Dimanche, Août 03, 2008

Festival Fnac Indétendances J4 : Philémon, James Deano, Svinkels et M.A.P.




Soirée « rap festif » pour Paris plage, en ce premier samedi du mois d’août. Avec Philémon, pour le concert d’ouverture de 17h. C’est l’occasion de revenir sur le succès de ces concerts, avec des spectateurs dont l’intérêt croit d’année en année. Cocoon lui-même, programmé à cette même heure l’année dernière (et qui a eu depuis le succès que l’on sait) n’avait pas eu autant d’audience. Et c’est bien la preuve que les festivaliers font désormais toute confiance aux organisateurs. Le « rappeur blond » (rapport à ses dreadlocks) jouera donc devant un public déjà bien présent, ce qui l’impressionne, fait-il remarquer. Revêtu d’un tee-shirt sur lequel est inscrit « le rap, c’était mieux avant », Philémon passe d’un style à l’autre avec aisance : hip hop, soul, funk, zouk, et … pas tellement de rap finalement. Il faut dire qu’il chante ! Même sur les « rares » morceaux « rapés », il ne peut pas s’en empêcher. On ira même jusqu’à s’en faire la remarque : le rap, en somme, ce n’est pas son truc à Philémon !



Philemon @ Paris Plage 2008
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606519985710/
 

Devant la scène, deux types immenses et colorés répondent aux chorégraphies du groupe avec enthousiasme. Inratables. « Maman, tu peux leur demander s’ils sont célèbres ? », demande Martin, 11 ans, après qu’on a retrouvé les deux même en train de danser à nouveau en backstage. « Mais non mon fils, tout le monde n’est pas célèbre ! ». Sauf que justement, ces deux là officient tous les jours sur Gulli dans l’émission « dance connection ». Autant pour moi.



 


Dans la série « vu à la télé » - mais pas n'importe laquelle -, James Deano vient de Belgique et s’est déjà fait connaître en France par le biais de l’émission TARATATA. Fils de commissaire, blanc de peau et crâne rasé : méfiez vous des apparences. Sa filiation, c’est un peu son fond de commerce. Il en joue et en surjoue, avec humour, et très bien. Si on peut se demander s’il aura quelque chose à dire dans un deuxième album, on peut toujours commencer par apprécier celui-ci, drôle et très bien écrit, avec un vrai phrasé rap, pour le coup.



James Deano @ Paris Plage 2008
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606523736847/


Changement de ton radical avec Svinkels, qui draine manifestement de nombreux fans. On n’est plus là pour rigoler, les « méchant » sont de retour. Armoires à glace, bières et danses énervées, on pense aux Beasties Boys et en tout cas au rap américain. Les Svinkels ont l’air de très mauvais garçons, c’est entendu. Et c’est tellement bien réussi qu’on en serait presque mal à l’aise.


Svinkels @ Paris Plage 2008
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606524185007/
 


Retour au « rap festif », à mon sens le seul aujourd’hui qui puisse être qualifié de tel, avec M.A.P., accordéon et très beau violon électrique en tête. A l’instar des « Origines Contrôlées » du week-end précédent, M.A.P. est le groupe engagé de la soirée, et ce n’est pas leur bonne humeur communicative qui les empêchera de surfer sur l’actualité politique et le thème phare de l’année : la régularisation des sans-papiers. Très loin d’être agressif, le groupe fait passer son message dans une ambiance de fête, se montre plus que généreux et tourbillonne sur scène avec force sourires et regards complices.


Alors qu’on était pas forcément emballé à la perspective d’une « soirée rap », on se dit que c’est bien beau, tout de même, d’offrir aux estivants un genre qu’ils ne seraient pas forcément allés écouter d’eux même. On pourrait même se laisser embarquer dans des pensées euphoriques en se disant que malgré la sinistrose ambiante, oser ce genre de programmation et rencontrer un tel succès est la preuve qu’après tout, rien n’est perdu. Ni pour la musique, ni pour la tolérance.

M.A.P. @ Paris Plage 2008
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606525169529/


Chapeau Bas.


Olivier Bas à la Prog : Chapeau Bas !

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Mercredi, Juillet 30, 2008

Festival Fnac Indétendances J2 ! Rubin Steiner, Tanger et The Bellrays




Après un hommage rendu à chanson, la deuxième soirée de concerts était estampillée " rock ". Lancement des festivités à dix-sept heures avec Demago … qu’on est obligé d’avouer qu’on a raté. Dommage : leur titre " Respirez ", présent sur la compil Fnac Indétendances, nous avait mis l’eau à la bouche. Deux fois dommage même, pour un groupe élu " artiste du mois de juin " sur hexalive.com. Soyez bons de ne pas tirer sur l’ambulance …





Rubin Steiner va nous faire oublier bien vite notre mauvaise humeur. " Ca fait longtemps qu’on se tournait autour, annonce Olivier Bas, on a attendu pour les programmer, on voulait surtout que ce soit le bon moment pour eux ". Le groupe en serait-il à un tournant ? Il semble que oui, avec ce troisième album " Weirds hits, two covers and a love song " (traduisez " des tubes bizarres, deux reprises et une chanson d’amour "), qui fait glisser le son électro du groupe vers des sonorités plus " rock " avec l’arrivée d’instruments live et le chant.
Rubin Steiner " est " trois sur scène ce soir (ils sont cinq en formation complète). Il y a Fred au chant et à la guitare, Lionel aux claviers et à la basse, Stéphane à la batterie. Parfois Lionel offre un deuxième chanteur au groupe, avec son large sourire (attention, piège à filles). Parfois aussi, l’énergie du groupe prendrait presque un aspect métal. Toujours, on retrouve les beats et bidouillages électro qui nous projettent sur le dance floor.
Dans le public, les fans ont visiblement répondu présents et connaissent certains titres par cœur. Comme c’est excellent, les non-fans leurs emboîtent volontiers le pas et reprennent à leur tour les " Oh oh oh … " d’ " Another Record ". Au passage, le front man fait de la pub pour les disques en général et les vinyles en particulier (" je ne sais pas si je suis devenu vieux, mais j’aime toujours ces objets "). La présentation FNAC fait mouche en mentionnant un mariage entre Nirvana et Happy Mondays, c’est vous dire à quel point le mélange est enthousiasmant. Pari réussi du côté du public qui adhère complètement. Quant au groupe lui-même, il est manifestement aux anges comme en atteste le " message subliminal sur l’ampli guitare " ; on peut en effet y lire : " TOTAL HEAVEN ". Après avoir dansé des deux pieds, on applaudi des deux mains : c’est du 100% pour tout le monde. Gros succès.


Rubin Steiner @ Paris Plage 2008
L'album entier : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606439426108/

Rubin Steiner en vidéo :

alt : http://www.youtube.com/v/JYUTPJ9q15M&hl=en&fs=1






Petit tour en backstage pendant le changement de plateau. Il n’y a pas le tiers du monde de la veille, et le staff est venu avec ses enfants (il n’est jamais trop tôt pour commencer !). On circule aussi bien dehors où les gens sont partis faire un tour avant le groupe suivant.






A l’heure dite, on commence par une présentation de Tanger qui laisse deviner une longue histoire : " Avant, ils étaient " ailleurs " ; maintenant qu’ils sont sur un label indépendants, on peut enfin les programmer. J’espère que vous les aimerez. Je leur fais confiance. "
Le groupe entre en scène et assurément, certains ne sont pas prêts à sacrifier à la mode converse des rockeurs branchouilles. Christophe, le guitariste, a son pantalon noir rentré dans des Tiags du plus " bel " effet Western, un cuir noir bordé de léopard, et une coupe new wave comme on n'en voit plus. Philippe, le chanteur, est en polo noir à bord blanc et veste à col droit assortie qui lui donne un air de membre du groupe Gold malgré le sacrifice moderne consenti aux Rayban " masque " de l’été. Entre la présentation en demi-teinte d’Olivier Bas ("je leur fais confiance"), et ça, on a un curieux ressenti. Que les premiers instants du set viennent confirmer : les textes (en français) sont à rallonge et sentent la révolte d’ado : ouh, le vilain monde moderne dans lequel tout serait JT … (on pense à la vieille caricature de Florent Pagny version Inconnus "vous êtes vrément … très très méchants"). Le public, s'il ne s'enfuit pas, se raréfie. Tanger a des fans de longue date mais auprès des badauds de Paris Plage, il ne fait pas recette.

Sauf que. Au fil des morceaux, on s'apprivoise. On les écoute ces textes, dont la sonorité tranche nettement avec le consensus généralisé qui dit qu'en dehors de l'anglo-saxon il n'est point de salut. On s'en souvient, qu'avant d'être cynique, on avait été idéaliste et capable de révolte. On la reconnaît, cette musique rock tellement classique qu'on en avait presque oublié à quel point c'était bon, ces grandes envolées de guitare électrique capables de vous plaquer au mur et d’exploser les amplis. Le responsable de ce véritable pied auditif a d’ailleurs tombé la veste pour exposer la nudité d’un torse luisant de sueur sous le soleil, une image de la vierge tatouée sur le cœur (comme on voudrait s’appeler Marie !). Le pied devient visuel, la température est montée d’un cran, au propre comme au figuré. Guitare et sexe baby !

Nina Morato, en rouge et dessous argentés visibles, viendra participer à la fête pour un duo qui sent le vécu (" Parti chercher des cigarettes ") . Plus tard, Philippe se fera plaisir en chantant " j’aime regarder les filles, qui marchent à Paris Plage ".
Finalement, on ne sait plus quoi en penser, des Tanger. Sont ils dépassés ou survivants d’une époque " rock français " à la Téléphone engloutie dans la mondialisation ? N’auraient-ils pas raison, face aux soit-disant groupes " décalés " tous engouffrés dans le même tunnel, d’être au delà des modes ?
Quelque soit la réponse, forcément personnelle, le guitariste Christophe Van Huffel restera la grosse claque de la soirée. Et ce n’est pas un autre Christophe, l’homme d’ " Aline " et des " Mots Bleus ", qui l’a choisi pour réaliser son nouvel album, qui dira le contraire.


Tanger @ Paris Plage 2008
Toutes les photos : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606443727747/

On retourne en backstage pour en ressortir aussi sec, mouchée par une accompagnatrice de monsieur super sexy (mais siii, le Christophe !) qui me dira, du haut de son mètre quatre-vingt et avec le mépris caractéristique de ceux qui savent qu’ils ont la meilleure place, après un appareil photo dégainé trop tardivement : " on est pro ou on ne l’est pas ". Entre filles, pas de quartiers.

Tanger en vidéo :

alt : http://www.youtube.com/v/GVEUByO6UaI
mention spéciale pour la ligne de basse / clin d'oeil

La nuit tombe peu à peu et accueille The Bellrays, très attendus. Depuis leur premier album en 1993, les américains ont acquis une solide réputation scénique et affirmé leur identité. Groupe hybride, ces quatre là ont refusé de choisir entre hard rock et soul, emmenés par une chanteuse noire incroyable, sorte de sosie de Tina Turner (en non décoloré). L’énergie dégagée est monstrueuse, la voix de Lisa, immense, quant au public, il est aux anges. On passe d’un style à l’autre, d’un rythme à l’autre sans jamais se lasser et se diriger, en guise de bouquet final, vers le clou du concert : une reprise de " Highway to Hell " jouissive à laquelle participera notamment notre présentateur en chef.


The Bellrays @ Paris Plage 2008
Toutes les photos : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606440311256/

The Bellrays en vidéo, "Highway to hell" cover

alt : http://www.youtube.com/v/E1IRjkz9jN0

Le bonheur à Paris Plage, si je veux. Même l’orage d’été aura patienté jusqu’à la fin des festivités.

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Dimanche, Juillet 27, 2008

Festival Fnac Indétendances J1 part 2 ! Loïc Lantoine, Les Wriggles, Anis, Jehro et Origines Controlées


La suite ...


Samira & Olivier à la prog du Festival

Loïc Lantoine, jean et tee-shirt sans forme, a l’air du bon copain qui débarque à l’improviste. Rescapé des modes, il a dans sa musette des chansons à texte comme aurait pu chanter un Brel hier, un Miossec aujourd’hui. Sa voix rocailleuse est accompagnée d’une contrebasse mais aussi, suite à une rencontre de dernière minute dans les loges, d’un ami accordéoniste. Après deux ans de tournée, Loïc Lantoine est toujours heureux d’aller à la rencontre des gens, parce que « les spectacles sont faits pour tout le monde et pas seulement pour les abonnés à Télérama ».


Loïc Lantoine @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606421821866/

Les Wriggles ne sont plus que trois, mais ils n’ont rien perdu de leur mordant. Leur succès s’est construit dans les salles de concert qu’ils ont écumées, inlassablement, avec leur énergie débordante, leur humour et leur sens de la satire. Car malgré leur costume rouge, les Wriggles, à l’instar d’autres clowns, sont les champions du pamphlet … Et les maisons de disques en font les frais !


Les Wriggle @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
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Anis, depuis la première édition du festival, a fait du chemin. Il est loin le temps de l’autoproduction : son premier album a été disque d’or, le deuxième est prévu pour la rentrée et entre les deux, Anis a su enthousiasmer un public qu’il parvient systématiquement à mettre dans sa poche. Il fait presque nuit désormais, et l’ambiance s’est faite plus chaude. Dans les allées de Paris Plage, noires de monde, on a désormais bien du mal à circuler. Le timing est idéal pour son ska, « entre rockabilly et Madness ». La foule reprend en chœur ses « Wéééé Ohhhhh » et ses « Sticklidididlidi… » et scande « une autre, une autre » pour le voir revenir sur un a capela façon crooner.


Anis @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
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La pluie qui accueille Jehro fait me réfugier derrière la scène. Non moins de sept cent personnes sont entassées là pour cette soirée anniversaire. A l’heure du champagne, la musique de Jehro, qui n’a pas choisi entre Reggae et chanson, couplée à la chaleur et à la pluie, créent une atmosphère tropicale. Ca sent bon les îles, l’insouciance et la fête. Carton plein avec une preuve absolue : même en backstage on danse !


Jehro @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
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Origines Contrôlées clôture le bal dans une bonne humeur générale malgré le sérieux de ce qu’ils défendent. Après Zebda, 100% Collègue ou Motivés, cette nouvelle aventure de Mouss et Hakim nous offre les chansons algériennes qui ont bercé leur enfance (« celle-là, c’était la chanson préférée de notre père, je peux vous dire qu’on en a mangé ! »). Hakim met en avant son tee-shirt marqué du slogan « sans-papiers : régularisez », mais chez eux, l’engagement est populaire et heureux, à l’extrême inverse de l’agressivité. C’est avec leur musique et leur sourire éclaté qu’ils savent convaincre à coup sûr, faire danser les foules et taper dans les mains. « Vous la voulez la chanson, ou vous la voulez pas ? » Et le public de hurler sa joie plus fort encore pour réclamer. Le rythme s’est emparé des quais et l’on voit même apparaître un slameur au milieu des mouvements de hanche. La tribu Feloche est venue tout devant pour danser, incapable de résister au tourbillon festif de cette fin de soirée. Cette musique là est communication et générosité, décidément très loin des frontières …


Origines Contrôlées @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
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« Qu’est-ce que c’est, être artiste en 2008 ? » a demandé inlassablement Olivier Bas, programmateur en chef, à ceux qui se sont succédé sur cette « Scène en Seine ». Bien au-delà des réponses des uns et des autres, on retiendra cette diversité qui donne le tournis, cette palette de couleurs, de caractères bien trempés, de cultures et de sons. La « chanson » made in Fnac Indétendances, c’est une chanson « made in FranceS », si enthousiaste, déterminée et riche que malgré la morosité ambiante, on n’est pas prêt de l’enterrer demain !



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Samedi, Juillet 26, 2008

Festival Fnac Indétendances J1 part 1 ! Feloche, K, Barbara Carlotti, Daguerre et Claire Diterzi



Retour de Paris Plage où le Festival Fnac Indétendances fêtait son cinquième anniversaire hier soir. « Festival », le mot est de circonstance, avec pas moins de dix artistes en ouverture de cette édition 2008, sous l’étiquette « Chanson ». Etiquette mon cul (comme dirait ...). Pied de nez, plutôt, à ceux qui essaieraient de faire entrer les artistes dans des cases.


Ambiances @ Paris Plage 2008 - © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606403454115/

Et ça commence fort, avec mon coup de cœur absolu de la soirée. J’ai nommé Feloche et sa bande. Il y a là Léa Bulle, déjà repérée autour de –M-, qui s’en donne à cœur joie avec une multitude d’instruments exotiques (une mini trompette violette, ton sur ton avec sa coiffure aux tortillons fushia, un harmonica, un clavier, un accordéon et autres « odd stuff », voir le myspace). Il y a aussi Christophe Malherbe, à la contrebasse. Il y a surtout Feloche, extra-terrestre lumineux et habité, à la mandoline (« j’avais le sentiment qu’à la guitare, tout avait déjà été fait, la mandoline, ça a été instinctif »), au bonheur bordélique et au chant. Sourcils relevés, yeux écarquillés, sourire généreux, Feloche est de ceux qui vous embarquent au Paradis Originel, où tout est innocence et fête. Pour la musique, elle vient du Bayou Urbain, cette « vue poétique » qui fait cohabiter chanson, rap, jazz, folk et électro, instruments anciens et samples, quelque part entre Dionysos et Alain Bashung. C’est rythmé, c’est frais, on est emballé, et le public, déjà nombreux à cette heure, aussi. Découverte du printemps de Bourges, Feloche vient de signer avec le label Ya Basta et quittera son statut d’artiste Autoproduit pour la réalisation d’un album qui devrait voir le jour en 2009.


Feloche @ Paris Plage 2008 - © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606400052218/

K, qui lui succède, est le beau gosse de la soirée. Venu de Suisse, il a le physique d’un Raphaël et la voix parfois proche d’un Calogéro. Ses références à lui oscillent pourtant entre Balavoine et Brel, Noir Désir et Mano Solo. Ses textes le racontent et nous livrent un personnage amoureux d’un monde en couleur où selon lui « les idées devraient venir d’en bas ».


K @ Paris Plage 2008 - © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606400138530/


Après la prestation de Barbara Carlotti, on a envie de s’incliner. Respect absolu, et sentiment d’avoir sous les yeux (et les oreilles) ce qui se situerait entre de la grande chanson ou de l’immense variété, dans son acceptation la plus noble, en tout cas une artiste française digne de succéder à une Edith Piaf ou une Barbara, pour la dimension. Pour autant la blonde Barbara est résolument indépendante et moderne et propose, outre une voix langoureuse et grave, presque masculine, des chorégraphies joyeuses et débridées pour une musique « exigeante » à la manière d’un Bertrand Belin. « J’ai réalisé mon rêve, chanter à Paris Plage » dit-elle en riant. Elle est sincère : on l’a vue dans le public les années précédentes.


Barbara Carlotti @ Paris Plage 2008 - © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606405582971/

Daguerre et son physique de baroudeur est aux antipodes de cette chanson là. Ancien des « Veilleurs de nuit », fait-il de la chanson, ou fait-il du rock, lui demande Olivier Bas ? « Je fais de la chanson-rock » répond t-il avec assurance. Amoureux des textes de Léo Ferré (« son écriture est tellement actuelle »), la musique reste rock en effet, avec sur scène un seul bassiste pour accompagner sa guitare. Daguerre a l’émotion a fleur de peau, tellement que Cali est allé jusqu’à créer un label juste pour lui. « Avec la crise du marché du disque, le parrainage revient » affirme t’il.


Daguerre @ Paris Plage 2008 - © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606402490872/


On saute du coq à l’âne, ou plutôt à la vache, si on en juge par la robe de Claire Diterzi. Sa folie décomplexée est autant auditive que visuelle, et en ces temps de dépouillement scénique, la débauche est savoureuse. « Vous avez vu le spectacle dans sa version minimale, explique t-elle néanmoins, il faudra venir aux folies Bergères » ! Avec des chansons toutes écrites à partir d’une sculpture ou d’une peinture, Claire Diterzi a à cœur de prouver que la culture peut aussi être festive et doit en tout cas rester intègre, même si « en ce moment, c’est la merde, et Fuck la Star Académy ».


Claire Diterzi @ Paris Plage 2008 - © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606403217714/


Nous voilà à la moitié de la soirée, et je vous raconte la suite demain, il faut que j’y retourne !!! D'ici là je vous laisse en compagnie de Feloche, et son "Qu'on te Maraboute"

alt : http://www.youtube.com/v/iZKJMNKQrAw&hl=en&fs=1

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Jeudi, Juin 26, 2008

Joseph d’Anvers – Les jours sauvages



On croit parfois à la conjonction des choses. Une accumulation de très belles interviews, l'enthousiasme d'une amie fan, les hasards d’une rencontre et pour se décider, un single qui fait mouche avant même d'en connaître l'auteur. Sur les ondes de la radio rock, l'animateur annonce : "c'était Joseph d'Anvers, avec Kids"
 
Quoi de plus objectif qu'un test en aveugle ? On se dit que cette fois, on y est à ce point de rencontre des choses, celui qui ouvre la porte vers un artiste. On se dit que ça va être un régal de le chroniquer cet album. On est heureux déjà, comme avant l'ouverture d'un cadeau qu'on attendait depuis longtemps.

On a l'album dans les mains, le livret (joli). Dernière page, et les remerciements d'une famille artistique qu'on aime entre toutes : dEUS, Arman Méliès, Dionysos, ReDeYe, Florent Marchet, Dominique A, un Jean-Charles Versari aussi, amputé de son nom de famille (?)… Tout cela est de bon augure.

Le disque est dans la platine à présent. Mais voilà, passé le premier titre, ce fameux single jouissif  qui nous avait conquis d'emblée, on reste suspendu dans l’attente d’une suite qui n’arrive pas. Et on a beau le remettre, cinq fois, dix fois, vingt fois, on cherche en vain ce rythme revendiqué, cette volonté de métissage, même ce côté sombre, cette fièvre, cette épaisseur de l’artiste qui transpire de tout ce que l’on a appris par ailleurs.

Où est là dedans l’apport d’un Mario Caldato qui a collaboré avec Beck comme avec les Beastie Boys ou encore Manu Chao ou Arno ? Où retrouve t’on les géniales influences de Radiodead, Blonde Redhead, Arcade Fire, Gorillaz ? La touche de rock et d’électro ; de hip-hop ? Cette odeur de voyage (le Brésil, Los Angeles) ? Le côté « sauvage » de ces « jours » ? L ‘émotion qui étreint d’un Daniel Darc (dont la rencontre a pourtant été décisive) ? Ces aspérités qui nous accrocheraient ?

En musique, il y a ce que l’on sait, et ce que l’on ressent à l’écoute. Parfois, la transmission ne se fait tout simplement pas.

On retiendra néanmoins de ce disque le premier titre (excellent, on le redit), des invités qui donnent envie de se précipiter sur leur musique (Money Mark sur Kids, The Rodéo sur A mi-distance), des questionnements existentiels qui ne peuvent laisser indifférent (les pages qui se tournent, la peur de la chute, l’affirmation de sa singularité, le refus du cynisme, la volonté de s’élever) et le très beau timbre de voix de Joseph d’Anvers, velouté et sensuel.
On retiendra surtout, au delà d’un sentiment d’inachevé, une promesse. Celle d’un homme à l’évidence intelligent et touchant, humain avant tout, d’une richesse encore inexprimée.

Comme si l’artiste s’était perdu à rechercher ailleurs ce qui était en lui.

Comme si Julien demeurait caché derrière Joseph.

"Laisse moi grandir à tes côtés", chante Joseph d’Anvers. On est mille fois d’accord.

Car comment ne pas aimer tout à fait, quand on aime ?


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Mercredi, Juin 11, 2008

Joseph d'Anvers


Joseph D'Anvers 

Pas fait des masses de chroniques d'album. Je trouve l'exercice difficile et la critique ... facile. Mais il y a des exceptions, et le nouvel album de Joseph d'Anvers, reçu tout à l'heure dans ma boite aux lettres, va en faire partie. Pour des histoires de Guillaume, pourrait t'on dire.

Le premier Guillaume, c'est celui de ReDeYe ou de DAhLIA, peu importe d'ailleurs : c'est le même. Guillaume a rencontré le sieur d'Anvers par le biais de Jean-Charles Versari, son guitariste. Puis Guillaume/ReDeYe a fait la première partie de Joseph d'Anvers. Il y a eu, surtout, que Joseph était au Pop In pour un plateau Versari / ReDeYe, tout début 2007. C'est là que je l'ai vu pour la première fois, alertée par Delphine, très fan. Le nom me disait vaguement quelque chose. Elle, était intarissable. Son enthousiasme a titillé ma curiosité. Elle est allée lui parler ce soir là. Une excellente interview sur HexaLive a suivi, dont je me suis régalée, et que vous pouvez lire ICI.
J'ai eu beau ne pas aller plus loin, l'image s'était construite, qui était plutôt jolie. C'était en mars 2007.

Les cheminements sont étranges parfois, jusqu'à un artiste. Ainsi une première accroche était restée sans suite. Et il a fallu l'intervention d'un deuxième Guillaume, pour me mener jusqu'à ce disque. Intervention qui trouve ses racines exactement au même moment. Nous sommes le 7 mars 2007 quand je reçois un message de Stéphane, batteur de Blackpool.  Parceque sur la page de ReDeYe, j'avais laissé un commentaire proposant de l'aider. Et qu'eux en avaient besoin, d'aide. Début de la belle histoire avec mes chers Blackpool donc. Où est le deuxième Guillaume là dedans, me direz vous ? Il est là, dans Blackpool, une basse à la main. Et quel rapport avec Joseph d'Anvers, à la fin ? Facile. Tous les deux sont originaires de Nevers et ont fait partie du groupe POLAGIRL, avec lequel ils ont sorti l'album "Je suis bien dans ma ville" (label Serpentine) et participé à un album tribute to The Cure.  Un garçon pas du tout affectif, ce Guillaume. Pas du genre à parler de ses-amis-qu'il-aime nannnnnnn. Ou presque. Et mon J. par ci, et mon J. par là ... Difficile d'y échapper, au Joseph, quand on fréquente un peu ce Guillaume là !

Dimanche matin, 8 juin 2008. Un titre sur Oui FM. Couplets en français, refrain en anglais. Le morceau parle à mon cerveau, mais surtout à mon oreille. J'aime beaucoup les voix et la rythmique, j'attends le nom de l'artiste ou du groupe.

C'était "kids", de Joseph d'Anvers.

Et la boucle est bouclée.

http://www.myspace.com/josephdanvers

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Vendredi, May 16, 2008

La Blanche / Benoit Dorémus au Théatre de Cachan - 13 mai 2008

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Malgré la popularité de Benoit Dorémus, deuxième partie de soirée, ce sont les mails hors norme d'Eric La Blanche qui m'ont conduite jusqu'ici. A l'heure où les messageries sont envahies de spams et autres courriels "non sollicités", ses messages, par leur humour et leur singularité, sont un régal. Au point qu'à l'arrivée du petit dernier, on se surprend à cliquer sur le bouton “ouvrir” comme on déballerait avec gourmandise un bonbon au papier coloré.

Sur scène, c’est une formation guitare / basse / batterie / violoncelle qui accompagne Eric la Blanche, avec, dès les premiers instants, la sensation très forte de se trouver en présence d’une grande chanson française. La voix chaude prononce les « r » à la Jacques Brel et laisse parfois échapper des intonations façon Claude Nougaro, tandis que les textes renvoient à la gravité d’un Léo Ferret. La modernité est là pourtant, et l’auteur fait avec mordant la peinture d’une société qui mérite bien de se faire tailler un costard. Au delà d’un certain cynisme à la Florent Marchet, on rit avec l’évocation de la mort de Johnny, ou une chanson hommage à son appendice (pas le nasal, l’autre). Le verbe est ironique (« Vive le pétrole cher »), certaines images improbables (« la folle est belle comme un poisson mort »), l’écriture, souvent juste (Le bocal) et le jeu de scène marqué. Jouissif.
« Merci, bonsoir, on va faire un rappel ». Non conventionnel jusqu’au bout, il sera donc rappelé avec bonne humeur et bruit. Forcément.

 

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Le temps d’un tour au bar (il fait horriblement chaud en ce mois de mai) et Benoit Doremus est là. Il n’a pas encore ouvert la bouche qu’on apprécie déjà les musiciens : touché de batterie exceptionnel, piano trois-quart et accordéon (où comment jouer en même temps du premier d’une main et du second de l’autre) incroyables, très belles guitare et contrebasse, le niveau est méchamment élevé.
On se délecte du rythme d’une musique qui mélange chanson et rap, qui sait groover, qui voyage jusqu’à retrouver, sur un accord parfait entre la guitare et le piano, les sons de Supertramp ou bien, par le grattement des cordes de sa guitare sèche, ceux d’un vinyl que l’on scratche. Le cocktail est étonnant, sans pour autant que l’ensemble soit hétérogène.
Le fil conducteur c’est l’artiste dont le phrasé seul est une musique, qui « écrit faux » et « chante de la main gauche » (on peut ne pas être d’accord), s’affirme fan d’Eminem comme de Renaud, et déshabille sa vie avec la poésie de son aîné. Une vie pleine de bosses pour grandir, imposer sa voie, ses choix (17 ans, J'apprends le métier), mûrir encore avec l’enfant d’un autre (Beaupadre) et atterrir sur scène où sa présence est d’une criante évidence. Une vie qu’il dessine avec une plume rare, gouailleuse, rageuse et belle comme le serait celle d’un Gavroche aujourd’hui.
alt : http://www.youtube.com/v/1v--AvSFnQM&hl=en
Les musiciens s’éclipsent. Benoit Dorémus a besoin d’être seul avec sa guitare pour Deux pieds dedans, et le réçit intime d’une fugue. Moment suspendu, excessivement émouvant. « C’était une nouvelle chanson » annonce t’il.
Voilà comment on se retrouve à attendre déjà le deuxième album au moment d’acheter le premier …


www.myspace.com/benoitdoremus
 / http://www.benoitdoremus.com/
Le 25 mai au Zénith avec Renan Luce et le 10 juin à la Maroquinerie
 

www.myspace.com/lablanche / http://www.lablanche.org/
Laissez lui votre mail pour profiter de ses messages !

Article publié sur HexaLive


Toutes les vidéos sur http://www.youtube.com/isa92
Posted by isa92 at 22:49:35 | Permanent Link | Comments (0) |

Lundi, Avril 14, 2008

Fancy / Pravda / Big Money Makers / Aglaaté @ Festival les Mains Sales


Les mains sales 2008 : Fancy / Pravda / Big Money Makers / Aglaaté 
Clic sur l'affiche pour les photos de la soirée

Quand les lycéens sont passionnés de rock, les plus vieux auraient tout intérêt à ne pas baisser la garde, sous peine de se faire piquer la place. 

Le Festival des Mains Sales à Palaiseau, pour sa troisième édition, proposait une affiche de choix pour mettre en valeur deux groupes de l'association. "La première année, on a fait jouer quatre formations du lycée", nous dit Matthieu, veste en jean et keffier, le jeune chef d'orchestre de l'opération, visiblement stressé par l'enjeu. "L'année dernière, Mon côté Punk est venu, et cette année c'est Fancy et Pravda". Ses yeux brillent de fierté (il peut) mais il s'excuse et nous quitte presque aussitôt pour régler un énième détail avant l'ouverture des portes. Il y a du retard sur le planning, et à presque 21h, l'immense tablée (près de 40 personnes) finit tout juste la salade de fruit géante faite maison, merci à la maman d'un bénévole. Puis on empile les chaises et c'est l'ouverture des portes, tandis que le préposé à la prévention contre l'alcool au volant termine l'installation de son stand.

C'est Big Money Makers qui ouvre le bal, avec un chanteur qui -s'il vous plait-, s'est offert le Zénith de Paris avec les Baby Shambles à la suite d'un concours organisé par le journal METRO. Luc (c'est son nom), parle bien entre chaque titre et semblerait parfaitement à l'aise si une certaine rigidité ne le trahissait pas un peu. De morceau en morceau néanmoins, le groupe (deux guitares, basse, batterie, et des cuivres en spécial guest) se libère de plus en plus et produit un son impressionnant malgré la configuration "salle des fêtes" qui ne leur rend pas tout à fait justice. Le guitariste, pour l'occasion, porte le tee-shirt des Fancy, et au final, pour une entrée en matière, j'avoue être bluffée par ce que j'ai pris dans la tronche (mention spéciale pour la reprise de Prince, Let’s Go Crazy, comme pour le morceau "cuivré" façon Madness).

Très attendus, Fancy débarque ensuite en habits de scène. Un(e) bassiste à l'identité sexuelle ambigüe, un guitariste au look de mannequin, un batteur qui manie la baguette (et le tirage de langue) comme un Dieu et surtout un Jessie-leader à la voix gigantesque, au look incroyable et à l'énergie surnaturelle, les Fancy sont, à mon sens, les dignes successeurs de Dionysos au rang de "meilleur groupe de scène français". Le festival (car s'en est un) que nous servent ces quatre là oscille entre numéro de cabaret-rock (les plumes !) dont n'auraient pas rougi les Queen de la grande époque et, si je paraphrase un américain éploré de les avoir manqué aux US lors de leur tournée en première partie de Justice "Led Zeppelin, T. Rex, Prince, Japan, and Gun and Roses all rolled up into one band" ! C'est puissant, c'est généreux, c'est sexy, c'est drôle et méchamment carré à la fois mais surtout on s'amuse, on danse, et le plaisir est ENORME !
alt : http://www.youtube.com/v/PMS_eQGO8OY&hl=fr
Fancy - 17 wollmar Yxkullsgatan


On se demande comment Aglaaté va pouvoir prendre la suite, et pourtant ! Après une intro bien malsaine (les pleurs d'un nourrisson dans une ambiance d'outre tombe, rappel pour le disque et le fétus de sa pochette), je suis obligée de ravaler mon regard amusé sur le chanteur de la formation quand ce sosie de Brian Molko, au look hyper étudié, nous sort une voix de métaleux à scotcher au mur le plus détracteur de ce genre là. C'est très personnel sûrement, mais j'aime le style, et j'apprécie d'autant plus la performance que les paroles sont en français. AC/DC en version punk gothique, avec une fille qui assure à la batterie et un guitariste déchainé qui occupe l'espace avec un plaisir manifeste (et communicatif), bref, ne serait-ce pour les blancs qui cassent un peu l'ambiance entre les morceaux, on les verrait bien de suite au Zénith eux aussi !

Il est minuit passé et les deux membres de Pravda clôturent la soirée. J'ai toujours du mal avec la batterie enregistrée sur ordi, d'autant que celle des Fancy, sur laquelle ont pris leur pied les groupes précédents, est décidément très belle et ne demande qu'à être maltraitée. Las, pour la séance de domination, Sue s'en occupe, merci bien ! En cuir et gros sparadrap noir en guise de soutien gorge, elle donne la réplique à un Mac aux cheveux teinte Billy Idol qui assume très largement sa part du contrat. On aime ou on n'aime pas le style volontairement dur et tendu du groupe, mais à l'évidence, les tubes potentiels se succèdent (l'album est excellent, qu'on se le dise). Le final, visiblement, est attendu de certains habitués qui n'en perdent pas une miette. Là encore, chacun son truc, et pour ma part la qualité du set et l'énergie du duo qui se donne tout entier se passerait volontiers des arguments de vente périphériques. Sex et Rock n Roll baby. Okay !
alt : http://www.youtube.com/v/cjlXeX4yX3c&hl=fr
Pravda - Tu es à l'Ouest


Le prix spécial "la valeur n'attend pas le nombre des années" revient à Matthieu, pour terminer, ainsi qu'aux bénévoles du FSE Camille Claudel. On se prend à rêver que demain, à la tête de l'industrie du disque (qui n'en sera peut être plus une), ceux-là auront su conserver leur engagement et leur enthousiasme intact pour nous offrir d'autres moments de cet acabit. Amen !


http://www.myspace.com/lesmainssales
http://www.myspace.com/lucbmm
http://www.myspace.com/aglaate
http://www.myspace.com/welovefancy
http://www.myspace.com/pr4vd4
Posted by isa92 at 19:27:42 | Permanent Link | Comments (0) |

Mercredi, Avril 02, 2008

HexaLive : BLACKPOOL à Bercy !!!!



Photo Clo's Song

BLACKPOOL à Bercy, c'est la conclusion (et même l'introduction) de Clo dans son super papier sur le tournage du clip de 1er mai ce week-end.

Pour tout savoir sur les coulisses de BLACKPOOL et lire l'article, rendez vous sur HexaLive !
Posted by isa92 at 17:02:32 | Permanent Link | Comments (0) |

Dimanche, Février 10, 2008

Forget The Heroes : Love live @ Le Réservoir


Ouhhhhhhhhh, sont chouettes les FTH ! Allez voir leur mySpace, ( http://www.myspace.com/forgettheheroes ) ma vidéo est en ligne là bas ! Et même une banière pour Hexalive ! Yeahhhhhhhhhhh :-)

Et je vous avais dit que j'avais chanté "I feel luuuuuuuvvvvvvvvveeeeeeeeee" l'autre soir au Klub... Alors voilà, comme je vous chouchoute, je vous ai trouvé une chouette vidéo, histoire que vous puissiez chanter aussi !

"Can you fell luuuuuuvvvvveeeee ?"

alt : http://www.dailymotion.com/swf/xys77&v3=1&related=1
Forget The Heroes - Love au Reservoir
envoyé par forgettheheroes

13 févr. 2008 0:00
Studio des Variétés Paris, Ile-de-France
14 févr. 2008 0:00
Studio des Variétés Paris, Ile-de-France
15 févr. 2008 0:00
Studio des Variétés Paris, Ile-de-France
6 mars 2008 20:00
GReEN POP TOYS à L’OPA Paris, Ile-de-France

Posted by isa92 at 19:56:07 | Permanent Link | Comments (0) |
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