Jeudi, Août 30, 2007

Rock en Seine - Les séquelles UNKLE

Le syndrome est là : frustration intense. Qui se manifeste sous la forme d'un besoin irrépréssible de se faire encore un peu plus de mal en me passant en boucle et de façon compulsive ce qui suit.

alt : http://www.youtube.com/v/BSsMGNwYDdg

Burn my shadow - feat Ian Astbury (The Cult)  

J'étais là lors du set d'UNKLE. Souvenez vous, je vous ai dit que nous avions entendu vaguement des sonorités envoutantes en entreprenant l'ascension de la côte du parc de Saint Cloud. Donc j'étais là. Et au lieu d'être en train de rejoindre bêtement le parking à ce moment là, j'aurais pu être devant la scène de l'industrie, la toute petite en plus, la plus intime. Celle où jouait UNKLE que je ne connaissais alors pas même de nom. Mais non. J'ai raté ça. Je suis passée à côté de la plaque.

Je ne m'en remets pas.

On se dit que ça ne sert pas à grand chose, c'est sûr, mais qui sait ... Un goutte d'eau de plus dans la mer et après tout pourquoi pas. 

Allez, une deuxième pour la route :

alt : http://www.youtube.com/v/0BlPQDg45YE

Rabbits in your headlight - feat Tom Yorke (Radiohead)

MERCI Alain. Quant à mon commentateur anonyme. Ben oui. Tu avais raison ...

Posted by isa92 at 06:00:59 | Permanent Link | Comments (5) |

Mercredi, Août 29, 2007

Rock en Seine 2007 : toutes les photos !

Pour accéder à l'ensemble des photos, cliquez sur l'image ci-dessous ...

Photos Rock en Seine 2007

Par ailleurs, vous pouvez à l'avenir utiliser l'adresse suivante afin de visualiser mes albums photos : http://www.flickr.com/photos/isatagada/


Posted by isa92 at 23:16:23 | Permanent Link | Comments (0) |

L'estime de soi

Vous êtes belles les filles !!!

Je suis tombée là dessus par hasard ... Vous êtes bien mieux que cela au naturel, imaginez juste une seconde ce que ça donnerait avec quelques retouches !!!

"Ne vous demandez pas pourquoi votre vision de la beauté est faussée"

Posted by isa92 at 22:56:56 | Permanent Link | Comments (1) |

Mardi, Août 28, 2007

Rock en Seine 2007 - Jour 3

Il est des hasards parfois, qui n'en sont certainement pas. De ceux, par exemple, qui ont fait que j'étais présente ce dimanche dès 14h devant la scène de la cascade pour écouter les Bat For Lashes tout début d’après midi. Alors que tout était fait pour que je passe à côté. Leur nom complètement inconnu, leur musique également, l'horaire de programmation surtout (14h, c'est bien tôt pour un concert). Alors quoi ? Par quel miracle a t'il fallu que sur les 45 groupes ou artistes présent à Rock en Seine, les seuls dont j'ai eu le temps d'écouter un extrait aient été les Bat for Lashes ? La réponse est forcément une évidence : La Magie. Et c’est bien normal après tout, puisque ces filles là sortent tout droit du pays des fées. On n’est pas obligé, d’ailleurs, d’aimer ou pas ce genre d’univers (les costumes, les maquillages) pour se laisser prendre au charme des compositions et de la voix enchanteresses de la brune Nathasha Khan, anglo-pakistanaise émigrée à Brighton. Et pour ma part j’ai vécu là mon plus beau moment à Rock en Seine, envoûtée sûrement car sinon, comment expliquer ces larmes contre lesquelles je n’ai pas pu lutter et qui ont coulé ensuite, et jusqu’à la fin du set ?

Deux claviers et deux violons, ou encore, des clochettes et un tambour ont servi - entre autres – d’écrin à la voix bouleversante de la chanteuse qui oscille entre Björk, Kate Bush ou Cat Power, " mais en plus … ". " En plus " je ne sais pas bien quoi, d’ailleurs, mais tant pis ! Sur le moment, c’est ce que j’ai envie de dire tant l’émotion me saisit. Je repense à d’anciens ressentis sur This Mortal Coil, avec cette sorte de grâce aérienne et de pureté en plus, comme débarrassé du côté un peu malsain de ce genre d’ambiance. C’est magnifique mais pas dépressif. On pleure mais on ne reste pas centré sur soi. On se sent partir dans un genre de transe indienne qui accorde à la nature, aidé par les martèlement du tambour ou du bâton. On a les yeux et les oreilles grands ouverts, tout entiers tendus vers elle et de ces instants sublimes qui vous arrachent au temps et au monde, il est pas question d’en perdre une miette : il est si rare d’être émerveillé à ce point…


Les Housse de Racket me pardonneront - ou pas -, mais il est brutal de passer d’une fée à un tennisman. Difficile, dans l’état dans lequel je suis, de recevoir favorablement leur humour (" on est super contents de jouer en première partie de Björn Björk ! ", les claviers sont rebaptisés " Roland Garros "), leurs déguisements (visière et bandeau en mousse au poignet inclus), leur " concept album " (ils vont raconter l’histoire de superstars du tennis) ou leur musique électro-pop-funk. Il paraît qu’ils bossent dur pourtant, qu’ils ont étudié le piano, les percussions et la guitare classique au conservatoire, qu’ils savent lire la musique, même qu’ils ont fait la première partie de Phoenix. Moi je reste plantée là, un peu hagarde encore après avoir flotté dans un tel coton, bien incapable d’être " cool " devant ces types branchés chic colorés et de recevoir leur musique pour danser. J’écoute pourtant, j’essaie de rester, je prends les photos de toute façon … Mais non, vraiment pas. " Allez, c’est naze, on y va ". A l’impossible nul n’est tenu.

La musique plutôt tzigane de Devotchka ne me parle pas des masses non plus. Pourtant j’avais adoré la B.O. de " Little Miss Sunshine ". Là encore c’est une histoire de goûts, la world musique peut illustrer magnifiquement certaines atmosphères mais en concert il faut aimer le genre, ce qui, à ma grande honte, n’est pas mon cas. D’ailleurs il y a trop de soleil (que c’est bon de pouvoir s’en plaindre !), c’est l’heure de faire une pause et de s’installer dans un transat pour boire une petite bière bien fraîche à l’ombre des parasols. On entend de loin la musique soit-disant R’n’B de Kelis, qui me semble bien plus mélodique pourtant, voire funk. Tant pis après tout c’est dimanche, et j’ai la flemme de me relever !

La pause dure plus longtemps que prévu, et seuls les Kings of Leon que je ne connais encore que de nom me décident à quitter ma bienheureuse retraite. Ces américains de Nashville, presque inconnus pour moi, ne le sont manifestement pas pour tout le monde : leur mySpace affiche à l’heure où j’écris pas moins de 1 839 905 visites pour plus de 164 067 " amis ". Impressionnant ! Ceci dit je n’ai absolument pas conscience d’être devant un groupe aussi énorme au moment où le concert démarre. Ce qui ne dure pas, compte tenu de la qualité du set qui m’embarque très rapidement : dans la catégorie rock, voilà sans hésitation le meilleur concert du festival ! Fabuleux ! Tous les ingrédients sont présents : une authenticité qui ne fait aucun doute, une musique qui ne ressemble pas à celle du groupe de rock voisin, des membres charismatiques (trois frères et un cousin) qui jouent ensemble et prennent leur pied sur scène, un leader (Caleb Followill) habité à la voix sensuelle, aiguë ou encore déchirée (et souvent les trois à la fois). Il y a aussi cette densité palpable de tous les instants, avec cette impression d’être toujours aiguisé, sur le fil, tendu, au bord de la rupture même parfois. Sans parler d’une basse excellente, de riffs de guitare non consensuels, d’une batterie qui s’éclate, et même, d’un échange avec le public, avec cette fragilité affichée du chanteur qui doute encore, qui s’excuse de sa voix " broke " et demande à la foule de l’aider sur certains morceaux (et honnêtement sa voix reste fabuleuse). " Coquetterie mal placée " dira quelqu’un, quant à moi j’ai entendu le malaise du mec qui doit jouer devant des milliers de personnes avec la voix justement cassée ce jour là. Touchée. Et encore un peu plus par l’aveu qu’il nous fait de sa mauvaise humeur, que le retour d’un public enthousiaste lui aura fait oublier. Je suis peut-être bien trop fille, séduite aussi par la gueule d’ange aux cheveux désormais coupés, ou alors bien trop naïve ; tant pis ! Une chose est certaine : l’album " Because of the times " fera très bientôt partie de ma discothèque, et je vais guetter leurs prochains concerts en France. Les Kings of Leon ou comment se réconcilier tout à fait avec Rock en Seine, ou avec le rock tout court d’ailleurs. Merci.

La tronche heureuse de Just Jack ne parvient pas à me faire passer la déconvenue que m’inspire sa musique. Je n’avais pas échappé à son tube " Writer’s block ", mais je ne le pensais pas à ce point R’n’B’. Sa choriste (très belle voix), sosie de Diam’s, et sa gestuelle de gentil rappeur achèvent de me déconcerter. Si à présent le funk, c’est ça … Musique ultra positive donc, je suis d’accord. Mais son sourire est devenu une telle marque de fabrique, que j’espère pour lui qu’il lui est resté naturel. N’empêche que je me pique au jeu et saisis comme les autres les fameuses lunettes en étoiles que le public chaussera pour chanter " Starz In Their Eyes " … on est peu de choses !

Je reste devant la scène de la cascade pour accueillir les compositions de Craig Armstrong, incontournable au cinéma. Moment de flottement pour les photographes accrédités, avec des musiciens (trois claviers et une basse) très en retrait vers le fond de la scène, dans une lumière quasi inexistante et une fumée qui masque le peu qui reste. " Trois chansons – c’est la règle dans la plupart des concerts -, ça sent mauvais ", dit l’un deux alors que les appareils-photo pendouillent encore à la fin du premier morceau. Heureusement, deux jeunes femmes viennent illuminer la scène de leur présence et de leur voix, et sauver de peu nos témoins du jour. Pour le reste les morceaux sont fatalement mélodiques, mais ne suscitent pas l’émotion attendue.

La très polémique Björk sonnera pour moi la fin de Rock en Seine 2007, pour ce qui restera dans les esprits plus un spectacle son et lumières qu’un concert. Lasers à gogo, pluie d’or, armée de cuivres et palme de l’inventivité électronique (ah ces fameux cercles sonores, si seulement j’avais pu les voir de près !) sont au rendez-vous pour celle dont les derniers albums ont été tant décriés. Si je lui reconnais une folie et une voix hors du commun, je fais mon possible pour accrocher sans parvenir toutefois à m’envoler très haut. On aime ou on déteste, toujours est-il que j’aurais tendance, en ces temps où l’on confond musique et produit de supermarché, à apprécier que survivent le plus longtemps possible des oiseaux rares de cette espèce, encore capables d’une telle créativité. Car dans un milieu de plus en plus formaté, prendre des risques et faire passer l’art avant tout devient l’exception. Dans le genre génies fous et incontrôlables, la prestation de l’incroyable islandaise ne fera malgré tout aucune ombre au souvenir des Radiohead, qui avaient clôturé d’une inoubliable façon l’édition précédente.

J’entreprends pour la dernière fois l’ascension de l’interminable côte pavée qui restera gravée dans les esprits et les pieds de beaucoup. Vingt-cinq concerts en trois jours, avec ses déceptions, ses confirmations et ses révélations. Ses frustrations aussi, puisque horaires de programmation obligent, avec ses trois scènes, je n’ai forcément pas pu tout voir de Rock en Seine. Mais on pourra polémiquer tant que l’on voudra, il n’y a vraiment qu’en festival que se trouvent concentrées autant de musiques et de découvertes sur une période aussi courte. Mission accomplie.


Posted by isa92 at 20:26:26 | Permanent Link | Comments (2) |

Lundi, Août 27, 2007

Rock en Seine 2007 - Jour 2

 Pour ce deuxième jour de festival, le sol est encore détrempé mais le soleil est bien présent cette fois. Conséquence immédiate : l’ambiance est aux tongues, aux maillots de bain, voire aux " free hugs ".

La journée commence sous le signe de la bonne humeur sur la scène de la cascade avec les PuppetMastaz, de drôles de marionnettes qui balancent un hip-hop dansant et assez jouissif. Ce n’est pas franchement un style de musique que j’affectionne, je ne m’attarde donc pas. N’empêche que j’ai déjà le sourire aux lèvres ! Direction la grande scène avec The Fratellis qui ne m’emballe pas non plus, malgré que le nom a beaucoup circulé cette année.


J’en profite pour donner sa chance à I Love UFO ce que je n’avais pas franchement prévu, vu les propos du groupe rapportés dans Télérama. Un type qui clame " les programmateurs sont encore trop frileux " et " je sais qu’ I Love UFO peut tout défoncer à 20h sur la grande scène ", j’avais un a priori plutôt négatif. Or c’est eux qui avaient raison ! Le rock sans concessions de ces français d’Arpajon est propre à embarquer les foules, j’adore ! Le groupe donne énormément sur scène, a su rester authentique, et développe un son assez énorme, capable de rivaliser avec les plus grands groupes. C’est fort, sombre, relativement fascinant, et la prestation scénique ajoute à la qualité d’une musique inspirée par Sonic Youth ou encore les Pink Floyd. L’un des gros gros coups de cœur de ma journée.

Cold War Kids m’attend à présent sur la grande scène, exactement à la même heure que les français de Pravda qui jouent eux à l’autre bout du parc, ce que je regrette. J’aurais aimé voir en live " Sue " et " Mac " et hurler bien fort : " je suis à l’est, tu es à l’ouest ! ". Ce sera pour une prochaine fois, gageons que ces deux là, qui ont fait déjà la première partie d’Indochine ou – excusez du peu – de Placebo, vont aller loin ; j’aurais l’occasion de les revoir sur scène.

Pas d’Amy WhineHouse à Rock en Seine donc, mais des Cold War Kids en remplacement dont la participation au printemps de Bourges m’avait fait acheter l’excellent album Robbers & Cowards (merci France 4). Je ne suis pourtant pas séduite plus que ça par ces quatre californiens, même si je n’ai aucune excuse à cela : je suis très bien placée (dans les tous premiers rangs), je connais les morceaux, même certaines paroles (et je ne serais pas la seule à chanter " hang me up to dryyyyy " - du morceau du même nom - ou "  i promised to my wife annnd children, i’ll never drink another drink as long as i live " - " We use to vacation " -), le chanteur a bien cette voix très particulière aussi. Alors quoi ? Je les sens stressés, ultra-sérieux et concentrés, comme s’ils passaient un examen. Certainement très impressionnés. D’eux à moi, malheureusement, la transmission ne se fait pas. Reste leur musique génialement déstructurée, parfois flamboyante, toujours originale, qui se distingue du lot malgré tout. Il faut qu’ils digèrent, sans doute, ce succès qui leur est tombé dessus et qui les a mis aussi rapidement face à des dizaines de milliers de personnes. Manifestement, il va leur falloir s’y faire !

Jarvis Cocker (sans les Pulp), prend à son tour possession de la grande scène. On l’aura beaucoup vu cette année, avec ses grosses lunettes et ses vestes en velours, dans les magazines spécialisés. J’en étais restée au look intello et aux mauvaises critiques lues ça et là, et je pointais le bout de mes oreilles par simple curiosité snob, de celle qui dédaigne sans avoir néanmoins toutes les clés pour le faire. Or ce nouveau parisien n’avait absolument pas l’intention de me laisser repartir avec mon petit mépris ! Petites phrases en français, humour décalé, jeu de scène théâtral et musique pop à la fois classe, intelligente et très accrocheuse, le concert restera l’un des meilleurs de la journée, avec un public encore peu démonstratif , mais visiblement séduit. Vous avez remarqué comme à Paris, les gens sourient simplement du coin de la bouche lorsqu’ils découvrent un artiste qui leur plaît, et sont capables de sauter partout la fois suivante ? Je ne ferais pas mieux du reste, mais me voilà retournée comme une crêpe, avec la ferme intention d’acheter l’album. Convaincue.

Je reviens côté Saint-Cloud pour saisir de loin le dernier titre de Calvin Harris. Planant et mélodique, encore une découverte à parfaire un peu plus tard. Les filles de CSS ont déjà commencé leur set quand se faufilent dans la foule Philippe et Léonce des Milestone, qui foncent droit sur moi. Marrant de tomber sur eux, et dommage de ne pas pouvoir échanger plus qu’un rapide " salut ça va, vous avez vu quoi ? " compte tenu du niveau sonore ambiant : j’en aurais bien profité pour leur demander des nouvelles de la sortie de leur album, enregistré en Bretagne cet été. L’attention reste donc fixée sur les demoiselles qui me semblent très jeunes, et évoluent dans d’improbables tenues bariolées, au milieu de ballons colorés disposés en hauteur sur la scène. L’objectif affiché est de faire danser, sans prétention. Le public masculin surtout les attendait, pourtant ces brésiliennes sont " fatiguées d’être sexy " ( traduction française de leur nom " Cansei De Ser Sexy "). Elles devraient néanmoins ne pas trop cesser de l’être si elles veulent survivre ; leur musique seule, risque de ne pas suffire …

Je repars vers Sèvres et la grande Scène, où se produisent The Jesus and Mary Chain , reformés après des années d’inactivité, et qui semblent très attendus. Pas forcément par moi, qui ne les connais que de nom, mais bonne fille, je suis prête à parfaire ma culture rock avec ces incontournables presqu’inventeurs du rock noisy (c’est ce qu’on me dit, je répète ; j’espère que je ne contrarie personne). Mine patibulaire, pour ne pas dire gueule d’enterrement, le groupe écossais a surtout l’air de s’emmerder prodigieusement, et c’est communicatif ! Et si les deux frères ennemis avaient finalement bien fait de passer la main ?

A ce stade, enchaîner sans hurler avec les insupportables Terry Poison alors qu’il est déjà presque 21h tient du tour de force. On a beau se dire que c’est mal, que chaque groupe ou artiste, en cherchant bien, a forcément un truc vu que tout de même, s’ils sont là c’est qu’ils ont été sélectionnés par des professionnels hein, parfois on reste interdit. Elles viennent de Tel Aviv ? Parfait. Elles sont championnes de " l’électro-groove " actuellement ? Bah, si certains le disent … Quant à moi, rien à faire, rester là à écouter plus de trois titres des ces nanas en justaucorps rouge à cagoule et queue de lapin ou encore en serre-tête Minie et haut doré façon couverture de survie tient de la mission impossible. Si vous voulez bien m’excuser, je passe mon tour !

C’est le moment de se perdre un peu dans les allées du festival, de passer du temps devant l’expo Craig Robinson et d’admirer les lumières qui se dessinent entre chiens et loups. 






Mais à 21h30, j’ai rendez-vous avec les Rita Mitsouko, quasi-tête d’affiche de la journée. Je suis accoudée à la barrière, on ne peut mieux placée, et ravie de l’être. Ca commence mal pourtant, avec un micro pour Catherine bien mal réglé ; on l’entend à peine, un comble pour cette rockeuse déjantée ! Ce problème résolu, je me rends compte rapidement que je ne peux m’empêcher de regarder ma montre. Les nouveaux morceaux y sont pour quelque chose, et ne parviennent pas à rivaliser avec la folie festive des anciens, qui font toujours danser le public (on pogotera même dans les premiers rangs). Fred Chichin est tout aussi inexpressif que Catherine Ringer est explosive, le contraste est saisissant. Le public en redemande, mais rien à faire, aucun rappel ne semble possible, et le couple revient simplement saluer, ravi de l’accueil et désolé de ne pouvoir satisfaire la foule qui réclame " Andy " à corps et à cris. Malgré sa pêche, les Rita n’ont pas si bien vieilli que cela mais ils restent culte, et je me dis avec une certaine tendresse que peu de groupes français peuvent se targuer d’avoir leurs morceaux joués dans presque toutes les fêtes depuis des années …

Cette deuxième journée de festival se termine avec Alpha dont je découvre la musique planante, encouragée en cela par plusieurs personnes. Le collectif s’est peu à peu dissout et sur l’album à paraître début septembre ne subsiste que la voix Wendy. Dommage car c’est surtout la voix black soul de Kelvin qui m’aura envoûté sous les étoiles ce soir …

Je repars avec plus de regrets encore que la veille, d’avoir manqué Pravda et Calvin Harris donc, mais également les métaleux TOOL qui se sont livrés à un véritable festival, me dit-on …

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Dimanche, Août 26, 2007

Rock en Seine 2007 - Jour 1

Il est toujours agréable d'entrer en voiture dans le parc de Saint-Cloud, tel le chatelain en son domaine; on attend presque les domestiques en livrée à l'arrivée devant le chateau.

La réalité nous rattrape assez vite, car les châtelins sont pléthore en cet après midi nuageuse mais sèche. La sécheresse, néanmoins, caratérise plus le ciel que le sol. Ô bonheur, je vais enfin faire mon premier festival dans la boue !

Rock n Roll

Rodeo Massacre

Début des festivités sur la scène de la cascade avec le groupe Rock and Roll, assez inconnu "et qui le restera" ajoute Alain qui ne semble pas apprécier non plus. A vrai dire j'ai déjà tout oublié de leur prestation une heure plus tard. "Rodéo Massacre", jeune groupe francilien leur emboîte le pas, pas seulement en ce qui concerne l'horaire mais aussi pour le désintérêt total qu'évoque leur musique à mes oreilles. Lookés branchouille, ils n'ont pas grand chose d'autre à vendre ...

Je commence à me demander si je ne suis pas en train de virer vieille-conne-blasée, et je ne suis pas loin de penser que je viens du même temps que les "Dinosaur Jr" dont les cheveux longs du du leader Jay Mascis sont devenus gris. Ceux là font du bon vieux rock qui envoie me dis-je en écoutant leurs guitares noisy bien lourdes. Moué, je me sens un peu désespérée. Il doit quand même une alternative autre que le jean slim ou la Harley ...

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Je me dirige donc avec espoir vers la grande scène où "Mogwai" est programmé à 17h, horaire bien étrange pour ce genre de musique. Je plaque tout le monde pour m'incruster au troisième rang. Pour ceux-là je veux être dedans, histoire de mettre toutes les chances de mon côté si jamais ils parvenaient à me faire décoller. Et soulagement, c'est le cas ! Avec leurs trois guitares plus une basse et une batterie, les "Mogwai" me font tout oublier. Ce n'est pas trop tôt ! Je ferme les yeux, je me laisse remplir des vibrations et c'est parti pour le voyage. Zéro communication avec le public, attitude autiste garantie sur facture. La communion ne se fait que paupières baissées, passeport obligé d'un voyage d'une rare intensité. Ecouter l'album c'est une chose, mais recevoir cette musique là physiquement, la laisser vous remplir, c'en est une autre. Fantastique.

Je flotte encore un peu pour "The Shins", qui finit de me réconcilier tout à fait avec le festival. Ces américains indie nous livrent une pop folk à la fois mélancolique et dansante qui me plait tout à fait. Je pense un peu aux Guillemots que j'adore; malheureusement, au bout de trois morceaux j'ai l'impression d'en avoir entendu assez ...

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C'est l'heure d'avaler quelque chose pour ceux qui ont faim, et de se promener un peu dans les allées du festival. La mode est aux collants et aux bottes, personne n'arrive à croire qu'il ne pleut toujous pas, et c'est vraiment le miracle de Rock en Seine cette année. Mais la pluie diluvienne de ces derniers jours rend le sol gadouilleux et glissant; il faut éviter les mares dans tous les coins et surtout les festivaliers couverts de boue qui vous courent après pour vous faire payer votre photo !

"Emilie Simon", en comparaison, est toujours aussi propre. Elle a l'air tout droit échapée d'un conte de fée, avec sa robe blanche constellée d'étoiles noires et son chignon de princesse. Elle est sublime, loin des obscenités sexistes que des abrutis se mettent à hurler à son entré sur scène. Sa musique expérimentale est aussi jolie à regarder qu'elle, avec ses bruits d'eau entre autres. Tellement joli et propre que c'est un peu trop justement. Trop joli et trop propre.

Retour sur la grande scène avec "The Hives" et son leader mégalo Pelle Almqvist qui a la parole facile. Il interpelle sans arrêt le public : "This song is great. Do you agree with me ? Doo you agree with yourself ? Cause I agree with myself ! And when I agree with myself, let me tell you, this is gonna be great !!!". Du grand n'importe quoi, qui d'habitude m'agace et finit cette fois par emporter mon adhésion. Ce type là a besoin du public, ce type là VEUT l'assentiment du public ("why are you so quiet french people ?"), et il ira le chercher, ce qui est finalement très touchant. D'autant qu'il l'obtiendra en fin de compte, avec une musique "garage pop" (ce n'est pas moi qui l'invente, c'est le journal du festival, mais le terme est assez bien senti !) qui a, en tout cas, fait danser tout le monde et créé une ambiance de bonne humeur et de fête à un festival qui en avait bien besoin.

alt : http://www.youtube.com/v/yCvOUaB0bkQ

Fin de cette première journée avec les très attendus "Arcade Fire" de Montréal, qu'on ne présente déjà plus. Outre le couple de chanteurs Win Butler (avec dans le visage un mélange de Marlon Brando et d'Elvis, jeunes évidemment) et Régine Chassagne, ils sont huit à partager la scène, soit 10 artistes pour la plupart multi instrumentistes (guitares, piano, accordéons, violons, tambours, ...) dans un joyeux bordel qui embarque tout le monde. On ne sait plus ou poser les yeux ou les oreilles dans ce spectacle festif où chaque protagoniste en fait plus que sa part comme en témoigne par exemple une violoniste que l'on surprend à hurler les paroles alors même qu'elle n'a aucun micro. Tant de fête et de bonheur d'être sur scène sont fatalement communicatifs, et les "Oooooh oh oh oh oh oh oh, oh oh oh oh oh oh oh, oh oh oh oh oh oh oh, oh oh oh oh oh oh oh" du public accompagneront la sortie des festivaliers longtemps après le départ de la troupe, après toutefois un rappel amplement mérité. Mis à part l'ambiance, il est vrai unique, je n'arrive pas à hurler au génial comme beaucoup. Je leur reproche toujours de me donner l'impression que je vais à mon tour partir en vrille, avec la frustration chaque fois d'être arrêtée dans mon élan sans bien savoir pourquoi ...

alt : http://www.youtube.com/v/BSsMGNwYDdg

Unkle - Burn My shadow featuring Ian Astbury (The Cult)

alt : http://www.youtube.com/v/Z3ClCwcCvdQ

Unkle - Rabbit in your Headlights featuring Thom Yorke (Radiohead)

Fin de cette première journée, alors que j'entends sur le chemin le son de "Unkle" que j'avais complètrement oublié et qui me fait regretter amèrement de ne pas être devant eux ... Thom Yorke, Ian Astbury ou Richard Ascroft, qui ont tous prêté leurs voix à ces compo fantômatiques et planantes ont eu plus de discernement que moi ... Au moins à présent, je sais qu'ils existent et après tout, n'est-ce pas ce que l'on attend aussi d'un festival ?

Posted by isa92 at 11:34:29 | Permanent Link | Comments (12) |

Vendredi, Août 24, 2007

Rock en Seine 2007 : c'est parti pour trois jours !

 

Avec cette info qui vient de tomber (voir l'article ci-dessous) : COLD WAR KIDS remplace AMY WHINEHOUSE samedi à 17h  sur la grande scène. Nul besoin de vous dire que cette nouvelle me réjouis au plus haut point, non seulement parce que je fais partie des rares personnes que la miss emmerde royalement, mais surtout parce que COLD WAR KIDS est avec FIELDS et SHARKO l'une de mes belles découvertes 2007.

Voilà une nouvelle propre à me redonner le moral, pas franchement au rendez-vous cette dernière semaine ...

:-))))

Petit hic tout de même, c'est que je souhaitais découvrir le duo français PRAVDA, programmé à la même heure sur la scène de l'industrie; dommage.

Pour télécharger le programme de ces trois jours, rendez vous sur http://www.rockenseine.com/_files/ReS_07_Programme.pdf

Sur TRL.fr : 

Avec Björk en tête d'affiche dimanche et un passage à trois jours au lieu de deux, la 5e édition de Rock en Seine, qui débute vendredi au domaine national de Saint-Cloud, confirme la montée en puissance du festival francilien, rendez-vous désormais incontournable.

De vendredi à dimanche, ses trois scènes accueilleront une quarantaine d'artistes ou groupes, dont Arcade Fire, les Rita Mitsouko, The Jesus and Mary Chain, Jarvis Cocker, Kings of Leon ou Just Jack. Une programmation pointue et alléchante, dans la lignée des éditions précédentes.

70.000 spectateurs sont espérés, contre 57.000 en deux jours l'an passé (record du festival), où la tête d'affiche était le groupe anglais Radiohead. Le budget s'élève à 3,5 millions d'euros (2,5 en 2006) dont 600.000 euros de subvention de la région Ile-de-France. Le tiers environ est consacré à la partie artistique.

Comme Radiohead, Björk est l'une des rares artistes à concilier expérimentations artistiques et succès commercial. L'Islandaise se produira lors de la dernière soirée, après deux autres concerts français donnés à Nîmes mardi et jeudi.

Elle a sorti en mai son sixième album, "Volta", aux rythmes tribaux et primitifs, nouvelle pierre apportée à une oeuvre singulière et exigeante qui peut fasciner autant qu'agacer.

Autre gros nom au programme, le groupe Arcade Fire, déjà à l'affiche en 2005 et qui a sorti en mars son deuxième album, "Neon Bible".

Bien que le collectif montréalais ait écumé les festivals cet été (dont les Eurockéennes de Belfort ou les Vieilles Charrues), sa prestation, vendredi, devrait être un des temps forts du week-end: ses concerts sont habités par un souffle vital et une ferveur qui en font des moments à part.

Samedi, la tête d'affiche sera le couple infernal des Rita Mitsouko, Catherine Ringer et Fred Chichin, qui ont sorti en avril leur premier album depuis cinq ans, "Variety".

En revanche, la diva soul et trash Amy Winehouse, qui, selon la presse anglaise, suit une cure de désintoxication, a annulé sa venue. Mais les spectateurs n'y perdront pas forcément au change puisqu'elle sera remplacée samedi à 17H00 par les Américains de Cold War Kids.

Egalement à l'affiche, Mogwai, Albert Hammond Jr. (guitariste des Strokes), Dinosaur Jr., Emilie Simon, le trompettiste Erik Truffaz, les Brésiliens de CSS, Bat for Lashes, The Fratellis, The Shins, The Hives, UNKLE, M.I.A. ou Kelis.

Cette affiche est l'une des plus relevées de la saison. C'est le cas depuis les débuts de Rock en Seine, ce qui explique en partie le succès de cette manifestation créée en 2003 pour pallier l'absence de grand festival rock en Ile-de-France.

Elle doit également une part de son attrait à son cadre bucolique, le parc du domaine national de Saint-Cloud, conçu par Le Nôtre au XVIIe siècle, régi par le Centre national des monuments historiques (Monum) et situé aux portes de Paris.

Dernier avantage, sa date, le dernier week-end d'août, à la fin des vacances d'été et juste avant la rentrée.

Ces atouts lui ont permis de fidéliser un public et de croître au fil des ans: une journée en 2003, deux en 2004, installation d'une troisième scène en 2005 avant un record d'affluence l'an dernier, qui a légitimé le passage à trois jours.

Enfin, la star la plus insaisissable de l'été pourrait être de la partie: le soleil, puisque la météo prévoit du beau temps pour ce week-end.

Posted by isa92 at 06:30:16 | Permanent Link | Comments (3) |

Jeudi, Août 23, 2007

« Un miracle en équilibre » - Lucia Etxebarria

Eva vient d’avoir une fille et décide de lui écrire une lettre. Pas question qu’elle soit une étrangère pour celle-ci comme elle découvre que sa mère l’était en fin de compte pour elle. Pas question non plus de prendre de gants et de raconter le politiquement correct des choses. La maternité, l’allaitement, la famille, le désamour de soi, l’alcoolisme, la mort d’une mère, la reconstruction sont ainsi passés à la moulinette sauce Extebarria. Avec beaucoup d’humour au départ, et puis, peu à peu, une gravité qui prend toute la place : celle d’une vie qui n’épargne personne.

Morceaux choisis :

"Par dessus le marché je voulais être punk, et une punk qui se piquait de ne pas ressembler à la fille du centerfold de Playboy, étant donné que la nature, pour comble de malheur, m'avait faite blonde. [...]. Et dans l’inconscient collectif, une blonde avec de la poitrine ne peut être qu’une idiote finie. […] je me figurais que si j'étais née plate, svelte et brune comme soeur Laureta, j'aurais pu plaire à des intellectuels, à des artistes, à des hommes moins attirés par ce qui est montré que par ce qui est suggéré, à des êtres raffinés au lieu d'être condamnée à me taper le genre de rustres qui s'intéressaient à moi. [...] Première loi de la Rustrodynamique d'Eva Agullo : la taille des seins est inversement proportionnelle au quotient intellectuel des hommes que l'on attire grâce à eux."

" Car enfin qu’est-ce que l’amour, sinon une invention ? Non, je ne parle pas de l’amour que je ressens pour toi, ni de celui que je ressens pour ma mère, c’est à dire ce sentiment qui se construit peu à peu, qui est contradictoire mais stable car il repose sur un ciment très solide, mais de celui qui provoque vertiges, euphorie, perte d’appétit, ainsi que le besoin vital de quelqu’un d’autre, un sentiment comme celui par exemple, que j’avais ressenti pour le CMN et qui était, même sur le moment, une illusion, un produit de la chimie du cerveau, de l’ocytocine et de ma propre imagination [...] qui avait projeté comme sur un écran blanc toute mes carences, mes frustrations et mes besoins, et appliqué une sorte de vernis sur l’objet de mes illusions [...] Je n’étais pas amoureuse de ce fameux musicien noir, seulement subjuguée, transportée, trompée, trompée aussi par moi-même, attirée par le fait que le monde l’aimait, que des milliers de gens achetaient ses disques, que des portiers des clubs chocs le reconnaissaient. Je supposais, dans un coin de ma tête, que sa séduction serait contagieuse, que tant que je serais à ses côtés, j’obtiendrais sans effort l’approbation des autres, par osmose, par simple contact. [...] j’aimais les musiciens pour ce qu’ils représentaient : l’énergie, le mouvement, l’exaltation, et je croyais que toutes mes chances de bonheur résidaient dans ces qualités qui contenaient une promesse de changement. Et à l’époque, je n’aurais même pas remarqué quelqu’un comme ton père qui incarnait leur exact contraire : la tranquillité, le calme, la paix … l’immobilité. "

Posted by isa92 at 18:42:17 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi, Août 22, 2007

Délire de coiffeur

Brrrrrrr, les mèches c'est bien joli, mais quand on n'est pas allé chez le coiffeur depuis quelques mois, ça devient franchement laid !

Pas de coupe, je voulais juste recouvrir les racines, et faire un séchage naturel. Las ! Refuser un brushing et des soins dans ce genre d'établissement est un crime de lèse-coiffeur; j'ai finalement capitulé : "faites moi donc ce que vous voulez !" ai-je concédé à une charmante jeune fille, visiblement ravie.

Là j'ai plongé en plein délire, depuis Cléopâtre rentrée d'Egypte (prête pour une petite soirée chez Jean Paul Gaultiiiieerrrrrrrrrrrrrr ???) jusqu'à la totale (mais alors to-tale ! même moi je ne me reconnaissais pas !) inconnue blondasse du miroir, dont les cheveux lissés bougeaient d'un seul tenant au moindre mouvement de tête, comme si l'on m'avait coiffé d'une perruque.

J'ai ravalé mon fou rire, mais j'ai tenu quand même à immortaliser ce moment car évidemment, après une bonne nuit mes cheveux ont repris forme humaine et je n'ai pas insisté pour me refaire le même brushing ce matin en partant au boulot ! C'est donc la seule et unique fois que je me baladerai avec une tête pareille. L'occasion valait bien quelques clichés ...

Sacrés coiffeurs ! On rigole bien quand même !

Allez, bonne journée à tous !


Posted by isa92 at 06:39:08 | Permanent Link | Comments (6) |

Mardi, Août 21, 2007

Anthony Fletcher : Photos de Leila H.

Pour la suite, Anthony se déplace en province : 

8 sept. 2007 20:00
Le Biplan Lille
18 oct. 2007 20:00
Le Fairfield : ANNULE Toulouse
18 oct. 2007 20:00
Le Barabul (en solo) Perpignan
23 nov. 2007 17:30
Showcase Fnac Perpignan
23 nov. 2007 20:30
Le Barabul Perpignan
24 nov. 2007 20:00
Le Baloard Montpellier

Posted by isa92 at 21:58:20 | Permanent Link | Comments (2) |
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