Samedi, May 31, 2008

BLACKPOOL : Une journée au Nouveau Casino


 

Après une semaine de stress en tout genre, voici le jour J.

Rdv rue Oberkampf, vers 15h, sauf pour Guillaume R. qui bosse et n'arrivera qu'à 16h pour une heure de balances avant ... de repartir bosser ! L'autre Guillaume nous raconte sa nuit peuplée de cauchemards : il fallait monter sur scène avec des t-shirts Snoopy ! Fabrice nous a amené le clip de "1er mai", c'est l'instant de la découverte. Le début est génial avec les bruits du pacman. Version jeu, les garçons passent du t-shirt noir au t-shirt rose tout en se battant pour progresser dans le labyrinthe. Version live, la foule se déchaine et les plans sur le groupe sont superbes. La scène de fin est pile poil comme on l'avait imaginée. Un bémol pour tout le monde, réal inclus : les images du live sont trop "propres". Nous voilà donc repartis pour un délai supplémentaire, histoire d'aboutir à un "rendu Blackpool".

Il est presque 16h et les Jukebox Club, très en retard, viennent à peine de s'installer pour leurs balances. Guillaume R. est de retour à ce moment là, et le groupe nous cède gentiment la place. Un régisseur qui est aussi celui du Bataclan, un ingé son pour la facade, un ingé son pour les retours, c'est le luxe ! Et quand le son sort des enceintes du Nouveau Casino, j'ai un immense sourire qui se dessine sur le visage : ENFIN ! C'est bien ce qui leur faut ... Comme ça fait plaisir !!! La scène en tremble, et les verres qui y sont posés ont comme des fourmis dans les jambes !

alt : http://www.youtube.com/v/Xcko6RTLSDo&hl=en
Blackpool sound check for "Pumpkins"

On distribue des Blackpool t-shirts et des badges à tout le monde, les serveurs sont contents car dhabitude, ils sont oubliés.

Benoit, le programmateur, se retrouve à discuter musique avec Stéphane. Guillaume R. est reparti bosser pour 3 heures. Myrtille, qui représente Ray Ban, fait l'unamité auprès de tous. Alex négocie avec succès. On passe de la salle au café Charbon et du café Charbon à la salle, d'où l'on regarde les balances des autres groupes. Les kids Bombardos ont une journée chargée, et repartiront directement après leur presta pour le Point Ephémère.

Je me demande qui est celui qui les regarde au milieu de la salle, avec son grand fils; si c'est leur manager. Je m'approche pour dire bonjour et demander : "c'est vous qui vous occupez du groupe ?". Tu parles Charles ! Monsieur Beauvallet se présente. Je suis une vraie nouille !!!

Un peu plus tard, Marc, de Posterscope, me reparle de la petite phrase de présentation concoctée par Alex. "Marrant" qu'il y parle de "fémur brisé" alors que le big chef Fred s'est justement bousillé la jambe il y a peu. Le Fred en question arrive, en effet, avec des béquilles. Blackpool ou le championnat mondial de gaffes :-)) C'est ce que j'aime aussi je crois !

Tout le monde part dîner juste à côté, et nous sommes gâtés : Buffet d'entrées, côte de boeuf ou dos de cabillaud, miam. Pas le temps de rester jusqu'au dessert car le 1er groupe entre en scène.

Les kids Bombardos, 3 frères et un copain, ont de 15 à 21 ans. On les voit comme les successeurs des Strokes version Bordelaise, et en attendant ils jouent avec la vague des jeunes groupes qui fait tant parler d'elle : les Naast, les Plasticines, et autres. Trois titres bien envoyés, et c'est le départ pour leur autre concert.



Les Blackpool entrent en scène, et entament leur set éclair avec Holes. Mais les kids ont cassé la pédale de la grosse caisse, et le titre en est méchamment dénaturé. Alex fait diversion pendant que Stéphane répare la bêbête, et c'est reparti. Pendant ce temps là notre ami Ben m'a rejoint tout devant : yeahhhhhhhhhhhhh, je lui sauterai bien dans les bras car l'aventure de la batterie m'a un peu assomée et j'avais bien besoin de soutien psychlogique ! Le best animateur of the world chausse ses lunettes noires et nous improvisons une petite chorégraphie sur 1er mai. 
Blackpool termine avec la version live de Pumpkins qui embarque tout le monde, et les garçons s'en vont les uns après les autres avant de revenir saluer.

Je fais des tours dans la salle, vraiment heureuse de voir tous ceux qui sont là. Marie et Jean-Louis, avec Lucas qui avait été refoulé à l'entrée de la Flèche d'Or la dernière fois (et qui était sur la liste du coup ! Nan mais !), Cactus Nathalie et Pani, qui les voient pour la première fois. Et aussi génial Jessie qui est venu comme il l'avait promis, et Nicolas (même s'il est arrivé en retard, la progression est notable !). Franck, le super réalisateur du clip, et son frangin. Judith et ses copines. Celles de Guillaume. Mathieu pour XIII bis. David de la fête de la musique, grâce à qui nous jouons au BarOurcq. Hélène et Pascal d'Atmosphériques. Nicolas le photographe. Benoit de Longueur d'Ondes. Tout ça fait plaisir, vraiment.

C'est au tour des jeunes Jukebox Club qui ont droit également à de mega problèmes techniques et une grosse interruption. Dur. Du coup ils font cinq titres au lieu de Trois. Ce qui sera diversement apprécié.

En attendant Metronomy, traitement VIP pour les artistes avec les membres du jury et de l'organisation. Fauchon au 1er étage s'il vous plait, et l'occasion surtout de discuter avec des gens bien différents de l'image qu'on en a. JD Beauvallet, mon critique musical culte, est aussi quelqu'un de très naturel (je pourrais dire "normal", mais qu'est-ce que ça veut dire exactement ?), abordable, qui parle des groupes qu'il défend avec une sorte de tendresse excessivement touchante. La passion brille dans les yeux du journaliste, mais c'est une passion toute paternelle. C'est joli à observer, et complètement nouveau pour moi. L'homme est bien plus réservé que ce à quoi je m'attendais. J'aime beaucoup. Et j'aurais aimé parler plus avec lui, mais c'est difficile aussi, ce genre de circonstances. J'espère le croiser à nouveau quand il ne fera plus partie d'un jury dont je suis dépendante, je me sentirai alors plus libre de l'accaparer ;-)

Outre lui et Myrtille, Cali est le troisième membre du jury présent ce soir. On ne l'a pas laissé entrer en bas, sous prétexte qu'il "n'était pas sur la liste". Alors il a payé sa place. Et il raconte ça avec un calme désarmant, sans en faire une histoire et encore moins de scandale. Monsieur champion du blog est d'un seul bloc. Il n'a pas une image publique et une autre, loin des projecteurs. Je me dis que décidément, tous ces gens là me plaisent beaucoup. Il n'a pu écouter que le titre référent de Blackpool sur le CQFD, "Ann". Il me laisse son adresse pour que je lui envoie l'album.

Pendant ce temps là, Jessie (de Fancy) et Nicolas (Ullmann) nous ont rejoint et nous partons sur une discussion passionnée sur les mérites comparés de la vie en couple et de la liberté. Ces deux là gagnent haut la main la palme de la gentillesse et sont loins, très loins d'une image surfaite de star de la nuit (ce qui ne les empêche pas d'être exactement ça : des stars). Pas fini de refaire le monde, il faudra reprendre notre conversation là où elle s'est arrêtée.

Franck nous entraine chez une de ses amies qui fête son anniversaire. On trinque, on danse, on discute encore pas mal.  Alex fait le DJ et même notre imperturbable Guillaume R. se lâche. C'est chouette d'être tous ensemble. De prolonger encore un peu. Ben et Marie sont partis avant nous, cette fois ;-) Et Fabrice et Stéphane me tiendront compagnie jusqu'à l'arrivée du taxi (merci merci).

Fin des réjouissances, je m'enfonce sous ma couette. Il est plus de cinq heures du matin. Et franchement je suis de plus en plus heureuse que ces cinq là m'aient trouvée ...



 
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Suicide, d'Edouard Levé (ou "ces articles qui vous font acheter des livres")


Pas la première fois qu'un Article de TELERAMA me fait acheter un livre. Le dernier qui m'a convaincu illico concernait "Un Roman Russe" d'Emmanuel Carrère. Je ne me souviens pas de l'auteur et pourtant, je l'en remercie encore. Moi qui n'avait vraiment aimé que les auteurs classiques (et morts), j'avais enfin trouvé une oeuvre de littérature chez un écrivain contemporain.

Je suis donc allée dans ma librairie préférée (MillePages, à Vincennes, où l'on peut encore parler avec des gens qui sont des libraires et non des vendeurs), pour m'apercevoir que je faisais partie d'une sorte de communauté.
- Vous avez lu l'article de Télérama ?  m'a demandé le type à la caisse.
Ce n'était pas tellement une question, plutôt une affirmation.
- Oui ! Vous aussi ?
Nous avons échangé un regard de bonne intelligence. C'était évident. Nous avons souri.

Le livre est peut-être mauvais qui sait, l'aventure m'est déjà arrivée (voir mon billet sur Tom est mort, de Marie Darrieussecq). 

Quoi qu'il advienne, cette histoire avant l'histoire, je la range dans mon tiroir aux moments précieux.





Suicide
n'est pas un livre comme les autres. On le dit de beaucoup de livres, mais cette fois c'est justifié. D'ailleurs, est-ce encore un livre ? A la lecture des premiers mots résonne bien une voix d'écrivain. Mais qui vient d'outre-tombe. Le 15 octobre dernier, Edouard Levé s'est pendu, quelques jours après avoir remis son manuscrit à Paul Otchakovsky-Laurens, son éditeur. Un geste terrible, bouleversant, indissociable, qu'on le veuille ou non, de l'ouvrage lui-même, dont la mort volontaire est le centre. En mettant brutalement fin à ses jours, Levé a provoqué une sorte de fracture temporelle qui brouille la chronologie, l'avant, l'après, ce qui est antérieur, ce qui est posthume. Que son geste ait été prémédité ou non, nul ne le saura. Reste qu'il donne à son œuvre un caractère insensé, sans équivalent dans l'histoire de la littérature. Comme si Levé était parvenu à fusionner vie, écriture et art dans un geste esthétique absolu mais calme.

Célébrer la vie malgré tout, voilà en effet l'ambition paradoxale du livre. Dans Suicide, stèle curieusement sourde au pathos, le narrateur s'adresse à un ami suicidé une vingtaine d'années plus tôt. Le « tu » employé instaure une chaleur que la langue « blanche » et nette tempère aussitôt. On y retrouve ce monochrome en mots qui avait tant marqué dans Autoportrait (2005), ce catalogue raisonné d'assertions concises où l'auteur se décrivait sobrement sous toutes les coutures du quotidien. Cette fois, le narrateur sonde l'ami, ses humeurs, ses goûts, son détachement ou sa forte présence au monde. Au fil des pages, il apparaît de plus en plus clairement que cet ami est un alter ego, un miroir tendu. A travers cet ami disparu, Levé continue de parler de lui-même et, de fait, aussi de son... suicide. « Ton suicide rend plus intense la vie de ceux qui t'ont survécu. Si l'ennui les menace, ou si l'absurdité de leur vie jaillit au détour d'un miroir cruel, qu'ils se souviennent de toi, et la douleur d'exister leur semble préférable à l'inquiétude de ne plus être. Ce que tu ne vois plus, ils le regardent. Ce que tu n'entends plus, ils l'écoutent. [...] Tu es cette lumière noire mais intense qui, depuis ta nuit, éclaire à nouveau le jour qu'ils ne voyaient plus. »

Il y a bien de la souffrance dans ces pages, mais elle est mise à distance. Elle serait bien trop complaisante et sans doute trompeuse. « Ta vie fut moins triste que ton suicide ne le laisse penser », assure le narrateur. Si Levé enquête dans ce livre, ce n'est pas pour trouver des raisons au suicide, mais pour éclairer le mystère même de l'existence. Suicide est un cheminement autour d'un noyau dur, qui serait moins une vérité intime qu'une vérité universelle. Nul égotisme ici, c'est le tour de force magistral. Levé ne cesse de parler de lui comme d'un autre, cet inconnu, cet étranger inépuisable, ce gouffre sans fond.

« Ton suicide rend plus intense la vie de ceux
qui t'ont survécu. Si l'ennui les menace,
ou si l'absurdité de leur vie jaillit
au détour d'un miroir cruel, qu'ils se souviennent
de toi, et la douleur d'exister leur semble
préférable à l'inquiétude de ne plus être. »
 

On l'avait rencontré il y a trois ans, au moment de son Autoportrait. Des détails, après coup glaçants, nous reviennent, comme ce long mannequin qui trônait dans son atelier et dont Levé nous avait dit sur un ton bonhomme : « Il est moulé à ma taille, c'est pour faire un pendu. » On avait pris ces propos pour une excentricité. Car Levé n'avait rien d'une personne sinistre, au contraire. Il nous avait paru drôle, fin, affable, tout comme son travail, qui n'avait rien d'intimidant. C'est aussi ce qui faisait le prix de cet auteur, à l'origine plasticien : il était l'un des rares à suivre une voie assez conceptuelle et exigeante tout en parlant à tout le monde.

Après des études à l'Essec, il avait soudain bifurqué vers les arts plastiques. Et avait alors choisi la photographie comme moyen d'expression. Sa première pièce est une série autour d'inconnus portant le même nom que des artistes célèbres défunts. Contactés par téléphone, Fernand Léger, Henri Michaux, Eugène Delacroix viennent poser pour lui. La simple apposition du nom et des portraits produit aussitôt une impression de trouble identitaire.

Les autres sont-ils comme moi ?
Et moi, qui suis-je vraiment ? Vieilles hantises que Levé a mises totalement à plat, sans émotion, avec un regard froid mais très précis. Cette méthode, appliquée pareillement dans les livres et dans les photos, a produit des univers pleins d'une inquiétante étrangeté, des imaginaires proches du rêve. « La première œuvre d'art qu'on voit, ce sont nos rêves », nous avait confié Levé. Sa singularité est d'avoir créé des rêves impersonnels. Des mises en scène impassibles comme Fictions, cette série assez funèbre de photos en noir et blanc où des personnes accomplissent des rituels incongrus dont le sens nous échappe. Ou comme Pornographie, son travail photographique le plus fameux, où l'on voit des couples habillés mimer des scènes de film porno. Curieuses postures là aussi, entre danse grotesque et culte de l'entreprise libérale. Absurde et curieusement excitant. En recouvrant la chair, Levé la renforce.

L'obscénité n'était pas son fort.
Levé préférait épurer, aplanir, effacer  – il avait supprimé tous les noms propres et les dates dans des articles de presse pour composer un ready-made ouvert à toutes les fictions (Journal). Il dépassait la mode, le narcissisme ou le name-dropping, ce « jeu » qui consiste à glisser des noms de célébrités dans un texte, une discussion. Il était à la fois de son temps et décalé, d'une autre époque, plus classique, plus spirituelle – on peut trouver des traces de sacré dans son travail. Même Œuvres, catalogue incroyable de cinq cent trente-trois projets d'œuvres d'art (performances, peintures, installations, etc.), tient parfois du traité scientifique de la Renaissance, alors même que tout l'art contemporain y semble répertorié !

Levé est resté artiste dans ses livres. Mais avec Suicide, il est passé à autre chose, au récit qu'on ne lui connaissait pas, lui qui était plus attaché à une forme de poésie non poétique. On connaît pas mal d'écrivains expérimentateurs qui s'approchent de l'art conceptuel, mais l'inverse est moins vrai. Levé est devenu écrivain à part entière avec Suicide, livre promis à ne pas disparaître, livre trop perturbant pour être un jour caduc. Durer, voilà curieusement ce que Levé a réussi à faire, lui qui a toujours joué à cache-cache, avec le spectateur, avec le lecteur, avec lui-même, les trois se confondant souvent. Qui était-il au fond ? On ne le saura jamais, même si des milliers de signes étoilés nous guident. Levé a avancé sur un chemin qu'il n'a cessé d'obscurcir à mesure qu'il le clarifiait .

Jacques Morice

Télérama n° 3046 - 28 mai 2008
Posted by isa92 at 22:03:06 | Permanent Link | Comments (1) |

Jeudi, May 29, 2008

Blackpool : le clip de 1er mai est bouclé !



A part ça vous en savez autant que moi ! La post-prod est terminée et Alex a reçu le tout hier soir. Ca charge sur les FTP.

A savoir ce qu'on en fait maintenant. Le balancer partout ou signer avec MTV qui visionne et nous demanderait une exclu à ce moment là. Contre rien bien sûr. C'est comme d'hab. On vit de vous mais pas question que VOUS en viviez. Etre diffusé sur MTV c'est tellement fantastique déjà. N'est-ce pas ?

T'as raison. Vous regardez MTV, vous ?

Et sinon, vous choisissez quel player ? :-)))

Posted by isa92 at 06:48:13 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi, May 28, 2008

Sébastien Tellier

Bien déçue de l'annulation de Sébastien Tellier que je devais aller voir à Paul Baillard demain soir. Le concert, déjà programmé le 16 mai dernier, avait été reporté. Cette fois, c'est rapé pour de bon.

Je profite néanmoins de l'occasion pour vous toucher deux mots de l'énergumène.
Actu oblige, jetez donc un oeil sur sa prestation à l'Eurovision. Ou comment une polémique ridicule sur le thème "c'est une honte qu'un français qui chante en anglais représente notre pays" s'est finalement révélée être un "no-événement". Le punk a été bien gentil. Il a convenu qu'il était l'image de la France. A fait allégeance et s'est agenouillé pour frenchouiller trois pauvres mots dans sa barbe ("toi et moi c'est comme tu sais, pour moi l'amour chante en français"), tandis que ses choristes barbu(e)s - veuillez noter le (e) s'il vous plait - posaient théatralement la main sur le coeur en signe de respect pour la mère patrie.
A l'arrivée, une 19ème place, pire donc que le jeune Jonatan Cerrada dont je vous entretenais il y a quelques semaines (15ème en 2004). On s'en fout un peu à vrai dire. Quand on voit les gagnants on est heureux finalement, de ne pas en faire partie ! 
Reste un enseignement : ceux qui sont punks dans l'âme doivent le rester. Le second degré n'efface pas les génuflexions, malheureusement. Et si ce genre de mec se met lui aussi à obtempérer gracieusement aux directives, je vais franchement commencer à désespérer de l'artistique ...


DIVINE at EUROVISION 2008, BELGRADE

 


Parlons-en de l'artistique.
Loin de l'image, j'ai découvert Monsieur Tellier grâce à Radio France (et FIP, pour ne pas la nommer), un soir d'hiver, au fond de ma bagnoire. Moment de détente absolu et version acoustique du titre "ritournelle". Des notes de piano. De piano seulement seulement. Pas un gramme de voix pendant plusieurs minutes. Et une sorte d'effet à la Rufus (version Agnus Dei) sur cette mélodie qui tourne en boucle et ne démarre jamais. Hypnotique. Lorsque la voix se pose enfin sur la musique, elle ne rompt pas le charme. Je reste là, suspendue. J'allais tourner la mollette de mon vieux poste mais je n'en fais rien. Je reste là, le geste arrêté. Magique.

Version non acoustique ci dessous.

Ecoutez.


la ritournelle


C'est juste beau.

Posted by isa92 at 19:31:07 | Permanent Link | Comments (0) |

Samedi, May 24, 2008

Blackpool Way Of Life


Il est près d'une heure du matin dans les couloirs du studio, après quatre heure de répétition.
On a eu de bonnes nouvelles dernièrement, et puis on a beau se parler ou s'écrire tous les jours, je ne les avais pas vus depuis près d'un mois.

Il y a cette sorte de bonne humeur juvénile dans l'air, ça flotte, c'est indéniable.

On attend encore Fabrice, au fond, qui discute encore avec notre visiteur DJ. Alors, les garçons ont trouvé un truc pour passer le temps.


alt : http://www.youtube.com/v/3ri-_89NM-k

Je les aime comme ça.

Ils m'avaient vraiment manqué !
Posted by isa92 at 19:01:40 | Permanent Link | Comments (0) |

Vendredi, May 23, 2008

Blackpool finaliste du CQFD Rock Battle




Hiiiiiiiiiiiii Ha !

Rendez Vous le 30 mai au Nouveau Casino, et allez, au Bataclan le 20 juin avec CSS :-))

On est en finale, on est en finale, on est on est, on est en finale !

http://www.myspace.com/blackpoolmusic

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Posted by isa92 at 20:03:32 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi, May 21, 2008

Ray Ban Rock Battle 2008


Les 3 gagnants du concours CQFD / Ray Ban Rock Battle 2008 seront en première partie de Metronomy au Nouveau Casino le 30 mai, avant la désignation de THE winner et un concert le 20 juin au Bataclan (avec CSS).

Trio londonien formé par Joseph Mount (connu par ses remix pour Gorillaz, Klaxons et biens d’autres), Metronomy en live est porté par un rétro-futurisme electro-rock décapant et destructuré

alt : http://www.youtube.com/v/zMjmxF58wFc&hl=fr
Blackpool participe bien sûr. Et on attend l'annonce des résultats le 26 mai avec impatience !!!

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Posted by isa92 at 10:45:59 | Permanent Link | Comments (0) |

Mardi, May 20, 2008

Crazy Rufus et son "Blackout Sabbath"

Voici ce que l'on peut trouver en ce moment sur le site de ce cher Rufus ... comme dans ses news letter !
Plus dingue tu meurs. On peut être fan et par moment dodeliner de la tête de droite à gauche avec un léger "tss tss tss" sur les lèvres ;-)
Enfin, on l'aime quand même !

Au passage, l'environnement, ce serait juste bien d'y faire attention tous les jours ...

A bon entendeur ...



A Message From Rufus

Presently having breakfast in Spain eating lots of meat with the plan that when I get back from Brazil in May, I will go on a strict diet to both appease my doctor and for fear of gout (wow, Shakespeare and I have more than one thing in
common!) And perhaps even go all the way veggie to appease Pamela Anderson, who for good reason, is the top news story on CNN's Larry King Live every month exclusively due to her work for PETA in tight T-shirts. I'm telling you: if Hayden Christensen was vegan and wearing only his underpants last week on Capitol Hill on CNN for animal rights, all this would have happened a lot sooner. Oh well, as usual, us gays have to settle for that weird cowboy in Times Square, and what the hell does HE stand for anyway?????? Anyway, speaking of Times Square, I'm writing you all to remind you that our little "energy coup" Blackoutsabbath is in about a month and a half - June 21st, from noon to midnight, and it's probably a good idea to start planning how to observe the event - you know, logistics. I'm going to be working in Berlin at that time with Robert Wilson and the previously mentioned "really hard to pin down" William Shakespeare on some sonnets he's written. Nice stuff, a little fey, but still, nice stuff. Jorn is flying over to meet me and we plan to spend the dark times in an amazingly dark place both physically and historically: a huge ex-Communist apartment block on Karl Marx Alle in East Berlin belonging to a smart friend of ours with glasses. I imagine it won't be too unlike it was in the last days of the GDR, hell! Didn't they all used to wear glasses? Or was that England in the Fifties? I digress. So take care, start planning, and demand more "underpants only on Capitol Hill" time (yikes, I think I'm imagining something that never actually happened. Damn you, Hayden!!!!).


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Posted by isa92 at 10:33:40 | Permanent Link | Comments (0) |

Lundi, May 19, 2008

A Guy In Light - Trabendo, Indie Moods, etc ...

Hier soir au Trabendo, excellent mais bien trop court set du "Guy In Light", entouré d'un public vêtu de blanc. Illusion d'été...
Lui est toujours habité et lumineux, tant que le cocktail est déjà devenu addictif. La formation est un peu différente, avec deux choristes, si talentueuses qu'on les verrait bien avec Zita Swoon, d'aventure... 6 titres seulement donc, avec un "Alienor" entièrement revisité. Les amis artistes ou représentés dans la salle sont légion : les Forget The Heroes, Za Camion,  Bamboo For Chopsticks, Sarah Holtrop ... Assez rare qu'un artiste parvienne à faire se déplacer autant de ses pairs ...
7 ou 8 groupes dans la même soirée, 25 mn chacun. Une sorte de foire à l'artiste. Quelques petites choses assez indigestes (l'une d'entre elle qui chantait notamment "i'm the best" en boucle et allait bientôt faire la 1ère partie de Francis Lalanne ...), et au fur et à mesure de la soirée, l'espoir de plus en plus fort d'accéder à la finale et à la Cigale.

Mais patatra, avant dernier groupe, Tenn, un chanteur à la tête de Robbie Williams en chemise ouverte et une fosse plein de hurleuses, voilà qui sent mauvais ...

Verdict : A 15 boules près (chaque spectateur à l'entrée reçoit 5 boules blanches, de celles que l'on souflle dans les tubes pour les anniversaires d'enfants ou les 1ere de l'an), et en toute fin de soirée, A Guy Light voit s'envoler la victoire ...

Pas grave, il a emballé l'organisation du Fallenfest et fera la Boule Noire à la rentrée comme "Révélation". Voilà pour les certitudes.  Avec une chance supplémentaire aussi, celle d'être repêché pour la finale, au vu du ballotage ... 

D'ici là, vous pourrez le revoir (en solo) dès demain au Divan du Monde pour le lancement de la compil Indie Moods dont je vous ai parlé il y a quelques jours. Gratuit, avec un discours d'ouverture de mister JD Beauvallet, et tout le collectif d'artistes talentueux réunis par l'amie Watine, au rang desquels "Cascadeur", le dernier vainquuer du CQFD.

A Guy In Light sera à nouveau sur scène avec la même formation le vendredi 30 mai à l'OPA dans le cadre de la soirée GrEen Pop Toys. Un set plus long, les Forget the Heroes à l'affiche, et l'entrée gratuite.


Et pour les Normands, showcase au BE POP CAFE (rue Georges Braque au Havre) jeudi 22 à l'heure de l'apéro.

Vous savez tout !

On se voit demain ???
Posted by isa92 at 23:26:29 | Permanent Link | Comments (0) |

Samedi, May 17, 2008

Radiohead : "All I Need" Video Clip

Le nouveau clip de Radiohead, pour "All I Need",  met en scène la journée comparée d'enfants en occident et en Asie ...

alt : http://www.youtube.com/v/cdrCalO5BDs&hl=en
Ou comment militer en musique.
Radiohead, le nouveau U2 ?
On pourrait débattre ...

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Posted by isa92 at 00:37:14 | Permanent Link | Comments (0) |
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