Mardi, Février 05, 2008

Girls in Hawaii : enregistrement de l'album de la semaine




Le nouvel album des Girls in Hawaii, "Plan Your Escape" était présenté sur le plateau de l'album de la semaine de Canal+ ce mardi dans le studio 104 de la Plaine Saint Denis.

J'y retrouve Alain et sa collègue espagnole Isabelle (au français parfait), avec en apéritif obligatoire, l'épisode du jour des Guignols de l'Info.

J'en profite pour donner le Blackpool-album à quelqu'un de la prod qui me dira en sortant qu'il l'a remis à Stéphane Saunier, le présentateur, également responsable de la programmation de l'émission et directeur musical de la chaîne. Ahhhh je suis contente : " il a eu l’air de savoir qui ils étaient " !

Rapidement, on nous installe pour les GIH. Le chauffeur de salle (Rémi), pas lourd, fait bien son job tout en étant plus que courtois, un sans faute que j'apprécie en connaisseur : qui n'a jamais été confronté au "cri du veau" sur un enregistrement TV comprendra aisément pourquoi !



Les GIH font leur entrée sur une scène qui déborde d’instruments, de téléviseurs et de tapis. Ils sont six, et leur jeunesse est frappante. Dès le premier titre les accords semblent assez basiques, tout comme la batterie, essentiellement binaire. Pas de charisme flagrant chez le leader ou aucun autre membre. Soit. Très pop. Structure très simple. Hum.
La magie est là pourtant : en fait c’est plus que suffisant, la musique. Et pas aussi simple qu’il y paraît, si l'on prête une oreille plus attentive aux clins d’œils et aux petits détails, comme autant de richesses à débusquer de morceau en morceau.

D’abord parce que le chanteur n’est pas le chanteur. Enfin si. Disons qu’il n’est pas seul : sur le deuxième titre, c’est un autre membre du groupe qui prend le relais et devient la voix du groupe, tout en restant assis sur une chaise basse. Etonnant !

Et puis, il y a un tas d’autres choses. Les premières notes de " Sun Of The Sons " qui ramènent à l’album " Illinois " de Sufjan Stevens, pour prendre immédiatement après des accents de Beach Boys. " Fields of Gold " (6:28 sur l'album) et son crescendo bien tripant en live. Les interruptions d’une poignée de secondes de " Road to Luna ", qui vous cueillent par surprise pour mieux vous accrocher au redémarrage. Le clavier qui fera diversion sur une cymbale isolée, à contre-temps de la batterie. Le bassiste, un peu plus tard, qui abandonnera son instrument à un autre membre du groupe pour jouer de la baguette. " Colors ", qui fait planer l’assistance; "Birthday Call", excellent, entre musique à frapper dans les mains et pop aérienne. La voix et l’attitude du deuxième chanteur (Lionel ? je parie sur Lionel), qui vous emmène un peu vers Thom Yorke. Les multiples petits instruments qui sortent de partout, du mini xylophone jusqu’à l’accordéon sur le dernier titre (les Belges et leur accordéon !). " This farm will end up in fire ", enfin, dont il faut parler, avec sa petite ritournelle, son goût plutôt années 80 et la voix (d’Antoine ? je parie sur Antoine), presque copie conforme de celle de leur compatriote David, le génial leader du groupe Sharko. Pour une fois que le choix d'un single tient la route quant à la couleur d'un groupe, on applaudit !

Ils s’arrêtent. Grosse frustration : c’était bien trop court ! Les voilà qui se dirigent vers les coulisses, la tête basse ; à peine si certains sourient timidement. C’est long de s’apprivoiser parfois.
Le public de Canal réclame " une autre, une autre ! ". Par chance, il faut refaire 2 titres. " Ca c’est la partie la moins intéressante pour vous, annonce le leader : on va refaire ce qu’on a raté tout à l’heure ". Ben oui c’est ça, on va s’ennuyer ! Comme si, déjà, on avait remarqué qu’ils avaient " raté " quoi que ce soit ! Modestie, modestie. C’est chou. Vraiment.

N’empêche, c’est marrant, mais tout à changé. Dans les gradins ça reste debout cette fois. Un public aussi, c’est timide ; un public aussi, ça a besoin de temps. Eux, en face, parviennent enfin à lever la tête et sourient plus fort. Nous aussi. Voilà, on se connaît un peu à présent. C’est joli. Vraiment joli.

Fin du set, avec une reprise de Neil Young en guitare Folk et Batterie, rien que pour nous : " Pour dire merci ".
Merci aussi, les Girls in Hawai. Très bel album, on va sauter dessus. Et rendez-vous à l’Olympia le 7 mai.
 
http://www.girlsinhawaii.be/
http://www.myspace.com/girlsinhawaii

  

Article publié sur Le-HibOO.com
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Samedi, Janvier 26, 2008

MileStone @ Guinguette Pirate

Qui ne s’est jamais retrouvé sur une péniche à la nuit tombée, encerclé par les lumières de la plus belle ville du monde, ne comprendra pas, peut-être, qu’un tel flash d’émerveillement soit possible…

Nous nous faisons une vraie fête de revoir les MileStone sur scène : ils s’étaient faits rares ces derniers temps, enregistrement d’album oblige. Au stade du mixage, plusieurs labels sont en lice pour la distribution. Parmi eux, xxxxxx (nom effacé sur demande) serait sur les rangs.

Merdasse, plus qu’à gagner au Loto pour concurrencer ceux-là car en vérité, je vous le dis, si demain je deviens riche, je rachète tous leurs contrats et mets l’énoooooooorme paquet de pognon sur la table rien que pour eux !

Milestone – Guinguette Pirate
Fred - Guitare Electrique

En attendant que tout un chacun sache enfin quelles stars ils sont réellement, ces quatre là sont toujours aussi cool, notamment le grand Fred (à la guitare électrique), qui n’a plus rien d’un Yeti avec sa coupe de cheveux toute nette et ses petites lunettes : la classe monsieur Fred, on s’incline ! Ils ne sont pas franchement stressés non plus, alors que Philippe (chant et guitares) avoue pourtant qu’ils n’ont pas eu le temps de répéter beaucoup. Quant à la set-list, « Ah euhh oui au fait, la set-list, il faudrait qu’on la fasse, là » me disent-ils, quelques minutes avant le début du concert ! Génial !!!!

DELBI est une première partie très agréable. Un petit gars en solo (voir http://www.myspace.com/delbimusic) qui se débrouille avec ses pédales d’effet. Joli minois, jolie voix, et jolie performance (du White Folk With Black Groove, annonce t’il sur sa page) : la soirée commence pas mal du tout.

Le Set des MileStone démarre avec « Just A », ce qui semble être un crime de lèse-manageur : « Vous ne pouvez pas me faire ça pour mon anniversaire ! ». Ben si, ils peuvent ! Et ils se marrent en plus ! C’est vrai, le titre est excellent, mais quand on aime, pourquoi se plaindre d’entrer dans le vif du sujet dès le départ ? Passages plus lents, puis guitares et batterie qui s’énervent, avec la voix de Philippe en prime, ce morceau là les installe d’entrée de jeu ! « Back in Town », qui lui succède, a ces accents de Radiohead qui font que l’on voudrait avoir déjà ce fichu album entre les mains ! Des titres plus connus des habitués lui succèdent : « Come as You Are » et « 00’s New’s » ; ce dernier plait particulièrement à ma voisine qui les découvre pour la première fois.

Milestone – Guinguette Pirate
Philippe - Chant, Guitares

Plus tard « Preacher’s Run » me laisse un peu sur ma faim : j’ai le sentiment que les garçons ne sont pas vraiment dedans. Il faut dire que le titre est excellentissime dans sa version studio, et qu’on les attend chaque fois à cette hauteur là. Mais un visionnage de vidéo et une écoute de bande son, pourtant, démentiront de façon formelle ce souvenir mitigé.

alt : http://www.dailymotion.com/swf/x45nf2
Preacher's run - MileStone - Guinguette Pirate

envoyé par Scalplace

La voix de Philippe est magnifique sur « Cash Back », et de façon générale. Le leader est l’atout majeur du groupe, toujours juste, habité par ce qu’il chante, avec un timbre de voix bouleversant, et un rythme qui fait vibrer chaque parcelle de son corps comme s’il était un prolongement de la musique. Quelle claque !

Milestone – Guinguette Pirate
Léonce - Guitare Basse

Le plaisir d’être sur scène est communicatif. Les regards, les sourires  ne trompent pas. Ce groupe là est un vrai groupe et la complicité, évidente. Julien, à la batterie, et dernier arrivé, est à présent parfaitement intégré, ce qui fait plaisir à voir. Alors oui il y a Philippe, mais non, il y a MileStone aussi. Et c’est bon !

Milestone – Guinguette Pirate
Julien - Batterie

La fin du concert nous embarque complètement, avec un enchaînement « Oh Dear » / « United Idiots » qui fait que mon cerveau se barre une fraction de seconde et que je les vois, très nettement, là, sur la scène d’un Bercy, et sans problème encore !


alt : http://www.dailymotion.com/swf/x45o18
United Idiots - MileStone - Guinguette Pirate

envoyé par Scalplace

Cadeau ultime, Tic-Toc joué en rappel alors qu’il ne figurait pas sur la set-list, fait se balancer tout le monde. Irrésistible ! Elle est difficile, et à la guitare, et au chant pour Philippe, qui n’a que peu de pauses lui permettant de reprendre sa respiration. Sauf que ce soir, c’est tellement naturel que personne parmi les non-initiés ne se doutera de la performance ...
So long les MileStone, rendez vous à Bercy donc !



http://www.myspace.com/milestoneweb

Prochains concerts : le 16 février à Chaville (92), le 23 février à l’OPA (Paris)

 NB : Cet article a été publié sur Le-HibOO.com et HexaLive.com
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Dimanche, Décembre 02, 2007

Rufus Wainwright @ Casino de Paris 2007

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J’avais eu pour Rufus Wainwright une courte période de désamour, lors de la sortie de son cinquième album « Release The Star », et une prestation de rodage plutôt moyenne au Trianon en mai dernier. 
Des mois et un fabuleux concert à Londres plus tard, mon enthousiasme était à nouveau intact. Néanmoins, je me sentais suffisamment blasée pour accueillir son Casino de Paris cru 2007 avec détachement, d’autant plus que je l’avais vu deux jours plus tôt à la Maison de la Radio.

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Mais de détachement, il n’en sera pas question une seule seconde. Car le dandy magnifique parvient à me surprendre encore dès son entrée sur scène. Vêtu un costume (pantalon et veste) d’un improbable vert brillant aux motifs qui, de loin, s’apparentent à ceux de la toile de Jouy, son front est ceint d’une couronne de Lauriers et des broches scintillantes couvrent son habit. « C’est Jean-Charles de Castelbajac qui a fait mon incroyable … « suit » ? » annonce t-il dans un irrésistible franglais qui le suivra tout au long de la soirée.



Ses musiciens ne sont pas en reste et portent tous rayures et étoiles, rappel du gigantesque drapeau américain « customisé » (« les rayures représentent les mauvaises choses de l’Amérique, les étoiles ce qu’il y a de bon ») qui sert de décor et illustre le single « Going to a Town » que l’on a pu entendre sur les ondes françaises.

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Hyper généreux comme à son habitude, cet extraordinaire « performer » nous offre un set de près de trente titres incluant ceux du nouvel opus mais aussi de chacun de ses quatre albums précédents et de l’hommage à Judy Garland (sortie française en décembre 2007). Parmi les meilleurs moments, « Not Ready To Love », qui le laisse exprimer ses petits talents d’amuseur-metteur en scène. Ainsi, il se racle la gorge puis lance à la salle : « Oh wait, il faut que tu me dises que vous m’aimez ». « On t’aiiiime » répond l’assistance sans se faire prier une seule seconde. Et Rufus Wainwright de rejeter la tête en arrière et de répliquer d’un air de tragédienne grecque, la main collée au front, la paume tournée vers l’orchestre : « Oh non, je ne peux pas … parceque …I’m not readyyy to luuvvveeee… ».

alt : http://www.youtube.com/v/DeXcG93w1pc&rel=1

Il enchaînera directement avec l’excellent « Slide Show » laquelle, très applaudie, raconte comment il avait été particulièrement vexé de ne pas se retrouver dans l’album photo d’un ami à qui il avait pourtant offert un beau voyage.

alt : http://www.youtube.com/v/EcaTnR9p5oA&rel=1

Ses exceptionnelles performances vocales ont particulièrement libre court sur « Do I Disappoint You », mais aussi sur « Macushla », une vieille berceuse irlandaise qu’il interprète sans micro, ou encore sur la très belle « Nobody’s off the Hook », qu’il présente d’ailleurs après l’entracte, revêtu du costume traditionnel allemand (le fameux Lederhosen), prévenant : « je suis brave, ou stupide, de faire cette chanson ! ». Pas besoin de s’excuser par avance, la performance sera parfaite ; mais curieusement, la France semble avoir une telle place dans le cœur de Rufus Waiwnright qu’il a toujours l’air, à Paris, de craindre d’échouer à un examen.



Il faudra bien un jour qu’il arrête de croire que les français aiment la perfection technique avant tout. Car j’en connais beaucoup que ce seul argument ne suffirait pas à combler. C’est peut-être même au contraire cet affichage de fragilité qui plait, cet acharnement à vouloir convaincre, sa théatralité (ah ! ce final de cabaret en collants noirs et hauts talons), et ses airs de rire de tout (« Liberté, Egalité, Grève ! ») qui, parce qu’ils ne trompent vraiment personne, parviennent finalement à nous toucher profondément et à nous attacher au personnage. Pour de bon.

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Set List : Release The Stars / Going to a town / Sanssousi / Rules & Regulations / Matinee Idol / Cigarettes & Chocolate Milk / Art Teacher / Tiergarten / Leaving For Paris / Between My Legs // ENTRACTE // Consort / Do I Disappoint You / Foggy Day / if Love Were All / Nobody’s Off The Hook / Beautiful Child / Not Ready To Love / Slide Show / Macushla / 14th Street // 1er RAPPEL // I Don’t Know What that Is / Danny Boy / Poses / Complainte de la Butte // 2ème Rappel // Get Happy / Gay Messiah

   
 
  

Audio (et certaines vidéos) :  http://www.savefile.com/projects/808567875

Photos : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157603248816727/

Vidéos : http://www.youtube.com/isa92 sauf la prestation d'Alex pour "Between my Legs" ICI

NB : Cet article a été publié sur Le-HibOO.com
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Lundi, Novembre 19, 2007

Rufus Waiwnright en concert privé FIP - 17.11.2007




Ce samedi 17 novembre était le seul jour de repos de Rufus Wainwright actuellement en tournée européenne, entre deux dates à Bruxelles et à Nantes. Ce devait être un jour "off" pour lui et son "band", ont rappelé les journalistes de FIP, qui n'en revenaient toujours pas d'avoir réussi à mettre en place ce concert privé dans le très bel auditorium (950 places tout de même) Olivier Messiaen de la Maison de la Radio à Paris. Sa dernière performance radiophonique en France remontait à 2003, en Black Session France Inter, où Bernard Lenoir l'avait déjà repéré malgré son extrême confidentialité de l'époque. "On ne se Rufuse rien ce soir sur FIP" annonce donc le journaliste, après une interview de trente bonnes minutes au cours de laquelle on apprend notamment que l'artiste est en phase de monter un cabaret français à Los Angeles.



Lorsqu’il arrive enfin sur scène, à la suite de ses sept musiciens, Rufus Wainwright est accueilli par la standing ovation d'un public heureux de l'aubaine, pour un set de dix-sept titres qui laissera au final l’audience plus enthousiaste encore qu’à son arrivée.
Presque tous les titres de son dernier album "Release The Stars" y passent, ainsi que quelques chansons de ses précédents albums (The Art Teacher, Beautiful Child, 14th Street, Gay Messiah, La Complainte de la Butte et Poses en 2ème rappel improvisé) et une reprise de Judy Garland qui annonce la sortie prochaine du DVD du concert hommage au Carnegie Hall. Pour Paris, il fera également le cadeau d’une toute nouvelle chanson –Zebulon-  laquelle laissera le public sans voix, comme suspendu à ses lèvres.

alt : http://www.youtube.com/v/8KoDxdlyRGQ&rel=1

La radio, néanmoins, ne rend pas totalement hommage à « l’entertainer » incroyable qu’est Rufus Wainwright, notamment en ce qui concerne les chorégraphies ou encore les habits de scène (habituellement extravagants), ce qu’il tient d’ailleurs à préciser : « Maintenant j’aimerais dire aux gens qui entend sur le radio que présentement, moi et le band on est déguisés comme des … euh ... je ne sais pas ... hippopotames … quelque chose comme ça ! (rires) Non, on est complètement normal, on est … décolletés ! Ce soir c’est relax ». Eclats de rire dans la salle, Rufus Wainwright ne manque jamais une occasion d’amuser le public par des petites phrases que collectionnent désormais avec avidité ses fans.



Il est aussi le champion de la mise à nu, connu pour mettre sa vie en chanson sans pudeur et faire de toute personne qui l’écoute, son familier. A la radio il lancera donc un appel à son fiancé (“Cette prochaine chanson –Tiergaten- je l’ai écrite à propos de mon boyfriend Jorn qui écoute en ce moment, sweet Jorn. So Jorn this is for you ! I love You, I miss you !”), se lamentera devant son niveau de français (“I’m such a bad speak frencher. Okay, if i go gold i’ll learn french perfectly ! That’s a deal !”), fera encore et toujours de l’humour (« Maintenant les temps joyeux sont finis, il est temps pour la tristesse, j’adore la tristesse… et elle m’adore (rires). I’m a poet ; j’ai un foulard et tout : j’suis un poète. Et des sabots ! Un poète saboteur. AH AH ! »). Au fil du temps, au fur et à mesure des concerts, Rufus Waiwnright et ses petites phrases deviennent tout simplement « culte ».



Au rang des meilleurs moments, on trouve les deux premiers titres qui sont à eux seuls une jolie présentation de l’artiste, déçu d’un pays qu’il aime comme continuerait d’aimer un amoureux éconduit : Release The Stars et Going to a Town.
Un peu plus tard, Do I disappoint you surprend par son intro rock - probablement une idée de l’excellent Gerry Leonard (David Bowie, Suzanne Vega), à la guitare électrique -, autant qu’il impressionne par les prouesses vocales d’un Rufus se mesurant avec succès à son orchestre de cuivres. Le titre se termine par un tonnerre d’applaudissements. C’est mérité.

 
Louis Schwadron au Cor, CJ Camieri à la trompette

Les premières notes de Slide Show suscitent un accueil comparable, tant le chant est par endroits difficile, tout en contraste avec une fin susurrée (« Do I love you ? Do I love You ? Yes I do … »), et très belle.
14th street laisse à tous les musiciens, s’en allant un par un, un instant de gloire avec leur propre solo, pour finir par un banjo entraînant et très apprécié, suffisamment pour donner l’envie d’un premier rappel majoritairement en piano voix.

 
Cameron Greider au Banjo

L’émotion est palpable. Mais l’homme nous gratifie d’une pirouette originale, et entreprend de chanter La Traviata en attendant que se règlent quelques petits problèmes de son intervenus au début de Gay Messiah (« This is a real show ! »). La technique de nouveau au rendez-vous, l’émotion revient elle aussi; la gorge se noue devant ce thème de l’homosexualité et un messie qui viendra, sûrement, sauver ses pairs de leurs souffrances.



La salle est à nouveau debout, applaudissant à tout rompre, réclamant « une-autre-une-autre » et, alors que l’animatrice insiste pour dire et redire encore qu’il s’agissait bel et bien de la dernière chanson, Rufus Wainwright remonte une ultime fois sur scène pour interpréter celle qui est pour beaucoup sa plus belle chanson : Poses.

 

« Je crois que ce soir, on a toutes ensemble fait quelque chose de très belle. Merci beaucoup, bonsoir » dit Rufus Wainwright.

A vrai dire, c’est nous qui le remercions … 



Toutes les photos sur Flick'r ; d'autres vidéos sur YouTube; de l'audio et des vidéos en téléchargement sur Savefile(abonnez vous au projet pour obtenir les mises à jour)

NB : Cet article a été publié sur Le-HibOO.com
Posted by isa92 at 11:06:27 | Permanent Link | Comments (2) |

Samedi, Octobre 27, 2007

Je suis un HibOO ! Je suis un HibOO !!!




Ben c'est con peut-être hein, mais suis super fière :-))

Allez voir http://www.le-hiboo.com/concerts/mika-yelle-au-zenith-de-paris

Posted by isa92 at 10:14:42 | Permanent Link | Comments (3) |