loin d’une éternité qu’il mature. « Petit, j’étais triste, renfermé sur moi-même. Je trouvais la vie extrêmement longue. En réaction, je me suis dit que j’allais me faire une existence hors norme. C’est ça. » Un défi pas facile à relever quand on s’imagine en Jell-O (ce dessert gélatineux américain) qui réagit au moindre tremblement, quand on est hypersensible : « Ma mère, qui passait une licence en arts plastiques sur le tard quand j’étais enfant, laissait traîner sur la table des livres d’images. Un jour, je découvre une robe Saint Laurent des années 60 avec des motifs du peintre Mondrian. Logiquement, j’associe ces motifs aux années 60. Or, dans un autre livre, j’apprends que ces motifs datent du début du XXe siècle ! Et là, j’ai eu un choc, je ne dormais plus, une excitation totale, quatorze émotions en même temps. Ça s’est aggravé avec les chaises Art nouveau de ma tante ! C’est ça. J’étais fasciné par l’objet nouveau qui était vieux. » L’objet intemporel, comme son premier album.

En plus de « C’est ça », il dit souvent : « J’ai réalisé que… », « J’ai compris à ce moment-là… ». Quoi donc ? Qu’on peut être touché par une œuvre même si on ne la comprend pas, comme quand il découvre tout jeune La Symphonie pastorale, de Brigitte Fontaine ; que les œuvres d’art sont là pour provoquer une réaction, grâce à Marcel Duchamp et au Bauhaus – enseignements qu’il s’applique à transposer aujourd’hui en musique, à sa manière, en faisant un lien entre pop et avant-garde. Telle une éponge, le petit Pierre s’imprègne de tout ce qui bouge, fréquente assidûment le Centre national des arts d’Ottawa, où il découvre les mises en scène « assez sautées » de Robert Lepage, passe son temps au musée des Beaux-Arts. Il occupe sa solitude, à tarif réduit, dans les institutions culturelles. Sauvé, ou presque.

A l’école, ce n’est pas brillant. « Les matières concrètes étaient trop abstraites pour moi. Et tout ce qui était aérien était facile. Heureusement, je suis tombé sur les bonnes personnes car j’étais trop éparpillé. » Eparpillé, comme quand il entreprend de vous parler de cette prof tellement importante du secondaire, du spectacle de Noël au Cégep (lycée) de Sainte-Hyacinthe si marquant – « C’est ça », répète-t-il encore comme une béquille, et nous, on est paumé, oui, on n’y comprend plus rien, entre les prix, les bourses, les machins, j’allais devenir comédien même si je m’appliquais surtout à faire mes lignes (là, il veut nous dire qu’il dessine). « A 18 ans, j’ai décroché émotionnellement à cause d’un trop-plein d’informations. Je ne savais plus ce que je voulais faire alors que, quatre ans plus tôt, j’étais arrogant face à la vie. Je suis retourné chez mes parents et je me suis mis à pleurer en regardant le lac Saint-Jean. » Là, au moins, c’est clair.

Heureusement, plus jeune, vers 11-12 ans, Pierre Lapointe est tombé amoureux de son piano, une « caisse de résonnance », qu’il se met en tête d’apprivoiser. « Je jouais la même note, je tapais sur la même touche pendant vingt minutes pour voir ce que ça donnait mécaniquement. Je trouvais des tournures de musique qui m’appartenaient. J’ai commencé à conclure un pacte avec mon cerveau : comme un jeune délinquant qui tombe dans la drogue, je me suis autodétruit en tombant dans ma tête. Je me suis dit : je n’écris rien sur papier, ce qui est bon va rester. Et réapparaître avec le temps. Je joue aujourd’hui sur scène des airs que j’ai composés il y a douze ans. »

Dans L’Energie spirituelle, Henri Bergson écrit déjà, en 1919 : « Je crois que notre vie passée est là, au-dessous de la scène illuminée de la conscience […] et que tout ce que nous avons perçu, pensé, voulu depuis le premier éveil de notre conscience persiste indéfiniment. » Selon les neurobiologistes, l’hippocampe, qui aurait un rôle majeur dans l’encodage et la restitution des traces musicales, serait très développé chez les musiciens. En plus d’un agité du bocal, Pierre Lapointe serait-il un boursouflé du cortex ? A l’observer attentivement, on s’aperçoit qu’il a une bonne bouille hydrocéphale, impression renforcée par un corps longiligne. Il nous avoue que son cerveau « fait des bulles », que son tympan émet des sons quand il assiste à un spectacle qui le réjouit – ce qu’on appelle, en langage savant, une « autoémission », « résultat d’une excitation des cellules ciliées externes » de l’oreille, explique Bernard Lechevalier dans Le Cerveau de Mozart (1).

Discuter avec Pierre Lapointe est une expérience troublante. Il peut vous emmener très loin visiter les « palais de la mémoire » tels que les imaginaient les orateurs antiques, vous entraîner dans les profondeurs inconnues du cerveau lors d’un voyage dans les mystères de la création. En l’écoutant, vous vous sentez comme le personnage de Jim Carrey dans le film de Michel Gondry Eternal Sunshine of the spotless mind, qui tombe dans les abîmes de la mémoire. Alors, quand il se lève pour fermer le robinet d’eau laissé ouvert par le serveur du petit café montréalais où se déroule l’interview, on se demande si c’est par crainte de se laisser emporter par un flot d’idées trop puissant.

Se laisser déborder, engloutir sous les eaux sombres de l’imagination, cet obsessionnel en a l’habitude. « Pour Pointant le nord, j’ai répété la première phrase pendant deux heures. La deuxième est arrivée. Mon corps a fini par appeler une autre phrase, et ainsi de suite. Dans cet état d’hypnose, j’ai “vu” ce jour-là la musique. J’avais une sensation de béton et m’est apparu un graphique clair, avec des lignes ordonnées. Il manquait quelque chose pour fermer ce graphique, une croix. Il y a un accord de ré mineur qui apparaît une seule fois : c’est cette croix. » Rassurez-vous, qu’un compositeur ait une représentation architecturale de son œuvre est quelque chose de courant. « Une chanson, plus que des notes, est une construction d’émotions dans l’espace. »

Sur scène, Pierre Lapointe met en pratique ses petites observations élevées au rang de lois universelles. « En spectacle, je flatte le public pour le frapper ensuite. J’essaie de jouer avec ses émotions, sans qu’il comprenne ce qui lui arrive. C’est ça. Au début, où je jouais un personnage très drôle, très baveux [traduisez arrogant] en concert, les gens riaient. Du coup, la chanson suivante, triste, les affectait terriblement. »

Et ça marche. Tel un sorcier de la pop, Pierre Lapointe peut, en concert, vous mettre dans un état proche de l’Ohio, prendre le contrôle de vos émotions. Houston, on a un problème ! « J’ai un pouvoir de manipulation, dit-il très simplement. Je réussis à déstabiliser les gens et à les amener où je veux. » Avec ses quatre musiciens de haut vol, il parvient à conjuguer le meilleur des deux mondes – le tour de chant à l’européenne, le show décomplexé à l’américaine – pour concocter des spectacles, finalement très ancrés dans une lignée québécoise, de Robert Charlebois à Diane Dufresne. Vous voilà absorbé par sa présence physique, sa voix puissante, son accent travaillé (dans la réalité, il est très québécois), ses paroles littéraires même s’il dit ne pas être littéraire du tout : « En fait, j’ai une mémoire auditive. Ma culture littéraire, c’est le théâtre. »
Dans dix ans, Pierre Lapointe voudrait réaliser un album pop d’avant-garde comme Melody Nelson, être l’égal d’un Beck ou d’une Björk. Inutile toutefois d’attendre autant pour profiter de son irrésistible talent dont La Forêt des mal-aimés, gros succès critique et public au pays, est un témoignage franchement bluffant.

Les meilleurs moments de sa vie, Pierre Lapointe dit les avoir passés pendant les vacances de son enfance, où il s’amusait à parodier des chansons connues avec sa cousine, où il allait voler le linge des voisins à 4 heures du matin avec sa grand-mère. C’est peut-être pour retrouver ces moments d’innocence perdue qu’il se met dans des états « qui n’ont pas d’allure », à la recherche désespérée d’un passé évaporé. Au bout du voyage se dessine l’univers foisonnant d’un chanteur, d’un artiste complet. Qui tire sur notre fibre émotive comme un sale gosse sonnerait les cloches d’une chapelle perdue au plus profond de notre âme. C’est ça.

Jean-Philippe Pisanias (envoyé spécial à Montréal)

(1) Chez Odile Jacob.

A ECOUTER
“La Forêt des mal-aimés” (sortie le 11 septembre, Audiogram), ffff (lire Télérama n° 2929).

Télérama n° 2955 - 2 Septembre 2006


Article de Le-Hiboo.com - Compte rendu du concert du 25 avril

La seule chose que je connaissais de ce jeune homme, c’était sa bouille de beau gosse à la Renan Luce. Le Canada nous a déjà apportait des talents vocaux, mais celui-ci n’a pas d’égal, ni de point de comparaison. Deuxième extraterrestre de la soirée, chanteur, comique (ces petits intermèdes sont des grands moments de bonheur, comme par exemple le “Je n’ai rien contre Céline Dion en elle même, mais par contre ses chansons“) et auteur compositeur de génie. Restez assis le voyage ne fait que continuer, cette fois nous allons entrer dans La forêt des mal aimés. Arrivent les musiciens, puis Pierre Lapointe. Les mal aimés c’est nous, il nous le dit et nous le martèle. Le set commence dans le noir, et se prolongera dans cette pénombre intimiste. Amis photographes amateurs ou professionnels Pierre ne vous aime pas et il le fait savoir avec un humour québécois de rigueur. Il interrompt même une chanson pour désigner un flasheur coupable. Des mots défilent, émanant d’une voix venue d’ailleurs. Les textes ne sont pas d’une grande gaité, mais d’une grande beauté évidente. On pleure parfois quand il chante ; ses mots sont des flèches empoissonnées d’amour. Entouré de trois musiciens touche a tout qu’il raille, mais à qui il offre de beaux moments, partageant avec une Cigale émue un immense talent. Ce soir, ils se sont fixés comme objectif “100% satisfaits”. Mélodies géniales, paroles parfaites, voix exceptionnelle et quand monsieur Lapointe arrive derrière son piano, cela ressemble parfois à du Satie. On ferme les yeux, on se promène, on part loin et quand on regarde autour de soi, on contemple une salle (presque complète) qui est dans le même état. Il y a de la magie sur scène, dans la salle on surprend même un enfant qui s’amuse. Après une standing ovation bien méritée, le magicien des mots et des notes revient au piano pour reprendre quelques unes de nos tristesses. Et puis en one man show, sur son appel enflammé on terminera tous debout et comme il le dit si bien, dans “Deux par deux rassemblés” : “Ce n’est sûrement pas de briller qui nous empêchera de tomber; ce n’est sûrement pas de tomber qui nous empêchera de rêver“ On rêve, on crève. On rit, on pleure. La vie en somme, cumulée avec intensité dans un concert. Concert comparable à un moment d’éternité, à un conte éveillé. Une vraie communion s’est faite entre tous les spectateurs, et en sortant on avait simplement envie de dire “je t’aime”. Paraît-il que Piaf et Brel sont morts, pourtant je jurerais les avoir entraperçus sur scène, ce soir à Neverland …

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Rufus Wainwright dans le Rolling Stones de Mai 2007

Pascaline est tombée amoureuse aussi on dirait ;-)) Un homosexuel qui fait des ravages chez les personnes des deux sexes, tss tss tss !

Le truc voyez vous, c'est qu'il est important de ne pas s'y tromper : si tant de gens succombent au charme de Rufus Wainwright, c'est que non content de disposer d'un physique avantageux et d'un talent inclassable, il sait aussi (et surtout ?) comment nous toucher au coeur ...

Vivement le 22 mai !

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Thierry Amiel à nouveau Disque d'Or !

Mon petit protégé continue son bonhomme de chemin ...

Il a reçu son Disque d'Or pour son album Eponyme, et proposera de nouvelles dates de concert cet automne partout en France !

La vidéo, avec le lien direct si vous n'avez pas de son : http://www.youtube.com/watch?v=5jhNgOqXcEY

alt : http://www.youtube.com/v/5jhNgOqXcEY
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Vendredi, Avril 27, 2007

Trouver des dates pour un artiste : la galère !

 

La date d'Anthony Fletcher à l'OPA est donc annulée pour cause de débat télévisé Ségo-Sarko ... Franchement c'est énervant, vu à quel point c'est galère de trouver des dates dans des lieux comme celui là et notamment à Paris ...

Histoire de vous raconter à quel point c'est la misère, voici quelques exemples de relances récentes :

L'entrepôt(1), le point éphémère(2), l'espace jemmapes(3), le Biplan à Lille (4)

(1) Répondeur. J'ai laissé un nième message. Mais today de 14h à 15h les candidats pour les "scènes ouvertes" peuvent appeler. J'espère que je serai dispo depuis le taff à ce moment là ... !!! Quant au message, je ne vois pas pourquoi il me rappelerai plus que les autres fois m'enfin ...

(2) Le programmateur n'était pas là (comme d'hab) J'ai  eu Ambre, son assistante, à qui j'ai déjà parlé deux fois et qui ne se souvient toujours pas vu qu'ils submergés de coups de fils et de demandes. Selon elle si on n'a pas de nouvelles c'est que ce n'est pas bon. J'ai tout de même insisté pour l'avoir lui histoire de savoir s'il avait eu l'album, écouté, et ce qu'il en pensait. Elle m'a dit de renvoyer un mail pour relancer, ce que j'ai fait. Sûrement en vain mais s'ils n'aiment pas ou qu'ils ne programment pas de chanson française, je veux au moins être sûre et point.

(3) Le programmateur a écouté et bien aimé mais il veut voir les artistes sur scène avant de se décider, même dans un bar. Il a demandé quand il jouait pour voir si quelqu'un de chez lui pouvait se déplacer. Pas de pot vu l'annulation de l'OPA (lui ai expliqué pourquoi il a halluciné !), mais je pense renvoyer un mail encore pour lui dire où il a déjà joué et lui donner les liens dailymotion où il y a deux trois vidéos. Pour le moment ils vont à Montauban et se pencheront sur la programmation pour commencer à faire des propositions aux artistes vers mi-juin. Les dates proposées de toute façon ne seront pas avant fin 2007, voire 2008... ben on est pas arrivés !!!!

(4) j'ai appelé un mercredi car ils ne font une permanence téléphonique que les mercredi de 14h à 17h. Le programmateur avait dit à Ahthony qu'il était retenu mais pas de nouvelles. Il avait déjà appelé 2 fois avant qu'ils ne  disent déjà que le mec n'était là qu'à ce créneau horaire là ! sympa. Au tél le type a dit : oui oui je lui ai dit qu'il était retenu pas de problème. Pour les dates rappelez moi en mai, pour cette saison c'est bouclé ... Et la prochaine saison de toute façon ne commence qu'à la rentrée prochaine...


P****, parfois on a envie de se taper la tête contre les murs ...

Voilà, c'était pour vous raconter un peu... Il faut faire un maximum de démarches et dans le tas très peu sont couronnées de succès comme l'histoire de la FNAC, mais bon, c'est super sympa à faire quand même même si ça teste surtout la résistance à se prendre des portes dans la tronche

Et c'est aussi pour ça que quand vous venez comme au Chat Noir la dernière fois ou que vous donnez des coups de main ou des idées ben c'est vraiment vraiment génial et ça aide à se remotiver quand on a tendance à se laisser décourager. Pareil si vous avez des contacts, que vous entendez que quelqu'un a besoin d'une première partie, d'un groupe pour compléter un plateau, que votre meilleur pote est programmateur au Nouveau Casino, etc ;)

Voilà encore merci merci.

Sincèrement.

D'autant que le petit gars Fletcher a largement autant de talent que des tas de gens que l'on voit pourtant partout alors voilà, de mon point de vue tout ça en vaut la peine et il n'y a qu'continuer encore et encore jusqu'à peut-être un jour la bonne rencontre, celle qui ouvre les portes ...

Des bisous à vous tous qui lisez les aventures d'un autoprod ! Quand il sera super célèbre vous pourrez raconter que vous avez suivi tout ça ^^ !!!!

http://www.myspace.com/fletcheranthony


 

Posted by isa92 at 08:26:47 | Permanent Link | Comments (3) |

Mercredi, Avril 25, 2007

Going To a Town

 

Going To A Town

I’m going to a town that has already been burnt down,
I’m going to a place that has already been disgraced,
I’m gonna see some folks who have already been let down,
I’m so tired of America

I’m gonna make it up for all of the Sunday Times,
I’m gonna make it up for all of the nursery rhymes,
They never really seem to want to tell the truth,
I’m so tired of you, America

Making my own way home, ain’t gonna be alone,
I’ve got a life to lead, America
I’ve got a life to lead

Tell me, do you really think you go to hell for having loved,
Tell me, enough of thinking everything that you’ve done is good,
(I really need to know), after soaking the body of Jesus Christ in blood,
I’m so tired of America

(I really need to know),
I may just never see you again, or might as well,
You took advantage of a world that loved you well,
I’m going to a town that has already been burnt down,
I’m so tired of you, America

Making my own way home, ain’t gonna be alone,
I’ve got a life to lead, America
I’ve got a life to lead,
I got a soul to feed,
I got a dream to heed,

And that’s all I need,
Making my own way home, ain’t gonna be alone,
I’m going to a town,
That has already been burnt down

Je ne sais pas vous, mais du coup la chanson me parle beaucoup plus !!! C'est un Rufus en amoureux déçu de l'Amérique, qui n'arrive pas à quitter tout à fait New-York pourtant ...

J'aime particulièrement "Do you really think you go to hell for having loved" ou "You took advantage of a world that loved you well". J'aime aussi la discussion en anglais sur le site officiel que cette chanson à fait démarrer, avec ces échanges de points de vue, européens et américains, sur le patriotisme. Si j'étais à la place de Môsieur Wainwright j'aimerai assez être à l'origne de ce genre de débat je dois dire. Il montre bien à quel point nous sommes tous construits de notre histoire. Un internaute dit qu'en Europe, le patriotisme est plutôt EXclusif alors qu'aux Etats Unis, il est INclusif, voilà qui méritait d'être dit...

Les grands jugements hatifs et surtout péremptoires sont souvent mal documentés. Personne n'est parfait. Ni les hommes ni les Etats. C'est bien de dénoncer, de protester, de réagir, mais de continuer à respecter l'autre aussi : sommes nous tellement meilleurs ? Un forum international nous force à écouter l'autre et nous remet en face de nos propres contradistions aussi. Ce qui est plutôt enrichissant ...

Posted by isa92 at 10:53:52 | Permanent Link | Comments (5) |

Lundi, Avril 23, 2007

Anthony Fletcher - "Septembre" live au Chat Noir

C'était lors du concert d'Anthony Fletcher le 8 février dernier... Je me demandais comment il allait l'adapter sans violoncelle celle-là. C'est marrant, tous les musiciens ne sont pas là à chaque fois, disponibilté, scènes trop petites, et il faut faire avec. Moi ça m'interpelle. Un jour je le lui ai dit et il m'a répondu : "bah, ça c'est mon job ;-)". Y m'épate ce p'tit gars là !

Posted by isa92 at 15:25:36 | Permanent Link | Comments (5) |

Les toiles de Marie, suite !

Je vous avais parlé des toiles de Marie exposées dans les 2 restaurants parisiens : "C'est mon plaisir" 8 rue Falguière dans le 15ème Et 150 Bd du Montparnasse dans le 14ème...  (Le plus ... )

Voilà ce que ça donne en images :

et enfin ma préférée, mais je crois que c'est la préférée de toutes mes copines !!!

Pour ce qui est du contenu de l'assiette, je vous en dirai plus quand j'aurai testé !!!

Allez-y, et n'hésitez pas à acheter ! J'ai l'une de ses peintures dans mon salon et tout le monde me l'envie !

Posted by isa92 at 14:40:28 | Permanent Link | Comments (4) |

Thierry Amiel à Pornichet

http://img262.imageshack.us/img262/2294/pornichdm3.png

Thierry Amiel était à Pornichet le 8 avril dernier.

Il y avait des pass à gagner, et voici ce que le gagnant a écrit ensuite : "La personne que je connaissais le moins et qui m'attirait le moins fait finalement partie des + sympas et est une révélation artistique pour moi. Merci à toi, Thierry Amiel. Une journée avec toi à nos cotés, c'est génial."

Posted by isa92 at 10:34:09 | Permanent Link | Comments (0) |

Dimanche, Avril 22, 2007

Les Cold War Kids

Merci à France4 et à OUI FM pour ce groupe là ...

Hier soir, presta réellement remarquable au Printemps de Bourges. Pas encore dispo en vidéo mais en attendant ....

 

Cold War Kids - "Hang Me Up To Dry"

Cold War Kids- "We used to vacation"

Posted by isa92 at 13:19:54 | Permanent Link | Comments (2) |

Samedi, Avril 21, 2007

Mon Vote à MOI

Alors voilà. Je suis née dans un environnement bourgeois. J'ai fait des études bourgeoises. J'ai un boulot, un mari, deux enfants, un travail salarié. Je vis dans une ville bourgeoise. Chez moi on a toujours voté à droite. Mon père était adjoint au maire. Un maire de droite. Mais "rebelle". Il ne voulait pas être un homme de parti. Il souhaitait rester indépendant. Je l'aimais beaucoup. Il est toujours resté intègre, il avait de hautes, grandes et belles idées pour sa ville et pour la France. C'est sans doute à eux deux (mon père et mon maire de jeunesse donc), que j'ai toujours pensé qu'on pouvait être de droite et être large d'esprit. Avec un esprit humaniste. Une vision élevée des choses. Une curiosité d'esprit, un intérêt réel pour l'autre. Ca m'allait bien, surtout que c'était couplé à une certaine rigueur, une vision de l'économie réaliste, des valeurs en lesquelles je croyais.

J'ai voté Chirac aux deux dernières élections sans me poser de questions. Le type était sympatique, il avait une haute idée de la démocratie, j'ai admiré qu'il ne traite pas les français de débiles incapables de choisir pour eux-même, jusqu'à prendre le risque de se ramasser, ce qui s'est en effet passé pour l'Europe (bien dommage ce résultat de mon point de vue). J'ai aimé son goût pour l'art, la gastronomie, le monde. Je le trouvais positif. Parfois dur quand il disais aux jeunes : il faut oser, il faut bouger, s'expatrier, être mobile. Moi je me sentais nulle, déjà trop bourgeoise pour prendre ces risques là. J'ai adoré pouvoir être fière de mon pays qui n'a pas été le chien-chien de Bush et de sa politique. Aimé ses relations avec l'Allemagne avec laquelle il fallait évidemment se réconcilier. Aimé sa vison de l'Europe, son envie d'intégrer d'autres pays. J'ai même aimé savoir qu'il avait été un élève médiocre et surtout ... bavard ! J'ai occulté ses défauts, ses moindres résultats politiques, les côtés "affaires". J'ai regretté bien des fois son mandat si terne alors que lui était à mes yeux si haut en couleur. J'aurais voulu qu'il marque. Qu'il refasse le coup de l'ANPE ou du Samu Social, ou autre chose à la Simone Veil. Pourquoi pas le mariage des homosexuels par exemple ? Au final, rien de très glorieux mais au moins, je trouvais qu'il avait une stature, un charisme, une vision des choses plutôt ouverte vers l'extérieur. Surtout, je n'ai jamais eu honte.

Et puis tout de même, j'ai toujours été à droite. Bon, à droite avec des d'idées "de gauche" lol. J'avoue. Je mélange pas mal ;-)

Mais là, je viens de faire http://www.sitoyen.fr/mon-vote-a-moi/mon-vote-a-moi.php et bing, me voilà propulsée championne de la gauche ou presque !!! Non pas que je sois très surprise ...

Maintenant, je suis ravie d'être bien loin des idées d'un monsieur Sarkozy, mais pardon, Ségolène ? Celle qui vous parle de "l'ordre juste" et pense au drapeau français dans tous les foyers ??? Je suis dubitative ... Même moi qui suis donc "censée" être de droite, excusez-moi, mais ça me dégoute ...

Hors de question pour moi de voter pour les deux number one présupposés. Je ne suis donc pas plus avancée par ce petit test.

Je suis dans la mouise, comme beaucoup beaucoup de gens. Et l'élection c'est demain.

Je ne sais même plus si je suis de droite ou de gauche. Je n'ose même plus envisager de voter pour un "petit" de peur de contribuer à faire rééditer l'horreur du 1er tour des dernières présidentielles. Je me dis qu'on est en train presque de m'obliger à voter pour un Bayrou qui n'aura jamais eu meilleur coup à jouer mais inodore, incolore et sans saveur, je me méfie des surprises ... En fait je n'ai envie de personne. Je n'en imagine aucun nous représenter. Paumée absolument ...

Pourtant je vais aller voter, et je déciderai. C'est la seule certitude que j'ai. C'est une chance encore, que nous avons. la démocratie.

Même s'il fait beau, même quand on n'a pas encore tranché. Ben faut y'aller. Et c'est bien.

Rendez-vous demain dans les urnes et demain soir pour les résultats !

Posted by isa92 at 19:59:20 | Permanent Link | Comments (6) |
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