Mardi, Novembre 11, 2008

Cousine Armelle in Minnie Moskovitz @ Le Pop In


Il y a plusieurs mois de cela, j'étais allée voir le concert de Kiss Me Please, le groupe de Guiguit, au Truskel. Pas de chance, il n'y aurait pas d'autres fois, le bassiste et le batteur n'étant plus dispos pour des raisons qui leur appartiennent.

On en discute avec lui, ma cousine Armelle (au mariage de laquelle j'avais rencontré le Guiguit en question), ses copines Céline et Fanny. Je leur dis : mais pourquoi vous ne feriez pas un groupe tous ensemble ?!!! Belles (le féminin l'emporte ici) comme vous êtes en plus, le succès est assuré.

Je ne croyais pas si bien dire. Car un peu plus tard, Minnie Moskowitz était né (avec une belle de plus).

Pop In bondé, gros succès pour le groupe, notamment pour "Dead Shark" (joué deux fois, du coup !).

Suis fière :-)

Prochain rendez-vous au réservoir le 15 décembre prochain.


Céline (et Tara) by Scalplace


Fanny by Scalplace


Ma cousiiiiiiiiiine (Armelle) by Scalplace


Guiguit by Scalplace

Toutes les photos de Scalplace-Pascal sont ICI 
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Dimanche, Novembre 09, 2008

A Guy In Light + Gush + Fancy @ l’Alhambra

 


© Scalplace - Toutes les photos de A Guy In Ligh et de la soirée  ICI

Triple affiche à l’Alhambra en ce premier jeudi de novembre. A Guy In Light ouvre la soirée en solo. Chevalier blanc, sa tenue – dans laquelle n’importe quel autre se trouverait ridicule - le rend digne de Casablanca, signe de classe absolue s’il en est. En quatre titres entre pop et soul, une voix qui rappelle les plus belles voix noires américaines et un jeu de pédales d’effet à donner le tournis, A Guy In Light parvient à se mettre dans la poche un public qui, pourtant, n’est pas venu pour lui. Plus encore que de présence, c’est de charisme qu’il faut parler ici, pour un artiste tout simplement excellent, notamment sur « life » (« comme j’allais faire la première partie de Fancy, je me suis qu’il fallait que je chante un slow »), dont l’interprétation est particulièrement prenante.



© isatagada - Toutes les photos de GUSH  ICI

Gush prend la suite, pour une salle qui tout à coup se remplit de parisiens-bobo-rockeurs d’âge identique à l’uniforme … uniforme ! Le quatuor, curieux mélange entre MGMT (pour le look de folkeux branchouilles), les Pow Wos (pour les acapella, car les quatre ont une vraie voix) et les Beatles (coupe de cheveux version 2008), laisse essentiellement percer son originalité à travers la personnalité du batteur. Mais celle-ci semble retenue et finalement gâchée au milieu d’une formation bien trop « pro » et sans âme. Malgré les critiques relativement unanimes quant à leurs prestations live et à leur musique en général, un irrésistible ennui s’empare de moi. Las, il parait qu’on est Stones ou Beatles…


© isatagada - Toutes  les photos de FANCY  ICI

Personne, en revanche ne pourrait accuser les Fancy d’être consensuels ou de suivre la mode. Hyper lookés, prétentieux, mégalo. Oui. Et de façon jouissive en plus. Musicalement incorrects, outrageusement généreux, glam-rock jusqu’au bout des chaussures dorées du leader, de l’ambiguïté sexuelle du/de la guitariste, du look de jeune premier du bassiste, ou encore du lancé de baguette du batteur, Fancy ne doit pas être loin du meilleur groupe de scène français du moment. Peu curieux, le public de Gush a disparu, pour laisser la place à l’improbable ensemble qui constitue celui de Fancy. Il y a là des cadres en costard cravate, des papys rockeurs, des punkettes, des jeunes femmes au look sage et d’autres spectateurs d’âges et de styles tellement différents que leur seul point commun doit bien être le sourire heureux qui mange leur visage. Car Jessie-king-of-the-worlds « fait le show », grandiose, à la fois drôle et infiniment sérieux : attention, second voire troisième degré en vue. Le chanteur est inénarrable, avec sa coupe afro, son pantalon moulant noir et or, son perfecto, ses rayban miroir, son collier de chien, et surtout son incroyable voix de diva. Physique, inépuisable, il passe de l’extrémité de la scène à l’autre pour serrer une main, s’appuyer sur une épaule, s’approcher à dix centimètre d’un visage. Il monte sur la grosse caisse (depuis laquelle il ébauche un strip tease : Sex and Rock n Roll babe !), saute en flirtant avec le grand écart facial, mime un défilé militaire…Un véritable festival dont Freddy Mercury lui-même n’aurait pas rougi, mais aussi une occasion de présenter un certain nombre de nouveaux titres. Ces derniers, peut être moins propices à toute cette débauche scénique, gagnent en efficacité. Au final, un concert aussi enthousiasmant que prometteur pour la suite … avec peut être, enfin, une chance pour Fancy de squatter les radios comme il le mériterait ! On en redemande. 

http://www.myspace.com/aguyinlight
http://www.myspace.com/wearegush
http://www.myspace.com/welovefancy
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Lundi, Septembre 29, 2008

Ozark Henry de retour en France !




Dans le registre "isa fan de base", revoilà isa "fan d'Ozak Henry".
Encore un Belge pour lequel il n'est pas question de ne pas être dithyrambique, malgré un début d'histoire d'amour un peu cahotique raconté LA. Vous avez l'impression que je vous déballe ma vie, en fait non. Sinon je n'aurais pas cessé de parler de lui depuis cette rencontre Paris Plage version été 2006. Dans les histoires, ce qui a un intérêt, c'est la tempête du début, pas le quotidien qui s'en suit. Or, des tempêtes, il peut y en avoir des tonnes. Si l'histoire s'arrête là, elle n'aura pas été si forte "after all".
Je n'ai donc pas raconté, pendant ces deux ans qui se sont écoulés, les petits échanges myspaciens où il m'appelait "sister" (pour sa ressemblance frappante avec mon frère Xavier, et une date de naissance partagée), les petits espoirs de le voir revenir, les ébauches de liens (sans suite) avec ce même frère parti mixer en Belgique, les albums achetés, tous ! depuis cette scène parisienne, et puis le temps qui passe, les échanges qui se raréfient, une 1ère partie manquée au café de la danse et les albums, que j'écoute, que je partage, que j'écoute encore et encore.
Enfin, voilà. Deux ans et demi après Paris Plage, le sublime Ozark Henry, avec sa voix reconnaissable entre toutes et ses compositions rares est enfin de retour en FRANCE au Café de la Danse, et en vedette s'il vous plait.

Maestro, count me in !





PS : Ozark Henry devient aussi créateur de mode. Pour voir sa collection : http://designers.jbc.be/index_fr.htm
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Jeudi, Septembre 25, 2008

Blackpool night yesterday !



Toutes les photos sur http://www.flickr.com/isatagada/

C'est une miss taga épuisée mais heureuse qui écrit ces quelques lignes ce matin après une courte nuit de trois heures.

Parce qu'un concert peut décidément vous faire tellement de bien que vous vous en fichez d'être malade, de laisser dans un bar plus d'argent qu'il ne vous en a donné, ou que vous oubliez ce fichu disque pas encore livré ou encore à quel point il peut être décourageant parfois de travailler comme une brute pour s'entendre dire toujours la même chose (envoyez moi un mail, ils chantent en anglais, ils sont trop nombreux).

Certains jours, des choses chouettes arrivent aussi. Une première interview, un débarquement marrant chez Naïve, trois radios qui viennent vous voir,  un photographe, une proposition (le groupe devient "bankable"), enfin des choses qui montrent qu'on avance, réellement.

Mais le plus beau finalement, ce qui éclipse tout le reste, ce sont les amis qui viennent, le moment partagé, les corps qui dansent, les sourires, et la musique enfin, le concert en lui même, le plaisir donné et reçu, l'enthousiasme, les gens qui oublient tout et qui s'amusent, loin du quotidien !

J'ai une telle pêche après un concert de mes Blackpool que ça me redonne un coup de fouet énorme. Oui je sais, tout de suite les grands mots, bon, on ne me changera pas, mais tout ça me rend vraiment heureuse.

Merci à eux cinq (je vous aime), merci à Christina, Muriel, Laure, Eve et Clémence, Aude, la troupe de "Baroufe à Chioggia", Jérémie, Jean-Pierre, François, Yoann notre super "cover-art-guy" et ses Big Money Makers Luc et Emilien (le groupe est en concert au Gibus ce vendredi, allez-y !), à mon Gil dont je suis méga super hyper fière (a Guy in Light est désormais en playslist sur le Mouv', première diffusion hier), Jon Norris (à voir en live absolument), et tous les "Blackpool friendly".

Vivement la JAVA le mois prochain.
J'espère que vous viendrez (ou reviendrez) tous :-)
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PS : commentaire de Christina sur la page myspace de Blackpool programmateur du Backstage @ O'Sullivans :
"J'ai juste adoré votre set hier soir, Yann aussi et je pense qu'on est pas les seuls!!!!! C'est parti en mode dance floor sur la fin, c'etait juste énorme!!!
WE WANT BLACKPOOL!!!!
YEAH!!!

Et bon courage pour aujourd'hui...
Merci a vous et merci a Isa!!!
@ vite
Le Backstage

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Dimanche, Août 03, 2008

Festival Fnac Indétendances J4 : Philémon, James Deano, Svinkels et M.A.P.




Soirée « rap festif » pour Paris plage, en ce premier samedi du mois d’août. Avec Philémon, pour le concert d’ouverture de 17h. C’est l’occasion de revenir sur le succès de ces concerts, avec des spectateurs dont l’intérêt croit d’année en année. Cocoon lui-même, programmé à cette même heure l’année dernière (et qui a eu depuis le succès que l’on sait) n’avait pas eu autant d’audience. Et c’est bien la preuve que les festivaliers font désormais toute confiance aux organisateurs. Le « rappeur blond » (rapport à ses dreadlocks) jouera donc devant un public déjà bien présent, ce qui l’impressionne, fait-il remarquer. Revêtu d’un tee-shirt sur lequel est inscrit « le rap, c’était mieux avant », Philémon passe d’un style à l’autre avec aisance : hip hop, soul, funk, zouk, et … pas tellement de rap finalement. Il faut dire qu’il chante ! Même sur les « rares » morceaux « rapés », il ne peut pas s’en empêcher. On ira même jusqu’à s’en faire la remarque : le rap, en somme, ce n’est pas son truc à Philémon !



Philemon @ Paris Plage 2008
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606519985710/
 

Devant la scène, deux types immenses et colorés répondent aux chorégraphies du groupe avec enthousiasme. Inratables. « Maman, tu peux leur demander s’ils sont célèbres ? », demande Martin, 11 ans, après qu’on a retrouvé les deux même en train de danser à nouveau en backstage. « Mais non mon fils, tout le monde n’est pas célèbre ! ». Sauf que justement, ces deux là officient tous les jours sur Gulli dans l’émission « dance connection ». Autant pour moi.



 


Dans la série « vu à la télé » - mais pas n'importe laquelle -, James Deano vient de Belgique et s’est déjà fait connaître en France par le biais de l’émission TARATATA. Fils de commissaire, blanc de peau et crâne rasé : méfiez vous des apparences. Sa filiation, c’est un peu son fond de commerce. Il en joue et en surjoue, avec humour, et très bien. Si on peut se demander s’il aura quelque chose à dire dans un deuxième album, on peut toujours commencer par apprécier celui-ci, drôle et très bien écrit, avec un vrai phrasé rap, pour le coup.



James Deano @ Paris Plage 2008
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606523736847/


Changement de ton radical avec Svinkels, qui draine manifestement de nombreux fans. On n’est plus là pour rigoler, les « méchant » sont de retour. Armoires à glace, bières et danses énervées, on pense aux Beasties Boys et en tout cas au rap américain. Les Svinkels ont l’air de très mauvais garçons, c’est entendu. Et c’est tellement bien réussi qu’on en serait presque mal à l’aise.


Svinkels @ Paris Plage 2008
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606524185007/
 


Retour au « rap festif », à mon sens le seul aujourd’hui qui puisse être qualifié de tel, avec M.A.P., accordéon et très beau violon électrique en tête. A l’instar des « Origines Contrôlées » du week-end précédent, M.A.P. est le groupe engagé de la soirée, et ce n’est pas leur bonne humeur communicative qui les empêchera de surfer sur l’actualité politique et le thème phare de l’année : la régularisation des sans-papiers. Très loin d’être agressif, le groupe fait passer son message dans une ambiance de fête, se montre plus que généreux et tourbillonne sur scène avec force sourires et regards complices.


Alors qu’on était pas forcément emballé à la perspective d’une « soirée rap », on se dit que c’est bien beau, tout de même, d’offrir aux estivants un genre qu’ils ne seraient pas forcément allés écouter d’eux même. On pourrait même se laisser embarquer dans des pensées euphoriques en se disant que malgré la sinistrose ambiante, oser ce genre de programmation et rencontrer un tel succès est la preuve qu’après tout, rien n’est perdu. Ni pour la musique, ni pour la tolérance.

M.A.P. @ Paris Plage 2008
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606525169529/


Chapeau Bas.


Olivier Bas à la Prog : Chapeau Bas !

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Mercredi, Juillet 30, 2008

Festival Fnac Indétendances J2 ! Rubin Steiner, Tanger et The Bellrays




Après un hommage rendu à chanson, la deuxième soirée de concerts était estampillée " rock ". Lancement des festivités à dix-sept heures avec Demago … qu’on est obligé d’avouer qu’on a raté. Dommage : leur titre " Respirez ", présent sur la compil Fnac Indétendances, nous avait mis l’eau à la bouche. Deux fois dommage même, pour un groupe élu " artiste du mois de juin " sur hexalive.com. Soyez bons de ne pas tirer sur l’ambulance …





Rubin Steiner va nous faire oublier bien vite notre mauvaise humeur. " Ca fait longtemps qu’on se tournait autour, annonce Olivier Bas, on a attendu pour les programmer, on voulait surtout que ce soit le bon moment pour eux ". Le groupe en serait-il à un tournant ? Il semble que oui, avec ce troisième album " Weirds hits, two covers and a love song " (traduisez " des tubes bizarres, deux reprises et une chanson d’amour "), qui fait glisser le son électro du groupe vers des sonorités plus " rock " avec l’arrivée d’instruments live et le chant.
Rubin Steiner " est " trois sur scène ce soir (ils sont cinq en formation complète). Il y a Fred au chant et à la guitare, Lionel aux claviers et à la basse, Stéphane à la batterie. Parfois Lionel offre un deuxième chanteur au groupe, avec son large sourire (attention, piège à filles). Parfois aussi, l’énergie du groupe prendrait presque un aspect métal. Toujours, on retrouve les beats et bidouillages électro qui nous projettent sur le dance floor.
Dans le public, les fans ont visiblement répondu présents et connaissent certains titres par cœur. Comme c’est excellent, les non-fans leurs emboîtent volontiers le pas et reprennent à leur tour les " Oh oh oh … " d’ " Another Record ". Au passage, le front man fait de la pub pour les disques en général et les vinyles en particulier (" je ne sais pas si je suis devenu vieux, mais j’aime toujours ces objets "). La présentation FNAC fait mouche en mentionnant un mariage entre Nirvana et Happy Mondays, c’est vous dire à quel point le mélange est enthousiasmant. Pari réussi du côté du public qui adhère complètement. Quant au groupe lui-même, il est manifestement aux anges comme en atteste le " message subliminal sur l’ampli guitare " ; on peut en effet y lire : " TOTAL HEAVEN ". Après avoir dansé des deux pieds, on applaudi des deux mains : c’est du 100% pour tout le monde. Gros succès.


Rubin Steiner @ Paris Plage 2008
L'album entier : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606439426108/

Rubin Steiner en vidéo :

alt : http://www.youtube.com/v/JYUTPJ9q15M&hl=en&fs=1






Petit tour en backstage pendant le changement de plateau. Il n’y a pas le tiers du monde de la veille, et le staff est venu avec ses enfants (il n’est jamais trop tôt pour commencer !). On circule aussi bien dehors où les gens sont partis faire un tour avant le groupe suivant.






A l’heure dite, on commence par une présentation de Tanger qui laisse deviner une longue histoire : " Avant, ils étaient " ailleurs " ; maintenant qu’ils sont sur un label indépendants, on peut enfin les programmer. J’espère que vous les aimerez. Je leur fais confiance. "
Le groupe entre en scène et assurément, certains ne sont pas prêts à sacrifier à la mode converse des rockeurs branchouilles. Christophe, le guitariste, a son pantalon noir rentré dans des Tiags du plus " bel " effet Western, un cuir noir bordé de léopard, et une coupe new wave comme on n'en voit plus. Philippe, le chanteur, est en polo noir à bord blanc et veste à col droit assortie qui lui donne un air de membre du groupe Gold malgré le sacrifice moderne consenti aux Rayban " masque " de l’été. Entre la présentation en demi-teinte d’Olivier Bas ("je leur fais confiance"), et ça, on a un curieux ressenti. Que les premiers instants du set viennent confirmer : les textes (en français) sont à rallonge et sentent la révolte d’ado : ouh, le vilain monde moderne dans lequel tout serait JT … (on pense à la vieille caricature de Florent Pagny version Inconnus "vous êtes vrément … très très méchants"). Le public, s'il ne s'enfuit pas, se raréfie. Tanger a des fans de longue date mais auprès des badauds de Paris Plage, il ne fait pas recette.

Sauf que. Au fil des morceaux, on s'apprivoise. On les écoute ces textes, dont la sonorité tranche nettement avec le consensus généralisé qui dit qu'en dehors de l'anglo-saxon il n'est point de salut. On s'en souvient, qu'avant d'être cynique, on avait été idéaliste et capable de révolte. On la reconnaît, cette musique rock tellement classique qu'on en avait presque oublié à quel point c'était bon, ces grandes envolées de guitare électrique capables de vous plaquer au mur et d’exploser les amplis. Le responsable de ce véritable pied auditif a d’ailleurs tombé la veste pour exposer la nudité d’un torse luisant de sueur sous le soleil, une image de la vierge tatouée sur le cœur (comme on voudrait s’appeler Marie !). Le pied devient visuel, la température est montée d’un cran, au propre comme au figuré. Guitare et sexe baby !

Nina Morato, en rouge et dessous argentés visibles, viendra participer à la fête pour un duo qui sent le vécu (" Parti chercher des cigarettes ") . Plus tard, Philippe se fera plaisir en chantant " j’aime regarder les filles, qui marchent à Paris Plage ".
Finalement, on ne sait plus quoi en penser, des Tanger. Sont ils dépassés ou survivants d’une époque " rock français " à la Téléphone engloutie dans la mondialisation ? N’auraient-ils pas raison, face aux soit-disant groupes " décalés " tous engouffrés dans le même tunnel, d’être au delà des modes ?
Quelque soit la réponse, forcément personnelle, le guitariste Christophe Van Huffel restera la grosse claque de la soirée. Et ce n’est pas un autre Christophe, l’homme d’ " Aline " et des " Mots Bleus ", qui l’a choisi pour réaliser son nouvel album, qui dira le contraire.


Tanger @ Paris Plage 2008
Toutes les photos : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606443727747/

On retourne en backstage pour en ressortir aussi sec, mouchée par une accompagnatrice de monsieur super sexy (mais siii, le Christophe !) qui me dira, du haut de son mètre quatre-vingt et avec le mépris caractéristique de ceux qui savent qu’ils ont la meilleure place, après un appareil photo dégainé trop tardivement : " on est pro ou on ne l’est pas ". Entre filles, pas de quartiers.

Tanger en vidéo :

alt : http://www.youtube.com/v/GVEUByO6UaI
mention spéciale pour la ligne de basse / clin d'oeil

La nuit tombe peu à peu et accueille The Bellrays, très attendus. Depuis leur premier album en 1993, les américains ont acquis une solide réputation scénique et affirmé leur identité. Groupe hybride, ces quatre là ont refusé de choisir entre hard rock et soul, emmenés par une chanteuse noire incroyable, sorte de sosie de Tina Turner (en non décoloré). L’énergie dégagée est monstrueuse, la voix de Lisa, immense, quant au public, il est aux anges. On passe d’un style à l’autre, d’un rythme à l’autre sans jamais se lasser et se diriger, en guise de bouquet final, vers le clou du concert : une reprise de " Highway to Hell " jouissive à laquelle participera notamment notre présentateur en chef.


The Bellrays @ Paris Plage 2008
Toutes les photos : http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606440311256/

The Bellrays en vidéo, "Highway to hell" cover

alt : http://www.youtube.com/v/E1IRjkz9jN0

Le bonheur à Paris Plage, si je veux. Même l’orage d’été aura patienté jusqu’à la fin des festivités.

Cet article a été publié sur Hexalive.com

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Dimanche, Juillet 27, 2008

Festival Fnac Indétendances J1 part 2 ! Loïc Lantoine, Les Wriggles, Anis, Jehro et Origines Controlées


La suite ...


Samira & Olivier à la prog du Festival

Loïc Lantoine, jean et tee-shirt sans forme, a l’air du bon copain qui débarque à l’improviste. Rescapé des modes, il a dans sa musette des chansons à texte comme aurait pu chanter un Brel hier, un Miossec aujourd’hui. Sa voix rocailleuse est accompagnée d’une contrebasse mais aussi, suite à une rencontre de dernière minute dans les loges, d’un ami accordéoniste. Après deux ans de tournée, Loïc Lantoine est toujours heureux d’aller à la rencontre des gens, parce que « les spectacles sont faits pour tout le monde et pas seulement pour les abonnés à Télérama ».


Loïc Lantoine @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606421821866/

Les Wriggles ne sont plus que trois, mais ils n’ont rien perdu de leur mordant. Leur succès s’est construit dans les salles de concert qu’ils ont écumées, inlassablement, avec leur énergie débordante, leur humour et leur sens de la satire. Car malgré leur costume rouge, les Wriggles, à l’instar d’autres clowns, sont les champions du pamphlet … Et les maisons de disques en font les frais !


Les Wriggle @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606438583962/

Anis, depuis la première édition du festival, a fait du chemin. Il est loin le temps de l’autoproduction : son premier album a été disque d’or, le deuxième est prévu pour la rentrée et entre les deux, Anis a su enthousiasmer un public qu’il parvient systématiquement à mettre dans sa poche. Il fait presque nuit désormais, et l’ambiance s’est faite plus chaude. Dans les allées de Paris Plage, noires de monde, on a désormais bien du mal à circuler. Le timing est idéal pour son ska, « entre rockabilly et Madness ». La foule reprend en chœur ses « Wéééé Ohhhhh » et ses « Sticklidididlidi… » et scande « une autre, une autre » pour le voir revenir sur un a capela façon crooner.


Anis @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606426337549/

La pluie qui accueille Jehro fait me réfugier derrière la scène. Non moins de sept cent personnes sont entassées là pour cette soirée anniversaire. A l’heure du champagne, la musique de Jehro, qui n’a pas choisi entre Reggae et chanson, couplée à la chaleur et à la pluie, créent une atmosphère tropicale. Ca sent bon les îles, l’insouciance et la fête. Carton plein avec une preuve absolue : même en backstage on danse !


Jehro @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606442444889/

Origines Contrôlées clôture le bal dans une bonne humeur générale malgré le sérieux de ce qu’ils défendent. Après Zebda, 100% Collègue ou Motivés, cette nouvelle aventure de Mouss et Hakim nous offre les chansons algériennes qui ont bercé leur enfance (« celle-là, c’était la chanson préférée de notre père, je peux vous dire qu’on en a mangé ! »). Hakim met en avant son tee-shirt marqué du slogan « sans-papiers : régularisez », mais chez eux, l’engagement est populaire et heureux, à l’extrême inverse de l’agressivité. C’est avec leur musique et leur sourire éclaté qu’ils savent convaincre à coup sûr, faire danser les foules et taper dans les mains. « Vous la voulez la chanson, ou vous la voulez pas ? » Et le public de hurler sa joie plus fort encore pour réclamer. Le rythme s’est emparé des quais et l’on voit même apparaître un slameur au milieu des mouvements de hanche. La tribu Feloche est venue tout devant pour danser, incapable de résister au tourbillon festif de cette fin de soirée. Cette musique là est communication et générosité, décidément très loin des frontières …


Origines Contrôlées @ Paris Plage 2008 - © Pascal B. http://www.myspace.com/scalplace
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606439149518/

« Qu’est-ce que c’est, être artiste en 2008 ? » a demandé inlassablement Olivier Bas, programmateur en chef, à ceux qui se sont succédé sur cette « Scène en Seine ». Bien au-delà des réponses des uns et des autres, on retiendra cette diversité qui donne le tournis, cette palette de couleurs, de caractères bien trempés, de cultures et de sons. La « chanson » made in Fnac Indétendances, c’est une chanson « made in FranceS », si enthousiaste, déterminée et riche que malgré la morosité ambiante, on n’est pas prêt de l’enterrer demain !



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Samedi, Juillet 26, 2008

Festival Fnac Indétendances J1 part 1 ! Feloche, K, Barbara Carlotti, Daguerre et Claire Diterzi



Retour de Paris Plage où le Festival Fnac Indétendances fêtait son cinquième anniversaire hier soir. « Festival », le mot est de circonstance, avec pas moins de dix artistes en ouverture de cette édition 2008, sous l’étiquette « Chanson ». Etiquette mon cul (comme dirait ...). Pied de nez, plutôt, à ceux qui essaieraient de faire entrer les artistes dans des cases.


Ambiances @ Paris Plage 2008 - © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606403454115/

Et ça commence fort, avec mon coup de cœur absolu de la soirée. J’ai nommé Feloche et sa bande. Il y a là Léa Bulle, déjà repérée autour de –M-, qui s’en donne à cœur joie avec une multitude d’instruments exotiques (une mini trompette violette, ton sur ton avec sa coiffure aux tortillons fushia, un harmonica, un clavier, un accordéon et autres « odd stuff », voir le myspace). Il y a aussi Christophe Malherbe, à la contrebasse. Il y a surtout Feloche, extra-terrestre lumineux et habité, à la mandoline (« j’avais le sentiment qu’à la guitare, tout avait déjà été fait, la mandoline, ça a été instinctif »), au bonheur bordélique et au chant. Sourcils relevés, yeux écarquillés, sourire généreux, Feloche est de ceux qui vous embarquent au Paradis Originel, où tout est innocence et fête. Pour la musique, elle vient du Bayou Urbain, cette « vue poétique » qui fait cohabiter chanson, rap, jazz, folk et électro, instruments anciens et samples, quelque part entre Dionysos et Alain Bashung. C’est rythmé, c’est frais, on est emballé, et le public, déjà nombreux à cette heure, aussi. Découverte du printemps de Bourges, Feloche vient de signer avec le label Ya Basta et quittera son statut d’artiste Autoproduit pour la réalisation d’un album qui devrait voir le jour en 2009.


Feloche @ Paris Plage 2008 - © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606400052218/

K, qui lui succède, est le beau gosse de la soirée. Venu de Suisse, il a le physique d’un Raphaël et la voix parfois proche d’un Calogéro. Ses références à lui oscillent pourtant entre Balavoine et Brel, Noir Désir et Mano Solo. Ses textes le racontent et nous livrent un personnage amoureux d’un monde en couleur où selon lui « les idées devraient venir d’en bas ».


K @ Paris Plage 2008 - © isatagada
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606400138530/


Après la prestation de Barbara Carlotti, on a envie de s’incliner. Respect absolu, et sentiment d’avoir sous les yeux (et les oreilles) ce qui se situerait entre de la grande chanson ou de l’immense variété, dans son acceptation la plus noble, en tout cas une artiste française digne de succéder à une Edith Piaf ou une Barbara, pour la dimension. Pour autant la blonde Barbara est résolument indépendante et moderne et propose, outre une voix langoureuse et grave, presque masculine, des chorégraphies joyeuses et débridées pour une musique « exigeante » à la manière d’un Bertrand Belin. « J’ai réalisé mon rêve, chanter à Paris Plage » dit-elle en riant. Elle est sincère : on l’a vue dans le public les années précédentes.


Barbara Carlotti @ Paris Plage 2008 - © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606405582971/

Daguerre et son physique de baroudeur est aux antipodes de cette chanson là. Ancien des « Veilleurs de nuit », fait-il de la chanson, ou fait-il du rock, lui demande Olivier Bas ? « Je fais de la chanson-rock » répond t-il avec assurance. Amoureux des textes de Léo Ferré (« son écriture est tellement actuelle »), la musique reste rock en effet, avec sur scène un seul bassiste pour accompagner sa guitare. Daguerre a l’émotion a fleur de peau, tellement que Cali est allé jusqu’à créer un label juste pour lui. « Avec la crise du marché du disque, le parrainage revient » affirme t’il.


Daguerre @ Paris Plage 2008 - © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606402490872/


On saute du coq à l’âne, ou plutôt à la vache, si on en juge par la robe de Claire Diterzi. Sa folie décomplexée est autant auditive que visuelle, et en ces temps de dépouillement scénique, la débauche est savoureuse. « Vous avez vu le spectacle dans sa version minimale, explique t-elle néanmoins, il faudra venir aux folies Bergères » ! Avec des chansons toutes écrites à partir d’une sculpture ou d’une peinture, Claire Diterzi a à cœur de prouver que la culture peut aussi être festive et doit en tout cas rester intègre, même si « en ce moment, c’est la merde, et Fuck la Star Académy ».


Claire Diterzi @ Paris Plage 2008 - © isatagada 
http://www.flickr.com/photos/isatagada/sets/72157606403217714/


Nous voilà à la moitié de la soirée, et je vous raconte la suite demain, il faut que j’y retourne !!! D'ici là je vous laisse en compagnie de Feloche, et son "Qu'on te Maraboute"

alt : http://www.youtube.com/v/iZKJMNKQrAw&hl=en&fs=1

Cet article a été publié sur Hexalive.com

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Posted by isa92 at 17:16:00 | Permanent Link | Comments (1) |

Vendredi, Juillet 25, 2008

Festival Fnac Indétendances - Soirée d'ouverture


Dans le cadre de Paris Plage, à l'instar des années précédentes, des concerts gratuits auront lieu tous les vendredi et samedi à partir de 17h entre le pont Marie et le pont de Sully.


Place ce soir à la chanson française pour la soirée d'ouverture du festival FNAC Indétendances qui fête là ses 5 ans d'existence, avec au menu :

17h : Féloche
17h50 : K 
18h40 : Barbara Carlotti
19h30 : Daguerre
20h05 : Claire Diterzi
20h35 : Loïc Lantoine
21h10 : Les Wriggles
22h : Anis
22h30 : Jehro
23h : Origines contrôlées


Demain samedi, place au rock :

17h : Demago
18h10 : Rubin Steiner
19h20 : Tanger
20h40 : The BellRays

Toute la prog à télécharger ICI, et d'autres infos sur le blog du festival.

Posted by isa92 at 11:15:25 | Permanent Link | Comments (0) |

Mardi, Juillet 15, 2008

Vous reprendrez bien un peu d'Efterklang ?

Compte tenu du potentiel du groupe, je ne pouvais décemment pas rester sur mes rares phrases d'hier. Merci donc de "bien vouloir trouver ci-joint" une véritable chronique !

On peut avoir pour habitude de fuir à la fois les bals du 14 juillet et les concerts à Bastille, et changer d’avis lors de circonstances exceptionnelles.

La circonstance en question eu pour nom Efterklang, ajouté sur mySpace par un ami pour d’obscures raisons dont il ne s’est pas souvenu, peut être un lien avec Sigur Ros. Un bulletin pour annoncer son passage en France (le groupe nous vient du Danemark), quelques écoutes intensives plus que convaincantes et l’insistance de l’ami en question fit le reste.

Bastille donc, vingt heures quinze, et Nicolas Ullmann fait son apparition en maître de cérémonie, déguisé en Sébastien Tellier (bluffant). Efterklang est programmé en tout début de soirée, ce qui autorise un positionnement au premier rang, la foule n’étant pas franchement dense à cette heure.

Débarquement folklorique du groupe, huit musiciens vêtus de blanc portant la cape, hormis pour la seule représente de la gent féminine (ravissante), en robe rose boutonnée jusqu’au trognon façon petite maison dans la prairie et collant rouge (pas) assorti. Le style capillaire général ne laisse aucun doute quant à l’origine géographique de la formation, nordique jusqu’au bout des moustaches ou à la coupe new-wave échappée des années quatre-vingt du leader.

Il y a là des cuivres, un peu de programmation, un clavier, des percussions et des cymbales superbement maltraitées, un violon, une basse, une guitare, et une batterie complète au fond. D’autres objets moins traditionnels font office d’instrument, par exemple les piliers en métal de la structure scène.

Compte tenu de la configuration du groupe, on s’attend au joyeux bordel de l’ensemble. Sauf qu’on ne relève pas de cacophonie. A l’inverse, on goûte le délire d’une musique inspirée, plutôt plus fraîche qu’un Arcade Fire (auquel il arrive d’être un peu lourd). Avec des musiciens convaincus et convainquants, avec surtout des montées en puissance comme on les aime, de celles qui font décoller. Et un joli goût de Sufjan Stevens, parfois ...

Le sourire est sur tous les visages, et la distribution du poster aux couleurs acidulées par les artistes eux même finira de conquérir le public. L’affiche dit que l’album " Parade " est disponible " now ". Je m’en vais donc de ce pas écouter ce qui me semble être un joli chef d’œuvre, et vous enjoins poliment mais fermement à faire de même.


Mirador
alt : http://www.youtube.com/v/vSKIl-NeZeE&hl=en&fs=1

Caravan (TRES Sufjan Stevens celle-là)
alt : http://www.youtube.com/v/ZSuyqxjN7YA&hl=en&fs=1
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Posted by isa92 at 14:56:04 | Permanent Link | Comments (0) |
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