Festival Fnac Indétendances J4 : Philémon, James Deano, Svinkels et M.A.P.

Soirée « rap festif » pour Paris plage, en ce premier samedi du mois d’août. Avec Philémon, pour le concert d’ouverture de 17h. C’est l’occasion de revenir sur le succès de ces concerts, avec des spectateurs dont l’intérêt croit d’année en année. Cocoon lui-même, programmé à cette même heure l’année dernière (et qui a eu depuis le succès que l’on sait) n’avait pas eu autant d’audience. Et c’est bien la preuve que les festivaliers font désormais toute confiance aux organisateurs. Le « rappeur blond » (rapport à ses dreadlocks) jouera donc devant un public déjà bien présent, ce qui l’impressionne, fait-il remarquer. Revêtu d’un tee-shirt sur lequel est inscrit « le rap, c’était mieux avant », Philémon passe d’un style à l’autre avec aisance : hip hop, soul, funk, zouk, et … pas tellement de rap finalement. Il faut dire qu’il chante ! Même sur les « rares » morceaux « rapés », il ne peut pas s’en empêcher. On ira même jusqu’à s’en faire la remarque : le rap, en somme, ce n’est pas son truc à Philémon !

Philemon @ Paris Plage 2008
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Devant la scène, deux types immenses et colorés répondent aux chorégraphies du groupe avec enthousiasme. Inratables. « Maman, tu peux leur demander s’ils sont célèbres ? », demande Martin, 11 ans, après qu’on a retrouvé les deux même en train de danser à nouveau en backstage. « Mais non mon fils, tout le monde n’est pas célèbre ! ». Sauf que justement, ces deux là officient tous les jours sur Gulli dans l’émission « dance connection ». Autant pour moi.

Dans la série « vu à la télé » - mais pas n'importe laquelle -, James Deano vient de Belgique et s’est déjà fait connaître en France par le biais de l’émission TARATATA. Fils de commissaire, blanc de peau et crâne rasé : méfiez vous des apparences. Sa filiation, c’est un peu son fond de commerce. Il en joue et en surjoue, avec humour, et très bien. Si on peut se demander s’il aura quelque chose à dire dans un deuxième album, on peut toujours commencer par apprécier celui-ci, drôle et très bien écrit, avec un vrai phrasé rap, pour le coup.

James Deano @ Paris Plage 2008
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Changement de ton radical avec Svinkels, qui draine manifestement de nombreux fans. On n’est plus là pour rigoler, les « méchant » sont de retour. Armoires à glace, bières et danses énervées, on pense aux Beasties Boys et en tout cas au rap américain. Les Svinkels ont l’air de très mauvais garçons, c’est entendu. Et c’est tellement bien réussi qu’on en serait presque mal à l’aise.

Svinkels @ Paris Plage 2008
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Retour au « rap festif », à mon sens le seul aujourd’hui qui puisse être qualifié de tel, avec M.A.P., accordéon et très beau violon électrique en tête. A l’instar des « Origines Contrôlées » du week-end précédent, M.A.P. est le groupe engagé de la soirée, et ce n’est pas leur bonne humeur communicative qui les empêchera de surfer sur l’actualité politique et le thème phare de l’année : la régularisation des sans-papiers. Très loin d’être agressif, le groupe fait passer son message dans une ambiance de fête, se montre plus que généreux et tourbillonne sur scène avec force sourires et regards complices.
Alors qu’on était pas forcément emballé à la perspective d’une « soirée rap », on se dit que c’est bien beau, tout de même, d’offrir aux estivants un genre qu’ils ne seraient pas forcément allés écouter d’eux même. On pourrait même se laisser embarquer dans des pensées euphoriques en se disant que malgré la sinistrose ambiante, oser ce genre de programmation et rencontrer un tel succès est la preuve qu’après tout, rien n’est perdu. Ni pour la musique, ni pour la tolérance.

M.A.P. @ Paris Plage 2008
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Chapeau Bas.

Olivier Bas à la Prog : Chapeau Bas !

Après un hommage rendu à chanson, la deuxième soirée de concerts était estampillée " rock ". Lancement des festivités à dix-sept heures avec Demago … qu’on est obligé d’avouer qu’on a raté. Dommage : leur titre " Respirez ", présent sur la compil Fnac Indétendances, nous avait mis l’eau à la bouche. Deux fois dommage même, pour un groupe élu " artiste du mois de juin " sur hexalive.com. Soyez bons de ne pas tirer sur l’ambulance …
Rubin Steiner " est " trois sur scène ce soir (ils sont cinq en formation complète). Il y a Fred au chant et à la guitare, Lionel aux claviers et à la basse, Stéphane à la batterie. Parfois Lionel offre un deuxième chanteur au groupe, avec son large sourire (attention, piège à filles). Parfois aussi, l’énergie du groupe prendrait presque un aspect métal. Toujours, on retrouve les beats et bidouillages électro qui nous projettent sur le dance floor.

Le groupe entre en scène et assurément, certains ne sont pas prêts à sacrifier à la mode converse des rockeurs branchouilles. Christophe, le guitariste, a son pantalon noir rentré dans des Tiags du plus " bel " effet Western, un cuir noir bordé de léopard, et une coupe new wave comme on n'en voit plus. Philippe, le chanteur, est en polo noir à bord blanc et veste à col droit assortie qui lui donne un air de membre du groupe Gold malgré le sacrifice moderne consenti aux Rayban " masque " de l’été. Entre la présentation en demi-teinte d’Olivier Bas ("je leur fais confiance"), et ça, on a un curieux ressenti. Que les premiers instants du set viennent confirmer : les textes (en français) sont à rallonge et sentent la révolte d’ado : ouh, le vilain monde moderne dans lequel tout serait JT … (on pense à la vieille caricature de Florent Pagny version Inconnus "vous êtes vrément … très très méchants"). Le public, s'il ne s'enfuit pas, se raréfie. Tanger a des fans de longue date mais auprès des badauds de Paris Plage, il ne fait pas recette.
Sauf que. Au fil des morceaux, on s'apprivoise. On les écoute ces textes, dont la sonorité tranche nettement avec le consensus généralisé qui dit qu'en dehors de l'anglo-saxon il n'est point de salut. On s'en souvient, qu'avant d'être cynique, on avait été idéaliste et capable de révolte. On la reconnaît, cette musique rock tellement classique qu'on en avait presque oublié à quel point c'était bon, ces grandes envolées de guitare électrique capables de vous plaquer au mur et d’exploser les amplis. Le responsable de ce véritable pied auditif a d’ailleurs tombé la veste pour exposer la nudité d’un torse luisant de sueur sous le soleil, une image de la vierge tatouée sur le cœur (comme on voudrait s’appeler Marie !). Le pied devient visuel, la température est montée d’un cran, au propre comme au figuré. Guitare et sexe baby !
Nina Morato, en rouge et dessous argentés visibles, viendra participer à la fête pour un duo qui sent le vécu (" Parti chercher des cigarettes ") . Plus tard, Philippe se fera plaisir en chantant " j’aime regarder les filles, qui marchent à Paris Plage ".
La nuit tombe peu à peu et accueille 











































Commentaires récents
Bon retour !
C PO BIENTO FINI TOUT CE RAFFUT OUI !!
Tu me manques.
Repose toi !
Trop fort